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Physique appliquée à l’exposition externe : dosimétrie et radioprotection
endroits les plus exposés et non la valeur de la dose équivalente à l’organe ou
la dose efficace (Sv) doit être estimée. À partir de cette estimation, on pourra
alors déterminer les effets déterministes susceptibles de se produire et par
suite, les contre-mesures médicales à mettre en place.
3.4.4 Calcul de la dose absorbée dans le cas
d’une contamination au
18 F
À titre d’exemple, étudions le cas d’un incident survenu lors d’une manutention faisant intervenir des flacons contenant une solution du
18
F (émetteur
β
+
). Un opérateur, suite à une erreur de manipulation, a été contaminé par
deux gouttes de cette solution tombées sur son avant-bras.
Pour reconstituer la dose absorbée reçue dans l’avant bras et sa répartition,
une simulation de cette scène a été réalisée au moyen d’un code de calcul de
type Monte-Carlo (MCNP). Le modèle choisi a été simplifié : avant-bras modélisé par un parallélépipède en tissu mou. La figure 3.12 donne une représentation de la scène telle que modélisée dans le code.
Figure 3.12 – Modèle simplifié d’un avant-bras lors d’un calcul d’isodoses dans MCNP,
suite à une contamination par deux taches de
18
F [19].
Afin que la reconstitution soit la plus fidèle possible, une zone tronquée sur
les deux taches de contamination prenant en compte la présence de la manche
lors de la chute des gouttes de solution est intégrée dans la scène (cf. forme des
taches sombres sur le schéma). Ces deux taches constituent les sources
d’émission du
18
F lors du calcul. La figure 3.13 donne les courbes isodoses calculées avec un estimateur de dose dans un réseau maillé en 3D sur un plan de
coupe passant par le centre des deux taches de contamination.
Les résultats sont ici fournis en débit de dose absorbée (Gy/h). La représentation des courbes isodoses montre de quelle façon la dose absorbée est
distribuée en profondeur et la façon dont celle-ci diminue. On observe une
diminution substantielle et rapide de la dose absorbée à mesure de la profondeur de tissu exposé : la dose déposée importante au niveau des deux taches de
contamination, sur une épaisseur superficielle, résulte du ralentissement des β
+
.
Par suite, le dépôt de dose notablement plus faible est imputable aux électrons
secondaires mis en mouvement par les photons d’annihilation de ces β
+
.
Ajoutons que cette approche calculatoire serait celle requise pour déterminer la dose déposée au niveau du cm2 le plus exposé, à laquelle serait confrontée la limite liée à l’exposition aux extrémités.
Physique appliquée à l’exposition externe : dosimétrie et radioprotection
endroits les plus exposés et non la valeur de la dose équivalente à l’organe ou
la dose efficace (Sv) doit être estimée. À partir de cette estimation, on pourra
alors déterminer les effets déterministes susceptibles de se produire et par
suite, les contre-mesures médicales à mettre en place.
3.4.4 Calcul de la dose absorbée dans le cas
d’une contamination au
18 F
À titre d’exemple, étudions le cas d’un incident survenu lors d’une manutention faisant intervenir des flacons contenant une solution du
18
F (émetteur
β
+
). Un opérateur, suite à une erreur de manipulation, a été contaminé par
deux gouttes de cette solution tombées sur son avant-bras.
Pour reconstituer la dose absorbée reçue dans l’avant bras et sa répartition,
une simulation de cette scène a été réalisée au moyen d’un code de calcul de
type Monte-Carlo (MCNP). Le modèle choisi a été simplifié : avant-bras modélisé par un parallélépipède en tissu mou. La figure 3.12 donne une représentation de la scène telle que modélisée dans le code.
Figure 3.12 – Modèle simplifié d’un avant-bras lors d’un calcul d’isodoses dans MCNP,
suite à une contamination par deux taches de
18
F [19].
Afin que la reconstitution soit la plus fidèle possible, une zone tronquée sur
les deux taches de contamination prenant en compte la présence de la manche
lors de la chute des gouttes de solution est intégrée dans la scène (cf. forme des
taches sombres sur le schéma). Ces deux taches constituent les sources
d’émission du
18
F lors du calcul. La figure 3.13 donne les courbes isodoses calculées avec un estimateur de dose dans un réseau maillé en 3D sur un plan de
coupe passant par le centre des deux taches de contamination.
Les résultats sont ici fournis en débit de dose absorbée (Gy/h). La représentation des courbes isodoses montre de quelle façon la dose absorbée est
distribuée en profondeur et la façon dont celle-ci diminue. On observe une
diminution substantielle et rapide de la dose absorbée à mesure de la profondeur de tissu exposé : la dose déposée importante au niveau des deux taches de
contamination, sur une épaisseur superficielle, résulte du ralentissement des β
+
.
Par suite, le dépôt de dose notablement plus faible est imputable aux électrons
secondaires mis en mouvement par les photons d’annihilation de ces β
+
.
Ajoutons que cette approche calculatoire serait celle requise pour déterminer la dose déposée au niveau du cm2 le plus exposé, à laquelle serait confrontée la limite liée à l’exposition aux extrémités.
