Grandeurs de protections, grandeurs opérationnelles et étalonnage
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3.4.2 Effets déterministes pour une irradiation aiguë
de l’organisme
Les seuils d’apparition des effets déterministes pour une irradiation aiguë
de l’organisme sont sensiblement les suivants :
– en dessous d’une dose efficace de 500 mSv, pas d’effets déterministes décelables ;
– pour une dose absorbée moyenne sur l’ensemble du corps comprise entre
500 mGy et 2 Gy, on assiste à de petites modifications temporaires de la formule sanguine, vomissements, fatigue ;
– à partir de 3 Gy, apparition du syndrome hématopoïétique, caractérisé
par la destruction de la moelle osseuse. Alors qu’entre 4 et 6 Gy l’effet peut
être réversible, la destruction est complète dès 8 Gy ;
– à 5 Gy, la dose semi-létale (DL50) est atteinte et conduit sans traitement
médical à un risque de 50 % de décès ;
– dès 10 Gy, on assiste à l’apparition du syndrome gastro-intestinal, qui se
caractérise par une destruction de la muqueuse intestinale et qui conduit à la
mort dans les semaines suivant l’irradiation ;
– au-delà de 15 Gy, apparition du syndrome du système nerveux central
qui se caractérise par un dérèglement général des fonctions vitales. La mort est
inévitable dans les heures qui suivent l’irradiation.
3.4.3 Effets déterministes pour une irradiation aiguë
sur des organes et tissus particuliers
L’irradiation aiguë de la peau produit dès environ 3 Gy une rougeur que
l’on appelle érythème ou radiodermite. À des doses plus élevées, l’irradiation
produit successivement, en fonction des doses reçues : la pigmentation,
l’épilation, l’ulcération et la nécrose.
Pour les gonades, chez l’homme, le syndrome est une stérilité temporaire.
Plus la dose est élevée, plus la période de stérilité est longue (plusieurs années
pour une dose de 6 Gy) ; et chez la femme, une irradiation des ovaires à une
dose supérieure à environ 6 Gy produit également une stérilisation.
L’irradiation de l’œil peut produire une cataracte dès environ 5 Gy.
Ajoutons enfin que l’embryon est particulièrement radiosensible. Les atteintes produites dépendent du stade de développement. Pendant la période de
l’organogenèse (formation des organes, du 8
e au 60
e jour), l’irradiation peut
induire des malformations. Plus tard, le risque de malformations diminue, mais
un risque de retard de développement mental apparaît, principalement pour
des irradiations intervenant entre la 8
e et la 17
e semaine.
Dans le domaine des effets déterministes, le degré de gravité de l’atteinte à
la santé augmente avec la dose. Ainsi, en cas d’incident ou d’accident radiologique, insistons encore sur le fait que la valeur de la dose absorbée (Gy) aux
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3.4.2 Effets déterministes pour une irradiation aiguë
de l’organisme
Les seuils d’apparition des effets déterministes pour une irradiation aiguë
de l’organisme sont sensiblement les suivants :
– en dessous d’une dose efficace de 500 mSv, pas d’effets déterministes décelables ;
– pour une dose absorbée moyenne sur l’ensemble du corps comprise entre
500 mGy et 2 Gy, on assiste à de petites modifications temporaires de la formule sanguine, vomissements, fatigue ;
– à partir de 3 Gy, apparition du syndrome hématopoïétique, caractérisé
par la destruction de la moelle osseuse. Alors qu’entre 4 et 6 Gy l’effet peut
être réversible, la destruction est complète dès 8 Gy ;
– à 5 Gy, la dose semi-létale (DL50) est atteinte et conduit sans traitement
médical à un risque de 50 % de décès ;
– dès 10 Gy, on assiste à l’apparition du syndrome gastro-intestinal, qui se
caractérise par une destruction de la muqueuse intestinale et qui conduit à la
mort dans les semaines suivant l’irradiation ;
– au-delà de 15 Gy, apparition du syndrome du système nerveux central
qui se caractérise par un dérèglement général des fonctions vitales. La mort est
inévitable dans les heures qui suivent l’irradiation.
3.4.3 Effets déterministes pour une irradiation aiguë
sur des organes et tissus particuliers
L’irradiation aiguë de la peau produit dès environ 3 Gy une rougeur que
l’on appelle érythème ou radiodermite. À des doses plus élevées, l’irradiation
produit successivement, en fonction des doses reçues : la pigmentation,
l’épilation, l’ulcération et la nécrose.
Pour les gonades, chez l’homme, le syndrome est une stérilité temporaire.
Plus la dose est élevée, plus la période de stérilité est longue (plusieurs années
pour une dose de 6 Gy) ; et chez la femme, une irradiation des ovaires à une
dose supérieure à environ 6 Gy produit également une stérilisation.
L’irradiation de l’œil peut produire une cataracte dès environ 5 Gy.
Ajoutons enfin que l’embryon est particulièrement radiosensible. Les atteintes produites dépendent du stade de développement. Pendant la période de
l’organogenèse (formation des organes, du 8
e au 60
e jour), l’irradiation peut
induire des malformations. Plus tard, le risque de malformations diminue, mais
un risque de retard de développement mental apparaît, principalement pour
des irradiations intervenant entre la 8
e et la 17
e semaine.
Dans le domaine des effets déterministes, le degré de gravité de l’atteinte à
la santé augmente avec la dose. Ainsi, en cas d’incident ou d’accident radiologique, insistons encore sur le fait que la valeur de la dose absorbée (Gy) aux
