Introduction générale
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Introduction générale
a) Problématique des espèces aquatiques envahissantes
La perte de la biodiversité mondiale et les changements environnementaux qui en découlent sont
due en grande partie à l’introduction d’espèces à travers les barrières biogéographiques par des
mécanismes humains (SIMBERLOFF et al., 2013; LEWIS et MASLIN, 2015; PYŠEK et al.,
2020). L'importance de la diversité marine côtière a été soulignée dans le cadre de la déclaration
ministérielle de la Convention sur la diversité biologique (CDB) lors de la conférence des parties
réunie à Jakarta en 1995 (le mandat de Jakarta) (UNEP, 2000). Il est largement admis que la gestion
des introductions d'espèces non indigènes doit être fondée sur l'approche de précaution et se
concentrer principalement sur la gestion des voies d'invasion (HEWITT et al., 2004b; FINNOFF
et al., 2007; LODGE et al., 2016). Reconnaissant le besoin urgent de s'attaquer aux impacts des
espèces non indigènes, la CDB stipule que chaque partie contractante doit, dans la mesure du
possible et selon qu'il convient, de : " empêcher l'introduction, contrôler ou éradiquer les espèces
exotiques qui menacent les écosystèmes, les habitats ou les espèces " (UNEP, 1994). Le plan
stratégique révisé de la CDB pour 2011-2020 propose que "d'ici 2020, les espèces exotiques
envahissantes et leurs voies d'introduction soient identifiées et classées par ordre de priorité, que
les espèces prioritaires soient contrôlées ou éradiquées et que des mesures soient mises en place
pour gérer les voies d'introduction afin de prévenir leur introduction et leur établissement" (UNEP,
2011).
Dans le mers d’Europe par exemple (mer Méditerranée, mer Noire, mer du Nord, mer Baltique,
l’Atlantique) et selon le système d'information marine pour l’Europe, 1223 espèces non-indigènes
(ENIs) ont été introduites en mers d'Europe entre 1949 et 2019 (KORPINEN et al., 2021). Le
nombre des ENIs est le plus élevé en mer Méditerranée, où 69 % de tous les ENIs ont été
enregistrés, 21 % dans l'océan Atlantique Nord-Est, 5 % dans la mer Baltique et 3 % dans la mer
Noire (AQUANIS, 2015; OSPAR, 2017; BARICHE et FRICKE, 2018) . Plus de 80 ENIs ont été
identifiées comme des "espèces exotiques envahissantes" ayant un fort potentiel d'impact sur la
biodiversité, ainsi que des conséquences économiques et sociales négatives (KORPINEN et al.,
2021). Aujourd’hui, plus de 53 % du littoral européen est habité par des ENIs envahissantes
(SHALOVENKOV, 2017; ZENETOS et al., 2017). Ces espèces envahissantes sont connues pour
leur impact sur d'autres espèces, les fonctions des écosystèmes et la modification des habitats
naturels. Le nombre moyen de nouvelles introductions d'ENIs enregistrées a ralenti, passant de 28
à 16 espèces par an entre 2006 et 2017 (KATSANEVAKIS et al., 2014b; KATSANEVAKIS et
al., 2016; TSIAMIS et al., 2018; KORPINEN et al., 2021).
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Introduction générale
a) Problématique des espèces aquatiques envahissantes
La perte de la biodiversité mondiale et les changements environnementaux qui en découlent sont
due en grande partie à l’introduction d’espèces à travers les barrières biogéographiques par des
mécanismes humains (SIMBERLOFF et al., 2013; LEWIS et MASLIN, 2015; PYŠEK et al.,
2020). L'importance de la diversité marine côtière a été soulignée dans le cadre de la déclaration
ministérielle de la Convention sur la diversité biologique (CDB) lors de la conférence des parties
réunie à Jakarta en 1995 (le mandat de Jakarta) (UNEP, 2000). Il est largement admis que la gestion
des introductions d'espèces non indigènes doit être fondée sur l'approche de précaution et se
concentrer principalement sur la gestion des voies d'invasion (HEWITT et al., 2004b; FINNOFF
et al., 2007; LODGE et al., 2016). Reconnaissant le besoin urgent de s'attaquer aux impacts des
espèces non indigènes, la CDB stipule que chaque partie contractante doit, dans la mesure du
possible et selon qu'il convient, de : " empêcher l'introduction, contrôler ou éradiquer les espèces
exotiques qui menacent les écosystèmes, les habitats ou les espèces " (UNEP, 1994). Le plan
stratégique révisé de la CDB pour 2011-2020 propose que "d'ici 2020, les espèces exotiques
envahissantes et leurs voies d'introduction soient identifiées et classées par ordre de priorité, que
les espèces prioritaires soient contrôlées ou éradiquées et que des mesures soient mises en place
pour gérer les voies d'introduction afin de prévenir leur introduction et leur établissement" (UNEP,
2011).
Dans le mers d’Europe par exemple (mer Méditerranée, mer Noire, mer du Nord, mer Baltique,
l’Atlantique) et selon le système d'information marine pour l’Europe, 1223 espèces non-indigènes
(ENIs) ont été introduites en mers d'Europe entre 1949 et 2019 (KORPINEN et al., 2021). Le
nombre des ENIs est le plus élevé en mer Méditerranée, où 69 % de tous les ENIs ont été
enregistrés, 21 % dans l'océan Atlantique Nord-Est, 5 % dans la mer Baltique et 3 % dans la mer
Noire (AQUANIS, 2015; OSPAR, 2017; BARICHE et FRICKE, 2018) . Plus de 80 ENIs ont été
identifiées comme des "espèces exotiques envahissantes" ayant un fort potentiel d'impact sur la
biodiversité, ainsi que des conséquences économiques et sociales négatives (KORPINEN et al.,
2021). Aujourd’hui, plus de 53 % du littoral européen est habité par des ENIs envahissantes
(SHALOVENKOV, 2017; ZENETOS et al., 2017). Ces espèces envahissantes sont connues pour
leur impact sur d'autres espèces, les fonctions des écosystèmes et la modification des habitats
naturels. Le nombre moyen de nouvelles introductions d'ENIs enregistrées a ralenti, passant de 28
à 16 espèces par an entre 2006 et 2017 (KATSANEVAKIS et al., 2014b; KATSANEVAKIS et
al., 2016; TSIAMIS et al., 2018; KORPINEN et al., 2021).
