Chapitre III : Bio-surveillance des espèces non-indigènes de biofouling dans le port
d’Alger
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navires, favorisant leur installation et leur établissement dans les ports et créant ensuite des zones
sensibles pour les ENIs. Il a longtemps été considéré que les grands ports commerciaux sont les
principales plaques tournantes des ENIs, en raison du transit des navires transocéaniques, tandis
que les petits bateaux sont impliqués dans leur propagation secondaire dans les marinas et les zones
voisines (MINCHIN et al., 2006; FLOERL et al., 2009; ZABIN et al., 2014; MARCHINI et al.,
2015a).
En Algérie, de nombreuses espèces introduites ont été signalées le long des 1622 kilomètres de
côte. Cependant , très peu d’études ont ciblé la biodiversité dans les ports (MANTE et al., 2003;
REBZANI-ZAHEF, 2003; GRIMES et al., 2010), et seulement trois études ont mis le point sur la
problématique des espèces non-indigènes dans les ports Algériens (BOUDA et al., 2016; BOUDA
et al., 2017; BENSARI et al., 2020).
Ce chapitre vise à : (i) relever la présence des ENIs dans le port de pêche d'Alger, qui est considéré
comme l’un des plus vieux ports en Algérie ; (ii) contribuer à la connaissance et l’identification
des espèces non indigènes sur la côte algérienne et dans le sud de la Méditerranée ; et (iii) établir
un ensemble de données de base pour les évaluations futures des ENIs dans les ports algériens.
La première partie de ce chapitre traitera la méthodologie de l’échantillonnage et de l’identification
du fouling au port d’Alger. Nous présentons par la suite les résultats obtenus par l’identification
des espèces récoltées avec une présentation de chaque espèce identifiée, son signalement en
Algérie, son écologie et son impact potentiel sur la biodiversité et/ou la santé humaine. Ensuite,
nous aborderons l’abondance des espèces de crustacés (microfouling) et des espèces de
macrofouling, et nous finirons par une conclusion sur l’étude réalisée. Nous tenons à préciser que
le but principal de cette étude est l'identification des taxons introduits au port de pêche d’Alger.
Le choix du port de pêche d’Alger dans le cadre de cette étude, vient suite aux restrictions imposées
aux ports commerciaux d’Arzew et d’Alger, et qui ne permettait pas d’accéder à ces derniers, pour
réaliser notre échantillonnage biologique.
III.2 Méthodologie
La récolte du matériel biologique s’est effectué au port de pêche d’Alger durant la période
printanière de 2021, en raison des restrictions imposées au port commercial, mais aussi en raison
de la connectivité du port de pêche avec l’environnement portuaire du port commercial d’Alger
(Fig.III.1). L’échantillonnage s'est concentré uniquement sur les structures flottantes (par exemple
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