Résultats et Discussions
99
III-7 Discussion générale
Les entérocoques, bien que souvent associés à des environnements intestinaux, sont
fréquemment isolés de l'eau de mer et des sédiments marins, révélant une persistance notable
dans les milieux aquatiques. Leur présence dans ces écosystèmes est un indicateur clé de la
qualité microbiologique de l'eau et soulève des questions cruciales sur la contamination fécale
et la santé environnementale. (Clausen et al., 1977 ; Edberg et al., 1997 ; OMS, 2000)
Les entérocoques, notamment Enterococcus faecalis et Enterococcus faecium, sont des agents
pathogènes opportunistes responsables d'infections nosocomiales sévères. Ces bactéries
peuvent provoquer des infections urinaires, des bactériémies, des endocardites et des infections
des plaies, particulièrement préoccupantes en raison de leur résistance croissante aux
antibiotiques. Leur présence dans l'environnement marin souligne non seulement les risques
pour la santé humaine via les activités récréatives, mais aussi le potentiel de dissémination de
gènes de résistance dans les écosystèmes aquatiques. (Luciana Furlaneto- Maia et al, 2013).
Nos résultats ont montré une sensibilité à deux antibiotiques appartenant à la famille des
Aminosides : Amikacine et Gentamicine avec un taux de résistance très faible (Taux de
sensibilité de 83,72 % pour la Gentamicine). Nos résultats vont dans le sens de ceux d’A.
Chaachaou (2021) et I. Boutrouas et A. Kara (2022) qui ont également observé une
sensibilité significative pour ces deux antibiotiques. L'étude de L. Agran et al. (2023) a
également montré une sensibilité totale à la Gentamicine. En revanche, Guessoum et H.
Mokeddem (2019) ont trouvé une sensibilité faible, tandis que Kacimi et T. Ouazzi (2018)
ont rapporté une sensibilité réduite.
La résistance aux antibiotiques est un problème majeur de santé publique, en particulier dans le
traitement des infections entérococciques chez les patients immunodéprimés (Kayser, 2003).
L'analyse du profil de résistance de nos isolats révèle une résistance alarmante à la Céfalexine,
avec un taux de 100%. Ce constat contraste fortement avec les résultats de I. Bouatrous et A.
Kara (2022), qui n'ont pas observé une telle résistance ainsi que l’étude de 2021 de A.
Chaaouchaa qui a rapporté une absence totale de résistance. Les entérocoques sont souvent
considérés comme naturellement résistants aux antibiotiques de la famille des Bêta-lactames
(Kak et Chow, 2002). Concernant d'autres antibiotiques de cette famille, notre étude a indiqué
une résistance de 82,35 % au Céftazidime, ce qui est en contradiction avec les études
précédentes d'A. Chaaouchaa (2021) et I. Bouatrous et A. Kara (2022). Pour la Pénicilline
Précédent

Caractérisation et évaluation de la virulence et de la résistance aux antibiotiques chez les entérocoques isolés dans le milieu marin - 111/154

Suivant