Grandeurs et unités fondamentales de la dosimétrie externe
13
Cette grandeur est non stochastique et appropriée à un contexte macroscopique. Son unité reste le Gy puisque homogène à des J·kg
–1
. À l’instar de la
dose absorbée calculée avec (1.10), on accède à la grandeur ponctuelle du
« kerma » en faisant tendre la masse m vers une quantité négligeable (1.17).
tr
0
d
lim
d
m
E
K
K
m
→
=
=
(1.17)
Comme pour la dose absorbée, on définit également un « débit de kerma »
selon l’expression (1.18).
d
d
K
K
t
=
&
(1.18)
Son unité est la même que celle du débit de dose absorbée, le Gy·s
–1
. Pour
illustrer la distinction conceptuelle entre les grandeurs dosimétriques fondamentales que sont le kerma et la dose absorbée, Troesh et Choudens [4] proposent un dénombrement des énergies transférées et communiquées à partir
d’une application schématique proposée à la figure 1.7.
γ
γ
γ
γ
'
γ
'
γ
'
γ
eE2
E'2
eγ '
γ
m
Δ
E1
γ
E3
Figure 1.7 – Schématisation de la distinction entre dose absorbée et du kerma dans un
volume élémentaire, [4]. © Technique et Documentation, 1997.
On considère un élément infinitésimal de masse m. Pour le cas proposé
dans cette figure, l’ensemble des énergies cinétiques des particules chargées
secondaires – les électrons – transférées par les rayonnements photoniques,
c’est-à-dire le terme Etr du kerma vaut : Etr = E1 + E2. Par contre, l’énergie
communiquée dans m, ε permettant d’accéder au calcul de la dose absorbée
vaut : ε = E1 + E’2 + E3. Il vient finalement Etr Ea et par conséquent pour un
même élément de masse élémentaire m : D K. Toutefois, nous montrerons au
chapitre 2 que moyennant certaines conditions et hypothèses (équilibre des
particules chargées secondaires mises en mouvement), l’équivalence entre kerma et dose absorbée pour les rayonnements indirectement ionisants est possible . Enfin, ajoutons que le kerma est une grandeur systématiquement mesurable, alors que la dose absorbée ne l’est que sous certaines conditions.
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Cette grandeur est non stochastique et appropriée à un contexte macroscopique. Son unité reste le Gy puisque homogène à des J·kg
–1
. À l’instar de la
dose absorbée calculée avec (1.10), on accède à la grandeur ponctuelle du
« kerma » en faisant tendre la masse m vers une quantité négligeable (1.17).
tr
0
d
lim
d
m
E
K
K
m
→
=
=
(1.17)
Comme pour la dose absorbée, on définit également un « débit de kerma »
selon l’expression (1.18).
d
d
K
K
t
=
&
(1.18)
Son unité est la même que celle du débit de dose absorbée, le Gy·s
–1
. Pour
illustrer la distinction conceptuelle entre les grandeurs dosimétriques fondamentales que sont le kerma et la dose absorbée, Troesh et Choudens [4] proposent un dénombrement des énergies transférées et communiquées à partir
d’une application schématique proposée à la figure 1.7.
γ
γ
γ
γ
'
γ
'
γ
'
γ
eE2
E'2
eγ '
γ
m
Δ
E1
γ
E3
Figure 1.7 – Schématisation de la distinction entre dose absorbée et du kerma dans un
volume élémentaire, [4]. © Technique et Documentation, 1997.
On considère un élément infinitésimal de masse m. Pour le cas proposé
dans cette figure, l’ensemble des énergies cinétiques des particules chargées
secondaires – les électrons – transférées par les rayonnements photoniques,
c’est-à-dire le terme Etr du kerma vaut : Etr = E1 + E2. Par contre, l’énergie
communiquée dans m, ε permettant d’accéder au calcul de la dose absorbée
vaut : ε = E1 + E’2 + E3. Il vient finalement Etr Ea et par conséquent pour un
même élément de masse élémentaire m : D K. Toutefois, nous montrerons au
chapitre 2 que moyennant certaines conditions et hypothèses (équilibre des
particules chargées secondaires mises en mouvement), l’équivalence entre kerma et dose absorbée pour les rayonnements indirectement ionisants est possible . Enfin, ajoutons que le kerma est une grandeur systématiquement mesurable, alors que la dose absorbée ne l’est que sous certaines conditions.
