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Conclusion générale
Nous avons essayé à travers ce travail d’étudier l’effet de l’interaction entre microalgues et
bactéries pour la remédiation des rejets aquacoles. Les microalgues étudiées ont été isolées
antérieurement (Meberbeche et Hamadouche, 2023) à partir d’échantillons d’eaux usées, qui
ont subi des étapes de purification périodiques.
Nous avons retenue et identifié, par microscope optique et par consultation des clés
d’identification, quatre souches affiliées probablement au genre de Chlorella et une, affiliée au
genre de Scenedesmus.
Tout d’abord, une étude des performances de croissance des souches de microalgues sur milieu
favorable (BG11) a été envisagée. L’étude a permis d’en sortir quelques paramètres importants
caractérisant la croissance de nos souches de microalgues. Il s’est avéré que notre collection est
dotée de performances de croissances remarquables, qui dépassent quelques espèces de
microalgues rapportés dans la littérature (dans des conditions similaires de culture). En terme
de concentration cellulaire maximale, la souche nommée « 2 ST » est la meilleure dans la
collection (2,11 × 10
8
cellules/ml). Du point de vue vitesse de croissance, la souche 5 CNR se
divise plus rapidement que les autres (µ = 1,87 j
-1
et dt = 8,87 h).
L’étape suivante a consisté de sélectionner une souche ̶ la plus tolérante et la plus efficace dans
la croissance et l’élimination des nutriments des effluents aquacoles. Cela est fait par
détermination des performances de croissance et des rendements d’élimination des nutriments
d’une eau d’élevage du Tilapia, pendant une période suffisante de traitement (13 jours).
L’expérience a abouti à des valeurs de concentration cellulaire de 2,1 × 10
7
cellules/ml, une DO
à 680 nm de 1,8, un taux de croissance spécifique de 0,71 j
-1
et un temps de dédoublement
cellulaire de 1,48 jours et une capacité d’élimination des nitrites de 97,8 %, de nitrates de 98,6%,
d’ammonium de 81,67% et de phosphates de 20% pour la souche retenue « 5 CNR ».
Nous avons ensuite enchainé à traiter le noyau de la problématique « la symbiose microalguesbactéries dans la remédiation des rejets aquacoles ». Nous avons utilisé dans ce cas une eau
usée synthétique, d’une composition connue et qui reflète un rejet aquacole concentré.
La culture suspendue de la 5 CNR avec la flore totale de la boue activée a montré un effet positif
tant sur la croissance des microalgues que les bactéries ; une croissance qui a dépassé celle des
bactéries et des microalgues seules. En ce qui concerne le traitement de la pollution, le
consortium microalgue-bactéries n’a qu’une influence mineure sur l’abattement de la DCO (un
Conclusion générale
Nous avons essayé à travers ce travail d’étudier l’effet de l’interaction entre microalgues et
bactéries pour la remédiation des rejets aquacoles. Les microalgues étudiées ont été isolées
antérieurement (Meberbeche et Hamadouche, 2023) à partir d’échantillons d’eaux usées, qui
ont subi des étapes de purification périodiques.
Nous avons retenue et identifié, par microscope optique et par consultation des clés
d’identification, quatre souches affiliées probablement au genre de Chlorella et une, affiliée au
genre de Scenedesmus.
Tout d’abord, une étude des performances de croissance des souches de microalgues sur milieu
favorable (BG11) a été envisagée. L’étude a permis d’en sortir quelques paramètres importants
caractérisant la croissance de nos souches de microalgues. Il s’est avéré que notre collection est
dotée de performances de croissances remarquables, qui dépassent quelques espèces de
microalgues rapportés dans la littérature (dans des conditions similaires de culture). En terme
de concentration cellulaire maximale, la souche nommée « 2 ST » est la meilleure dans la
collection (2,11 × 10
8
cellules/ml). Du point de vue vitesse de croissance, la souche 5 CNR se
divise plus rapidement que les autres (µ = 1,87 j
-1
et dt = 8,87 h).
L’étape suivante a consisté de sélectionner une souche ̶ la plus tolérante et la plus efficace dans
la croissance et l’élimination des nutriments des effluents aquacoles. Cela est fait par
détermination des performances de croissance et des rendements d’élimination des nutriments
d’une eau d’élevage du Tilapia, pendant une période suffisante de traitement (13 jours).
L’expérience a abouti à des valeurs de concentration cellulaire de 2,1 × 10
7
cellules/ml, une DO
à 680 nm de 1,8, un taux de croissance spécifique de 0,71 j
-1
et un temps de dédoublement
cellulaire de 1,48 jours et une capacité d’élimination des nitrites de 97,8 %, de nitrates de 98,6%,
d’ammonium de 81,67% et de phosphates de 20% pour la souche retenue « 5 CNR ».
Nous avons ensuite enchainé à traiter le noyau de la problématique « la symbiose microalguesbactéries dans la remédiation des rejets aquacoles ». Nous avons utilisé dans ce cas une eau
usée synthétique, d’une composition connue et qui reflète un rejet aquacole concentré.
La culture suspendue de la 5 CNR avec la flore totale de la boue activée a montré un effet positif
tant sur la croissance des microalgues que les bactéries ; une croissance qui a dépassé celle des
bactéries et des microalgues seules. En ce qui concerne le traitement de la pollution, le
consortium microalgue-bactéries n’a qu’une influence mineure sur l’abattement de la DCO (un
