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Physique appliquée à l’exposition externe : dosimétrie et radioprotection
s’affaisse jusqu’à devenir négligeable sous 2 mm (la portée maximale du β max
du
18
F est d’environ 2 mm dans les tissus). Ainsi, l’estimation de Hpeau par
Hp(0,07), donc en l’espèce par Dt(0,07), conduit dans ce cas à une majoration
excessive de la grandeur ; cet écart est matérialisé sur la figure 3.38 par la
partie hachurée.
Par ailleurs, nous pouvons postuler que plus l’énergie maximale du β est
faible, plus la portée dans la peau sensible sera limitée et, de fait, l’écart avec
la tangente passant par Dt(0,07) importante, ce qu’atteste la figure 3.38.
3.7 Étalonnage des appareils de radioprotection
Si dans de très rares cas les dosimètres permettent un accès instantané à la
grandeur opérationnelle recherchée (e.g. cas traité de l’équivalent de dose extrémité Hp(0,07) pour une bague FLi pour les photons et électrons) dans la
majeure partie des cas, il faut recourir à une opération d’étalonnage pour raccorder la mesure à la grandeur opérationnelle. Le principe de l’étalonnage
d’appareil de radioprotection (d’ambiance et individuel) est développé dans la
suite de ce chapitre.
3.7.1 Définition des champs de référence
Les laboratoires primaires de métrologie (e.g. LNHB pour la France) disposent de « faisceaux étalons » pour chaque type de rayonnement indirectement
ou directement ionisant, dont les caractéristiques en terme de grandeurs physiques de référence sont clairement identifiées. Ces « champs primaires », en
plus d’une variété de représentation des différents types de rayonnement, doivent représenter une gamme d’énergies élargie afin de couvrir au mieux les
domaines de réponse des dosimètres. À ce titre, nous verrons ultérieurement
que la réponse des dosimètres en fonction de l’énergie R'(E) vis-à-vis de la
grandeur opérationnelle peut varier significativement d’une énergie à l’autre.
Par ailleurs, cette variété permet une caractérisation plus vaste des « termes
sources » d’exposition externe susceptibles d’être présents dans les zones
d’exposition radiologique. Ces champs de rayonnements primaires et les domaines d’énergie couverts sont spécifiés plus précisément au travers de normes
afin de garantir une reproductibilité des paramètres d’étalonnage. Les normes
ISO 4037 [32], ISO 6980 [33] et ISO 8529 [31] définissent les modalités de
champs primaires respectivement pour les photons (γ et X), β et neutrons.
Un certain nombre de ces champs primaires, en raison de leur mode de
production, ne sont accessibles que dans des laboratoires spécialisés. À titre
d’exemple, nous citerons, pour les X et photons, la recommandation de
l’utilisation de générateurs X filtrés à tension constante pour des énergies inférieures à 250 keV et de réacteur ou accélérateur pour les photons d’énergies
supérieures à 4 MeV. De même, pour les neutrons, des accélérateurs permettent la production de neutrons monoénergétiques via les réactions :
7
Li(p,n)
7
Be,
48
Ti(p,n)
48
V,
45
Sc(p,n)
45
Ti,
3
H(d,n)
4
He.
Physique appliquée à l’exposition externe : dosimétrie et radioprotection
s’affaisse jusqu’à devenir négligeable sous 2 mm (la portée maximale du β max
du
18
F est d’environ 2 mm dans les tissus). Ainsi, l’estimation de Hpeau par
Hp(0,07), donc en l’espèce par Dt(0,07), conduit dans ce cas à une majoration
excessive de la grandeur ; cet écart est matérialisé sur la figure 3.38 par la
partie hachurée.
Par ailleurs, nous pouvons postuler que plus l’énergie maximale du β est
faible, plus la portée dans la peau sensible sera limitée et, de fait, l’écart avec
la tangente passant par Dt(0,07) importante, ce qu’atteste la figure 3.38.
3.7 Étalonnage des appareils de radioprotection
Si dans de très rares cas les dosimètres permettent un accès instantané à la
grandeur opérationnelle recherchée (e.g. cas traité de l’équivalent de dose extrémité Hp(0,07) pour une bague FLi pour les photons et électrons) dans la
majeure partie des cas, il faut recourir à une opération d’étalonnage pour raccorder la mesure à la grandeur opérationnelle. Le principe de l’étalonnage
d’appareil de radioprotection (d’ambiance et individuel) est développé dans la
suite de ce chapitre.
3.7.1 Définition des champs de référence
Les laboratoires primaires de métrologie (e.g. LNHB pour la France) disposent de « faisceaux étalons » pour chaque type de rayonnement indirectement
ou directement ionisant, dont les caractéristiques en terme de grandeurs physiques de référence sont clairement identifiées. Ces « champs primaires », en
plus d’une variété de représentation des différents types de rayonnement, doivent représenter une gamme d’énergies élargie afin de couvrir au mieux les
domaines de réponse des dosimètres. À ce titre, nous verrons ultérieurement
que la réponse des dosimètres en fonction de l’énergie R'(E) vis-à-vis de la
grandeur opérationnelle peut varier significativement d’une énergie à l’autre.
Par ailleurs, cette variété permet une caractérisation plus vaste des « termes
sources » d’exposition externe susceptibles d’être présents dans les zones
d’exposition radiologique. Ces champs de rayonnements primaires et les domaines d’énergie couverts sont spécifiés plus précisément au travers de normes
afin de garantir une reproductibilité des paramètres d’étalonnage. Les normes
ISO 4037 [32], ISO 6980 [33] et ISO 8529 [31] définissent les modalités de
champs primaires respectivement pour les photons (γ et X), β et neutrons.
Un certain nombre de ces champs primaires, en raison de leur mode de
production, ne sont accessibles que dans des laboratoires spécialisés. À titre
d’exemple, nous citerons, pour les X et photons, la recommandation de
l’utilisation de générateurs X filtrés à tension constante pour des énergies inférieures à 250 keV et de réacteur ou accélérateur pour les photons d’énergies
supérieures à 4 MeV. De même, pour les neutrons, des accélérateurs permettent la production de neutrons monoénergétiques via les réactions :
7
Li(p,n)
7
Be,
48
Ti(p,n)
48
V,
45
Sc(p,n)
45
Ti,
3
H(d,n)
4
He.
