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Physique appliquée à l’exposition externe : dosimétrie et radioprotection
l’équivalent de dose en fonction de l’énergie. Ce cas de figure, nous le verrons,
bien qu’existant, reste marginal. Une variante de cette « réponse en énergie »
consiste à considérer l’écart entre la réponse du dosimètre à l’énergie
d’étalonnage E0 vis-à-vis de la réponse à une énergie donnée E quelconque.
( )
( )
( )
0
R E
R E
R E
′
=
Les normes CEI (Commission électrotechnique internationale) et ISO recommandent des niveaux d’écart acceptables selon le type de rayonnement et
la gamme d’énergie pour les dosimètres individuels (e.g. la norme CEI 1525 [8]
fixe une tolérance pour les dosimètres électroniques sensibles aux photons de
±30 % par rapport à la réponse du
137
Cs, pour une gamme d’énergie de photons
comprise entre 50 keV et 1,5 MeV).
De même, la « réponse angulaire » du dosimètre individuel qui traduit
l’écart de la réponse pour un angle d’incidence α = 0, par rapport à un angle
d’incidence α quelconque, doit être prise en compte.
( )
( )
(
)
0
R
R
R
α
′ α =
α =
Dans le cas de la dosimétrie d’ambiance, pour la mesure de H*(10) pour laquelle nous avons ci-dessus largement décrit la procédure d’étalonnage, la réponse doit être « isotrope », ce qui signifie une réponse identique quel que soit
l’angle d’incidence du rayonnement. Le quotient ci-dessus vaut alors idéalement 1. Des normes fixent également pour ces quotients les écarts tolérés vis-àvis de la réponse idéale (e.g. entre 0 et 30° ±20 % par rapport à la réponse du
137
Cs à 0°).
En revanche, dans le cas des grandeurs directionnelles (e.g. H'(0,07,α) et
Hp(0,07)), la réponse doit être isodirectionnelle, c’est-à-dire que la réponse du
dosimètre doit varier en fonction de l’angle, idéalement en suivant la courbe
théorique calculée dans la CIPR 74, typiquement la réponse angulaire
R(0,07,α) = H'(0,07,α)/H'(0,07,0°) (cf. figure 3.21 pour les électrons).
De même, des spécifications existent pour la tolérance sur les mesures de
débits de ces grandeurs (e.g. un écart inférieur à 20 % pour la mesure de
1 Sv·h
–1 pour une source de
137
Cs).
Études des réponses de quelques dosimètres d’ambiance
Considérons qu’une chambre d’ionisation de type Babyline, d’un volume
sensible de 515 cm
3 rempli d’air, fonctionne sur une plage de débit de dose
absorbée dans les tissus de 0,1 mGy/h à 100 mGy/h. Cette dernière est une
chambre d’ionisation à paroi équivalent-tissus répondant à la loi énoncée dans
le chapitre précédent de Bragg-Gray. Le constructeur annonce pour la mesure
de la dose absorbée dans les tissus une réponse constante pour des photons
dont l’énergie est comprise entre environ 60 keV et 2 MeV, donc indépendante
de l’énergie sur cette même gamme d’énergie, comme montré à la figure 3.44.
Physique appliquée à l’exposition externe : dosimétrie et radioprotection
l’équivalent de dose en fonction de l’énergie. Ce cas de figure, nous le verrons,
bien qu’existant, reste marginal. Une variante de cette « réponse en énergie »
consiste à considérer l’écart entre la réponse du dosimètre à l’énergie
d’étalonnage E0 vis-à-vis de la réponse à une énergie donnée E quelconque.
( )
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0
R E
R E
R E
′
=
Les normes CEI (Commission électrotechnique internationale) et ISO recommandent des niveaux d’écart acceptables selon le type de rayonnement et
la gamme d’énergie pour les dosimètres individuels (e.g. la norme CEI 1525 [8]
fixe une tolérance pour les dosimètres électroniques sensibles aux photons de
±30 % par rapport à la réponse du
137
Cs, pour une gamme d’énergie de photons
comprise entre 50 keV et 1,5 MeV).
De même, la « réponse angulaire » du dosimètre individuel qui traduit
l’écart de la réponse pour un angle d’incidence α = 0, par rapport à un angle
d’incidence α quelconque, doit être prise en compte.
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0
R
R
R
α
′ α =
α =
Dans le cas de la dosimétrie d’ambiance, pour la mesure de H*(10) pour laquelle nous avons ci-dessus largement décrit la procédure d’étalonnage, la réponse doit être « isotrope », ce qui signifie une réponse identique quel que soit
l’angle d’incidence du rayonnement. Le quotient ci-dessus vaut alors idéalement 1. Des normes fixent également pour ces quotients les écarts tolérés vis-àvis de la réponse idéale (e.g. entre 0 et 30° ±20 % par rapport à la réponse du
137
Cs à 0°).
En revanche, dans le cas des grandeurs directionnelles (e.g. H'(0,07,α) et
Hp(0,07)), la réponse doit être isodirectionnelle, c’est-à-dire que la réponse du
dosimètre doit varier en fonction de l’angle, idéalement en suivant la courbe
théorique calculée dans la CIPR 74, typiquement la réponse angulaire
R(0,07,α) = H'(0,07,α)/H'(0,07,0°) (cf. figure 3.21 pour les électrons).
De même, des spécifications existent pour la tolérance sur les mesures de
débits de ces grandeurs (e.g. un écart inférieur à 20 % pour la mesure de
1 Sv·h
–1 pour une source de
137
Cs).
Études des réponses de quelques dosimètres d’ambiance
Considérons qu’une chambre d’ionisation de type Babyline, d’un volume
sensible de 515 cm
3 rempli d’air, fonctionne sur une plage de débit de dose
absorbée dans les tissus de 0,1 mGy/h à 100 mGy/h. Cette dernière est une
chambre d’ionisation à paroi équivalent-tissus répondant à la loi énoncée dans
le chapitre précédent de Bragg-Gray. Le constructeur annonce pour la mesure
de la dose absorbée dans les tissus une réponse constante pour des photons
dont l’énergie est comprise entre environ 60 keV et 2 MeV, donc indépendante
de l’énergie sur cette même gamme d’énergie, comme montré à la figure 3.44.
