11 • Transitions de phase (II)
219
11.1.2 Construction de Maxwell et point critique
Nous allons considérer un fluide qui peut être décrit par l’équation (15). Comme dans
le cas des gaz parfaits, les trois variables thermodynamiques P, T et V sont reliées entre
elles par une équation d’état qui est ici l’équation de van der Waals (nous supposons
que le nombre de particules N est constant). Nous allons étudier quelques propriétés du
fluide dans le plan P-V. Pour cela, nous allons tracer les isothermes (courbes à température constante) données par l’équation (15) (figure 1). On observe que les courbes sont
monotones au dessus d’une température égale à T c alors qu’elles présentent un maximum et un minimum local au dessous de T c . Cette ondulation intermédiaire sépare deux
régions où le fluide a des propriétés physiques très différentes : à gauche de l’ondulation (petites valeurs de V), le système est dans une phase liquide caractérisée par une
faible compressibilité (i.e. une grande valeur de
∂P
∂V
T,N
) alors qu’à droite (grandes
valeurs de V), le système est un gaz. Rappelons en effet que la compressibilité isotherme
vaut −
1
V
∂V
∂P
T,N
. Pour T > T c , il n’y a pas de distinction possible entre l’état gazeux
et l’état liquide. Pour la courbe correspondant à T = T c , l’ondulation disparaît et l’on
observe juste un point d’inflexion. C’est le point critique dont nous avons parlé dans la
section 10.1.
P / P c
T / T c
T > T c
T < T c
T < T c
T > T c
T = T c
Figure 11.1
c
Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.
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11.1.2 Construction de Maxwell et point critique
Nous allons considérer un fluide qui peut être décrit par l’équation (15). Comme dans
le cas des gaz parfaits, les trois variables thermodynamiques P, T et V sont reliées entre
elles par une équation d’état qui est ici l’équation de van der Waals (nous supposons
que le nombre de particules N est constant). Nous allons étudier quelques propriétés du
fluide dans le plan P-V. Pour cela, nous allons tracer les isothermes (courbes à température constante) données par l’équation (15) (figure 1). On observe que les courbes sont
monotones au dessus d’une température égale à T c alors qu’elles présentent un maximum et un minimum local au dessous de T c . Cette ondulation intermédiaire sépare deux
régions où le fluide a des propriétés physiques très différentes : à gauche de l’ondulation (petites valeurs de V), le système est dans une phase liquide caractérisée par une
faible compressibilité (i.e. une grande valeur de
∂P
∂V
T,N
) alors qu’à droite (grandes
valeurs de V), le système est un gaz. Rappelons en effet que la compressibilité isotherme
vaut −
1
V
∂V
∂P
T,N
. Pour T > T c , il n’y a pas de distinction possible entre l’état gazeux
et l’état liquide. Pour la courbe correspondant à T = T c , l’ondulation disparaît et l’on
observe juste un point d’inflexion. C’est le point critique dont nous avons parlé dans la
section 10.1.
P / P c
T / T c
T > T c
T < T c
T < T c
T > T c
T = T c
Figure 11.1
c
Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.
