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Physique des systèmes complexes
confirmé par des observations en microscopie électronique sur des lames minces
soumises à des déformations.
3.2.5. Les plans de glissement
Les plans de glissement d'une dislocation sont tous les plans qui contiennent la
ligne de dislocation ainsi que le vecteur de Bürgers. De ce fait, ils correspondent
nécessairement aux plans atomiques les plus denses. Pour une dislocation coin, ils
sont uniques. Pour une dislocation vis, tous les plans cristallins contenant le vecteur de Bürgers sont des plans de glissement possibles.
Après un essai de déformation plastique, il est possible d'observer, en microscopie électronique, les dislocations résiduelles : celles qui ne sont pas encore sorties
du cristal après avoir été émises par le processus de multiplication de Franck et
Read. Lorsque l'expérience de déformation plastique a été effectuée à suffisamment basse température, on constate fréquemment que les dislocations résiduelles
possèdent généralement des lignes correspondant à des directions cristallographiques particulières. Pour expliquer ces observations, on suppose que les lignes de
dislocations adoptent des orientations qui minimisent leur énergie de ligne et l'on
suppose que deux lignes de dislocations parallèles possibles situées dans deux
vallées de Peierls sont séparées par une colline d'énergie comme le montre la
figure 23.
Figure 23. Les vallées de Peierls.
Par exemple, dans la structure diamant ainsi que dans la structure sphalérite les
lignes de dislocation sont allongées dans les directions du type (i,î,o). Puisque
ces directions correspondent également à celles des vecteurs de Bürgers, il existe
de ce fait deux types privilégiés de dislocations : les dislocations « 60° » dont la
ligne et le vecteur de Bürgers font un angle de 60° et les dislocations « vis ». Dans
ces structures cristallographiques, les boucles de dislocations sont de forme hexagonale.
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