Grandeurs de protections, grandeurs opérationnelles et étalonnage
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prescrite comme acceptable vis-à-vis, non pas des effets stochastiques, mais des
syndromes d’irradiation aiguë (par exemple, l’érythème dans le cas de la peau).
Dans le cas de la peau, cette approche est accompagnée de l’obligation de
comparer cette valeur limite à la zone de 1 cm
2 de peau la plus exposée et non
pas à la surface de 2 m
2 de peau caractérisant le tissu « peau » qui recouvre
l’organisme dans le calcul de la dose équivalente à la peau. Ce calcul intermédiaire intervenant, rappelons-le, lors de la détermination de la dose efficace
pour le corps entier E.
3.3.6 Calcul des grandeurs de protection
Une caractéristique fondamentale des grandeurs de protection réside dans le
fait qu’elles sont uniquement accessibles par calcul. Cette spécificité pose
d’emblée le problème de la mesure, en particulier dès lors que les limites
d’exposition sont fondées sur ces grandeurs calculées. Nous verrons ultérieurement que les physiciens de l’ICRU ont pallié cette relative incohérence, en
proposant des grandeurs opérationnelles mesurables.
Pour l’heure, attardons-nous sur les différentes hypothèses et techniques
permettant de calculer les grandeurs de protection.
Géométries d’irradiation
Dans la réalité, en cas d’irradiation, le corps humain peut être soumis à des
rayonnements provenant de toutes les directions. Conventionnellement, un
certain nombre de géométries d’irradiation ont été retenues pour pouvoir effectuer les calculs théoriques nécessaires afin de déterminer la grandeur de référence qui est la dose absorbée moyenne à l’organe ou au tissu. Notons que, les
organes dans un corps humain n’étant pas disposés de façon symétrique (la
moelle osseuse est plus près du dos que de la face et inversement pour les gonades), il est clair que si un individu est exposé de face (géométrie antéropostérieure ou AP selon la CIPR 74 [12]), de dos (postéro-antérieure ou PA) ou
de côté (latéral ou LAT avec deux sous-catégories suivant que l’exposition est
à gauche LLAT ou à droite RLAT du corps), pour des rayonnements peu
pénétrants (fortement atténués par le corps humain) les doses moyennes aux
organes et par conséquent les doses équivalentes vont significativement différer.
D’une façon générale, nous retiendrons que les organes sont, de fait, situés
préférentiellement vers l’avant. L’irradiation en géométrie antéropostérieure est
donc en première approche plus « exposante » que son opposée postéroantérieure.
Dans tous les cas, pour les différentes géométries d’irradiation, on considérera un faisceau incident large et homogène. Les géométries préconisées par la
CIPR sont au nombre de six :
– géométrie antéropostérieure (AP) : le faisceau incident est orthogonal à
l’axe du corps et pénètre par l’avant du corps ;
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