Chapitre III : Bio-surveillance des espèces non-indigènes de biofouling dans le port
d’Alger
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substrat, voir même aux caractéristiques biogéographiques des deux régions “mer d’Alboran” et
“l’ouest méditerranéen”.
Dans leur inventaire sur les espèces introduites en Algérie, Grimes et al. 2018 ont enregistrés 39
ENIs et 11 espèces cryptogéniques. Malgré qu’il y ait eu quelques nouveaux signalements d’ENIs
sur la côte algérienne (BACHETARZI et al., 2019; BENABDI, 2019; BENSARI et al., 2020), le
nombre réel d’ENIs reste largement sous-estimé en raison de : a) manque d’investigations à ce
sujet, b) manque de taxonomistes et d’experts, c) l’innéxistance de programme de suivi et de
surveillance des ENIs dans les ports de l’Algérie. La nécessité de cette surveillance des ports est
indiscutable, elle fournira des informations prémordiales pour la construction d’un état référenteil
« 0 » sur lequel d’autres études ( répartition spatio-temporelle des ENIs, Impact sur la biodiversité
marine…etc) à grande échelle se baseront.
III.4 Conclusion
L’éradication des espèces invasive des écosystèmes indigènes reste un défi majeur des biologistes
des invasions. A ce jour, il existe très peu de programme d’éradication d’espèces invasives réussi.
L’exemple le plus réussi est celui de l’Australie, concernant la moule Mytilopsis sallei introduite
à Darwin (Australie) par les coques des navires (FERGUSON, 1999). De ce fait, prévoir les
nouvelles invasions est le moyen le plus efficace de lutter contre cette dernière. Cependant la
capacité à prévoir les nouvelles introduction ou invasions est aussi un des principaux défis
auxquels sont confrontés les biologistes spécialistes des invasions. En Algérie, les ports et les
marinas constituent une porte d’entrée importante des espèces non-indigène et/ou invasives et
nécessitent une attention particulière. Le port de pêche d’Alger est un environnement propice pour
le suivi des espèces non indigènes, de par sa connexion au port commercial d’Alger.
La présente étude a recensé 08 espèces non indigènes et 03 espèces cryptogéniques: 03 ENIs et 01
cryptogénique de crustacés, 01 ENI de spongiaires, 02 ENIs et 01 cryptogénique de bryozoaires,
02 ENIs et 01 cryptogénique d’ascidies. L’étude a recensé 06 espèces non indigènes et/ou
cryptogéniques qui n’ont jamais fait l’objet d’un signalement en Algérie, à savoir : les deux
isopodes Dynamene edwardsi, Paranthura japonica ; les deux bryozoaires Tricellaria inopinata
et Watersipora subtorquata ; les deux ascidies Clavelina lepadiformis et Styela plicata. Quatre
espèces parmi elle, ont un impact potentiel néfaste sur la biodiversité et/ou l’économie et la santé
humaine. Ce nombre ne reflète pas le nombre réel d’espèces introduites au port d’Alger, du fait
que l’échantillonnage était limité en termes de temps, substrat, profondeur et identification des
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