CHAPITRE I : SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
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nouvel environnement. Il est aussi important de reconnaitre que même les produits de la pêche non
vivants peuvent être porteurs d’agents pathogènes, comme les virus qui peuvent nuire à
l’environnement hôte une fois qu’ils sont libérés.
I.6.2 La Mariculture
La mariculture est un vecteur qui a contribué à l’explication de la présence des espèces non
indigènes dans le monde et particulièrement dans le bassin méditerranéen. Pour montrer l’ampleur
de ce vecteur nous citons l’exemple des deux mollusques très commercialisés en Méditerranée :
l’huitre américaine et la palourde japonaise. Effectivement, la demande croissante en poissons et
en mollusques exotiques, dictée par le marché, et le déclin des pêcheries sauvages ont entraîné un
essor de l'aquaculture marine (mariculture) le long des côtes de la Méditerranée au cours des 40
dernières années (GÉRARD, 1978). La production de coquillages a augmenté de façon
exponentielle, et deux mollusques commercialement importants : l'huître américaine Crassostrea
gigas et la palourde japonaise Ruditapes philippinarum ont été intentionnellement introduites en
Méditerranée à la fin dans les années 1960 et 1970, respectivement (MARCHINI et al., 2008). A
cela, s’ajoute le transport sans restriction d'huîtres exotiques commercialement importantes en
méditerranée, qui a également entraîné de nombreuses introductions involontaires de pathogènes,
de parasites et d'espèces nuisibles (GALIL et al., 2018b).
Les exploitations ostréicoles ont servi de porte d'entrée dans les eaux côtières de la Méditerranée
pour d'autres espèces associées ainsi que pour des espèces nuisibles. A l'étang de Thau, par
exemple, l'algue brune Sargassum muticum s'est répandue au détriment de l'algue autochtone
Cystoseira barbata en empêchant la pénétration de la lumière et inhibant ainsi la croissance et le
recrutement de l'espèce indigène (KNOEPFFLER-PEGUY et al., 1985). De même, Crepidula
fornicata, originaire de la côte atlantique de l'Amérique du Nord, est également arrivée avec des
animaux de culture dans les parcs à moules près de Toulon (France) en 1957 (BLANCHARD,
1997). Les copépodes parasites, tels que Crepidula fornicata et Myicola ostreae, et le dinoflagellé
toxique Alexandrium catanella sont des exemples d'espèces exotiques associées, introduites dans
certaines zones qui peuvent rendre les mollusques commerciaux et d'autres espèces impropres à la
consommation humaine (ZENETOS et al., 2005).
De même, en mer de chine méridionale qui est un centre régional de grande biodiversité marine et
côtière et également l'une des régions de mariculture et de pêche maritime les plus importantes au
monde, on a recensé de nombreuses espèces non indigènes introduites dans cette mer en raison de
l'augmentation de la production de la mariculture et des récoltes de la pêche. Effectivement,
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