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Physique appliquée à l’exposition externe : dosimétrie et radioprotection
risques difficilement comparables. Ainsi, comme nous l’avons vu, en se basant
sur un risque de cancer mortel de 4 % par sievert pour les travailleurs (18 à
65 ans) et de 5 % par sievert pour la population (tous âges confondus), la
CIPR juge que le maximum tolérable sur la vie entière est de 1 sievert pour les
travailleurs et de 70 mSv pour les personnes du public. Les limites annuelles de
dose en sont déduites : soit 20 mSv pour les premiers (avec dépassement autorisé jusqu’à 50 mSv une année, dans la mesure où la moyenne sur 5 ans ne
dépasse pas 20 mSv par an) et de 1 mSv pour les seconds.
Le législateur a repris ces recommandations ainsi que d’autres dans le code
du travail [16]. Le tableau 3.3 synthétise l’ensemble des limites d’exposition
fixé dans ce code.
Type d’exposition
Type de
grandeur
Limite travailleur cat. A
1
Travailleur
cat. B
1
Limite travailleur
non exposé
1
Corps entier
Dose efficace E
20 mSv
par an
6 mSv
par an
1 mSv
par an
3
Mains, avant-bras,
pieds et chevilles
Dose équivalente HT,R
500 mSv
par an
150 mSv
par an
50 mSv
par an
Peau
Dose équivalente HT,R
500 mSv
par an
2
150 mSv
par an
2
50 mSv
par an
2, 3
Cristallin
Dose équivalente HT,R
150 mSv
par an
45 mSv
par an
15 mSv
par an
3
1 Douze mois consécutifs.
2 Cette limite s’applique à la dose moyenne sur toute surface de 1 cm
2 quelle que soit la surface
exposée.
3 Ces limites sont reprises pour les personnes du public dans le code de la santé publique.
Tableau 3.3 – Limite d’exposition des travailleurs du code du travail [16].
Nous noterons, d’une part, qu’une distinction est faite, en fonction du niveau d’exposition, pour deux catégories de travailleurs A et B et, d’autre part,
que les limites des travailleurs non exposés sont de fait équivalentes à celles
applicables au public.
Ajoutons que ces limites s’appliquent pour le cumul des voies d’atteintes :
exposition externe et interne. Pour l’exposition interne, qui n’est pas traitée
dans cet ouvrage, il existe des coefficients nommés « DPUI – dose par unité
d’incorporation » dont l’unité est le Sv/Bq, qui relient la quantité de radioélément inhalée ou ingérée (Bq) au risque stochastique corps entier (Sv) liée à
ce type de voie d’atteinte.
Par ailleurs, la grandeur de protection sur laquelle sont fixées les limites
d’exposition dans le cas des extrémités – mains, peau… – est la dose équivalente à l’organe. Il convient de s’attarder sur cette spécification et en particulier lorsqu’elle s’applique à la peau.
Le lecteur observera que l’on retrouve la valeur de 500 mSv du seuil des effets déterministes et qu’il y a lieu de considérer de fait, cette fois, la limite
Physique appliquée à l’exposition externe : dosimétrie et radioprotection
risques difficilement comparables. Ainsi, comme nous l’avons vu, en se basant
sur un risque de cancer mortel de 4 % par sievert pour les travailleurs (18 à
65 ans) et de 5 % par sievert pour la population (tous âges confondus), la
CIPR juge que le maximum tolérable sur la vie entière est de 1 sievert pour les
travailleurs et de 70 mSv pour les personnes du public. Les limites annuelles de
dose en sont déduites : soit 20 mSv pour les premiers (avec dépassement autorisé jusqu’à 50 mSv une année, dans la mesure où la moyenne sur 5 ans ne
dépasse pas 20 mSv par an) et de 1 mSv pour les seconds.
Le législateur a repris ces recommandations ainsi que d’autres dans le code
du travail [16]. Le tableau 3.3 synthétise l’ensemble des limites d’exposition
fixé dans ce code.
Type d’exposition
Type de
grandeur
Limite travailleur cat. A
1
Travailleur
cat. B
1
Limite travailleur
non exposé
1
Corps entier
Dose efficace E
20 mSv
par an
6 mSv
par an
1 mSv
par an
3
Mains, avant-bras,
pieds et chevilles
Dose équivalente HT,R
500 mSv
par an
150 mSv
par an
50 mSv
par an
Peau
Dose équivalente HT,R
500 mSv
par an
2
150 mSv
par an
2
50 mSv
par an
2, 3
Cristallin
Dose équivalente HT,R
150 mSv
par an
45 mSv
par an
15 mSv
par an
3
1 Douze mois consécutifs.
2 Cette limite s’applique à la dose moyenne sur toute surface de 1 cm
2 quelle que soit la surface
exposée.
3 Ces limites sont reprises pour les personnes du public dans le code de la santé publique.
Tableau 3.3 – Limite d’exposition des travailleurs du code du travail [16].
Nous noterons, d’une part, qu’une distinction est faite, en fonction du niveau d’exposition, pour deux catégories de travailleurs A et B et, d’autre part,
que les limites des travailleurs non exposés sont de fait équivalentes à celles
applicables au public.
Ajoutons que ces limites s’appliquent pour le cumul des voies d’atteintes :
exposition externe et interne. Pour l’exposition interne, qui n’est pas traitée
dans cet ouvrage, il existe des coefficients nommés « DPUI – dose par unité
d’incorporation » dont l’unité est le Sv/Bq, qui relient la quantité de radioélément inhalée ou ingérée (Bq) au risque stochastique corps entier (Sv) liée à
ce type de voie d’atteinte.
Par ailleurs, la grandeur de protection sur laquelle sont fixées les limites
d’exposition dans le cas des extrémités – mains, peau… – est la dose équivalente à l’organe. Il convient de s’attarder sur cette spécification et en particulier lorsqu’elle s’applique à la peau.
Le lecteur observera que l’on retrouve la valeur de 500 mSv du seuil des effets déterministes et qu’il y a lieu de considérer de fait, cette fois, la limite
