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ions ammonium), pour éliminer les ions de métaux lourds, et bien d’autres applications (Eroglu
et al., 2015).
La plupart des techniques d'immobilisation conçues pour les micro-organismes en général
peuvent être appliquées aux microalgues, à l'exception de la transmission de la lumière si l'on
souhaite immobiliser des cellules vivantes. D’après Moreno-Garrido (2008), les techniques
d'immobilisation peuvent être divisées en deux groupes : l'immobilisation "passive" et
l'immobilisation "active" :
I.6.1. Immobilisation passive
Elle consiste à utiliser des matériaux naturels ou synthétiques pour fixer des cellules de
microorganismes sur des surfaces. Les matériaux naturels utilisés incluent des éponges en luffa,
des fruits secs de la plante Luffa, qui sont non toxiques et stables dans les cultures à long terme.
Les cellules de microalgues, de champignons et de bactéries peuvent être immobilisées sur ces
éponges pour des applications telles que le traitement des eaux usées, la production de
biocarburants et la dégradation de polluants (Moreno-Garrido, 2008).
Les avantages de l'immobilisation passive sont : un faible coût, une facilité d'utilisation et une
grande stabilité dans les cultures à long terme. En revanche, cette méthode a des inconvénients,
tels que la contamination des effluents par des cellules non collées (Moreno-Garrido, 2008).
I.6.2. Immobilisation active
Il convient de distinguer l’utilisation de piégeage du gel (agars, carraghénane et résine...),
d’agents floculants (le chitosane) de la fixation chimique (Moreno-Garrido, 2008).
I.6.2.1. Le piégeage : est l'une des méthodes d'immobilisation les plus courantes qui consiste à
capturer les cellules dans un réseau de gel tridimensionnel, composé de polymères naturels
(agar, cellulose, alginate, carraghénane) ou synthétiques (polyacrylamide, polyuréthane,
polyvinyle, polypropylène). Les polymères synthétiques seraient plus stables dans les
échantillons d'eaux usées que les polymères naturels, tandis que les polymères naturels ont des
taux de diffusion des nutriments/produits plus élevés et sont plus respectueux de
l'environnement (Eroglu et al., 2015). Le piégeage en gel d’alginate présente un avantage
majeur du fait que les cellules immobilisées ne subissent pas de changements extrêmes de
conditions physico-chimiques pendant le processus d’immobilisation (Moreno-Garrido, 2008).
Selon Eroglu et al., (2015) les billes d'alginate sont l'une des matrices d'encapsulation les plus
courantes.
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