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années comme plateforme pour la délivrance locale de molécules actives. On parle de pansements
techniques dits « avancés ». Ils sont constitués de divers biomatériaux, et les substances dont ils
sont imprégnés agissent directement ou indirectement sur le processus de cicatrisation .
L’accélération et l’amélioration de la régénération de la peau permet de lui rendre son intégrité,
ses fonctions protectrice et homéostatique, de réduire les temps des soins, les rechutes et le coût
de prise en charge.[17].
1.28. L'utilisation du chitosane sous forme d'hydrogel
1.28.1. Définition d'un hydrogel
On peut définir un gel comme « un réseau constitué de chaînes polymères interconnectées et
gonflées par un solvant dont la concentration est supérieure à 90% »
Un gel ne doit pas se dissoudre dans son solvant, et ne doit pas fluer sous son propre poids, même
après plusieurs heures. On qualifie d’« hydrogels » les gels dont le réseau polymère est gonflé par
l’eau. Il faut toutefois différencier les gels hydrogels de type chimique des hydrogels
physiques.[35].
L’hydrogel chimique se caractérise par la nature covalente des liaisons constituant le réseau
tridimensionnel. Du fait de la présence de ces liaisons covalentes, les hydrogels chimiques ne sont
ni thermoréversibles (retour à l’état liquide par chauffage impossible), ni solvoréversibles
(dissolution dans le solvant initial impossible). L’hydrogel physique quant à lui présente un réseau
polymère dont les nœuds de réticulation sont uniquement de nature physique, comme des liaisons
hydrogènes, des interactions de Van der Waals (liaisons hydrophobes), des interactions ioniques
ou encore la formation de zones cristallines. Ce type de liaison étant de plus faible énergie que les
liaisons covalentes, les hydrogels physiques sont souvent réversibles, selon les conditions de
température et de pH.[35].
1.28.2. Cas des hydrogels physiques de chitosane
Nous nous intéresserons ici uniquement à la description des hydrogels physiques de chitosane
obtenus sans agents réticulants, puisque l’utilisation d’agents réticulants (souvent toxiques) peut
porter préjudice à la biocompatibilité finale du dispositif médical. De plus l’élaboration
d’hydrogels par la voie chimique ne permet pas de conserver la structure physique du chitosane et
donc ses propriétés biologiques.
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