CHAPITRE I : SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
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Les zones de niche comprennent les caissons de prise d’eau mer ‘sea chests’, les propulseurs
d'étrave ‘bow thrusters’, les gouvernails ‘rudders’, les hélices ‘propellers’, les quilles de roulis
‘bilge keels’ et les anodes ‘anodes’ et sont considérées depuis un certain temps comme contribuant
de manière importante à l'encrassement des navires (Fig.12, (RAINER, 1995); COUTTS (1999).
Les coffres de prise d’eau de mer (conçus pour faciliter le pompage de l'eau de mer à bord d'un
navire) ont fait l'objet d'une attention particulière (GOLLASCH, 2002; COUTTS et al., 2003;
MCDONALD, 2012).
L’importance de ces zones de niches comme vecteur à haut risque de bioinvasion réside dans les
conditions favorables qu'offrent certaines niches, qui peuvent toutefois donner lieu à des " points
chauds " de salissure biologique (SYLVESTER et MACISAAC, 2010). Ce phénomène a été
reconnu dans un nombre limité d'études portant sur l'étendue et le type de salissure dans des niches
particulières (COUTTS et TAYLOR, 2004; DAVIDSON et al., 2009), telles que les coffres de
prise de l’eau de mer (COUTTS et al., 2003; COUTTS et DODGSHUN, 2007). Dans son étude
de quantification de l’étendu de la zone de niche dans la flotte mondiale des bateaux de commerce,
MOSER et al. (2017) ont estimé la surface de cette zone à 10 % de la surface mouillée totale
(WSA) de la flotte mondiale, disponible pour la colonisation par le biote (32,9969 ×10
3
m
2
), ce
qui est énorme du fait que cette surface est la partie la plus abritée du navire.
Dans une étude sur un ferry de passagers en Australie, COUTTS et al. (2003) ont découvert que
les coffres de prise d’eau de mer abritaient un certain nombre d'espèces ; y compris des espèces
mobiles, que l'on ne trouvait pas sur d'autres parties de la coque. Il s'agissait notamment de
spécimens adultes de crabe vert européen (Carcinus maena) qui n'étaient plus en mesure de
s'échapper par la grille recouvrant le coffre de mer, et dont les femelles portaient des œufs. Ils en
concluent que les coffres de prise d’eau de mer, en particulier ceux des navires tels que les bateaux
de croisière visitant des zones sensibles, représentent un risque sérieux pour la biosécurité. De
même, MCDONALD (2012) a rapporté la détection de 201 individus de la moule envahissante
Perna viridis sur un navire de guerre “HMAS Arunta” alors qu’il était amarré dans les eaux
tempérées du Garden Island en Australie occidentale (WA). L’examen plus approfondi de ce
navire et d'un navire voisin a révélé l'existence d'une petite population fondatrice de 197 individus
qui s'était récemment établie à l'intérieur de l'un des coffres de mer du navire (sea chests). Les
estimations de la croissance ont indiqué que les moules de taille moyenne dans le coffre de mer
avaient entre 37,1 et 71 jours.
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Les zones de niche comprennent les caissons de prise d’eau mer ‘sea chests’, les propulseurs
d'étrave ‘bow thrusters’, les gouvernails ‘rudders’, les hélices ‘propellers’, les quilles de roulis
‘bilge keels’ et les anodes ‘anodes’ et sont considérées depuis un certain temps comme contribuant
de manière importante à l'encrassement des navires (Fig.12, (RAINER, 1995); COUTTS (1999).
Les coffres de prise d’eau de mer (conçus pour faciliter le pompage de l'eau de mer à bord d'un
navire) ont fait l'objet d'une attention particulière (GOLLASCH, 2002; COUTTS et al., 2003;
MCDONALD, 2012).
L’importance de ces zones de niches comme vecteur à haut risque de bioinvasion réside dans les
conditions favorables qu'offrent certaines niches, qui peuvent toutefois donner lieu à des " points
chauds " de salissure biologique (SYLVESTER et MACISAAC, 2010). Ce phénomène a été
reconnu dans un nombre limité d'études portant sur l'étendue et le type de salissure dans des niches
particulières (COUTTS et TAYLOR, 2004; DAVIDSON et al., 2009), telles que les coffres de
prise de l’eau de mer (COUTTS et al., 2003; COUTTS et DODGSHUN, 2007). Dans son étude
de quantification de l’étendu de la zone de niche dans la flotte mondiale des bateaux de commerce,
MOSER et al. (2017) ont estimé la surface de cette zone à 10 % de la surface mouillée totale
(WSA) de la flotte mondiale, disponible pour la colonisation par le biote (32,9969 ×10
3
m
2
), ce
qui est énorme du fait que cette surface est la partie la plus abritée du navire.
Dans une étude sur un ferry de passagers en Australie, COUTTS et al. (2003) ont découvert que
les coffres de prise d’eau de mer abritaient un certain nombre d'espèces ; y compris des espèces
mobiles, que l'on ne trouvait pas sur d'autres parties de la coque. Il s'agissait notamment de
spécimens adultes de crabe vert européen (Carcinus maena) qui n'étaient plus en mesure de
s'échapper par la grille recouvrant le coffre de mer, et dont les femelles portaient des œufs. Ils en
concluent que les coffres de prise d’eau de mer, en particulier ceux des navires tels que les bateaux
de croisière visitant des zones sensibles, représentent un risque sérieux pour la biosécurité. De
même, MCDONALD (2012) a rapporté la détection de 201 individus de la moule envahissante
Perna viridis sur un navire de guerre “HMAS Arunta” alors qu’il était amarré dans les eaux
tempérées du Garden Island en Australie occidentale (WA). L’examen plus approfondi de ce
navire et d'un navire voisin a révélé l'existence d'une petite population fondatrice de 197 individus
qui s'était récemment établie à l'intérieur de l'un des coffres de mer du navire (sea chests). Les
estimations de la croissance ont indiqué que les moules de taille moyenne dans le coffre de mer
avaient entre 37,1 et 71 jours.
