Généralité
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 Phéromones sexuelles
Les phéromones sont de petits peptides de 7 à 8 acides aminés qui facilitent le transfert de
plasmides entre les cellules. Les bactéries sécrètent de nombreuses phéromones différentes,
spécifiques au donneur. Elles peuvent aussi être chimiquement attractives pour les neutrophiles
humains et induire la production de superoxydes (substances mutagènes) et initier des
conditions inflammatoires (Bhardwaj, Malik, et Chauan, 2008).
 Facteurs de virulence liés à la membrane
 Substances agrégatives (SA)
Ce sont des adhésines glycoprotéiques ancrées dans la surface cellulaire et codées par des gènes
portés sur des plasmides conjugatifs répondants aux phéromones. La formation d’agrégats au
cours de la conjugaison, facilite le transfert des plasmides sur lesquelles les gènes des
substances agrégatives sont localisés, ainsi que l’adhérence aux surfaces des cellules eucaryotes
(Koch et al., 2004).
 Protéines de surface extracellulaire
La protéine de surface d’entérocoque (Esp) a été identifiée initialement chez une souche d’E.
faecalis très virulente, résistante à la Gentamicine, isolée à partir d'une bactériémie. Ce sont des
protéines attachées à la paroi cellulaire possédant des caractéristiques structurales similaires à
celles des protéines de surface des autres bactéries à Gram positif. Il est supposé que la présence
de ce gène promeut l'adhérence, la colonisation et l'invasion du système immunitaire, et joue
un rôle dans la résistance aux antibiotiques (Foulquié Moreno et al., 2006). Cette protéine
contribue également à la formation du biofilm par les entérocoques, ce qui pourrait conduire à
une résistance au stress environnementale et l'adhésion aux cellules eucaryotes telles que celles
du tractus urinaire. (Bergmann et al., 2004)
 Formation de biofilm
Les biofilms sont un facteur important dans la pathogenèse des infections à entérocoques
(Creti et al., 2004). E. faecalis a la faculté de former du biofilm (Naber et al., 2000), ce qui
lui permet de survivre dans un environnement hostile, particulièrement en présence
d’antibiotiques. (Figure 14).
Le biofilm est composé d’agrégats de microorganismes, séparés par des espaces libres,
dépourvus de bactéries et parcourus par des courants aqueux ; véritables « canaux », ceux- ci y
assurent la circulation de fluides et permettent à la fois l’apport de nutriments aux bactéries et
l’élimination de leurs produits de dégradation (Lawrence et al., 1991). Ainsi, le biofilm n’est
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Caractérisation et évaluation de la virulence et de la résistance aux antibiotiques chez les entérocoques isolés dans le milieu marin - 41/154

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