Chapitre II : Modélisation du risque d’introduction des espèces non-indigènes par le
biofouling des coques des navires: Cas d’étude du port d’Arzew
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Note: BS-24:Baltic Sea/BS-44: Black Sea/CTNA-37: Gulf of St. Lawrence-Eastern/CTNA-38: Southern Grand Banks–
South/CTNA-41: Virginian/CTNP-49: Sea of Japan/GG-83: Gulf of Guinea Central/GG-86: Angolan/L-27:South European
Atlantic Shelf/L-28: Saharan Upwelling/L-29: Azores Canaries Madeira/MED-30: Adriatic Sea/MED-31: Aegean Sea/MED-32:
Levantine Sea/MED-33: Tunisian Plateau/Gulf of Sidra/MED-34: Ionian Sea/MED-35: Western Mediterranean/MED-36: Alboran
Sea/NES-22: Southern Norway/NES-24: Baltic Sea/NES-25: North Sea/NES-26: Celtic Seas/PSGA-87: Northern and Central Red
Sea/SA-90:Arabian (Persian) Gulf/SS-117: Sunda Shelf/Java Sea/SS-118: Malacca Strait/TNA-63: Bahamian/TNA-64: Eastern
Caribbean/TNA-65: Greater Antilles/TSA-75: Northeastern Brazil/WAT-80: Sahelian Upwelling/WTNA-42: Carolinian/WTNA43: Northern Gulf of Mexico/WTNP-51: Central Kuroshio Current/WTNP-52: East China Sea/WTSA-180: Southeastern
Brazil/WTSA-181: Rio Grande/WTSA-182: Rio de la Plata/WTSA-176: Humboldtian.
Les biorégions de la mer méditerranée MED-34, MED-31 et MED-35, respectivement : “mer
Ionienne ”, “mer d’Egée” et “l’ouest méditerranéen” occupent un statut de très élevé dans la
probabilité d’invasion (Pij (Inv)=0.015, 0.03 et 0.07 respectivement), avec une contribution relative
de 54.9% (𝑃 𝑖𝑗 = 𝑃 𝑖𝑗 (𝐼𝑛𝑣)/ ∑ 𝑃 𝑖𝑗 (𝐼𝑛𝑣)
𝑖
) dans 402 voyages. La vitesse moyenne des navires en
provenance de ces trois écorégions est de 7.05 nœuds, et la durée moyenne de séjour des navires
est de 2.56 jours. Les écorégions méditerranéennes montrent une grande similarité
environnementale entre elles, favorisant ainsi l’établissement du biote introduit par le processus
de l’introduction secondaire. La similarité environnementale entre ces trois écorégions et la mer
d’Alboran est très élevé (D² = 3.64, 10.16, 5.25 respectivement)(Fig.II.20), à qui s’ajoute la grande
probabilité de survie du fouling transporté par la coque des navires (0.11 ≤P survival
V
≤ 0.99). Ces
résultats peuvent être interprété comme suit : si une espèce à caractère invasif vient d’être
introduite par la coque d’un navire à l’un des ports méditerranéens et qu’elle réussisse à s’établir,
elle ne tardera pas à envahir toute la méditerranée en si peu de temps et en particulier la mer
d’Alboran. Ces propos sont consolidés par les résultats de FERRARIO et al. (2019a) qui ont
relevés 33 espèces de fouling introduites à 20 marinas en France, Italie, Malte, Grèce, et en
Turquie, ces espèces serait probablement introduites par les coques des navires de commerce. Les
ports des biorégions (MED-30 à MED-36) sont connus comme étant des hubs, qui reçoivent des
arrivées en provenance de l’Asie. En tenant compte de la similarité environnementale de la
Méditerranée avec certaines mers d’Asie (Mer du Japon, Golf d’Aqaba) et du processus de
l’introduction secondaire des ENIs, ces écorégions pourraient constituer un risque majeur pour
l’ouest méditerranéen, notamment les écosystèmes insulaires et les aires marines protégée de la
région. Ce classement est en adéquation avec celui de (ZENETOS et al., 2020) qui a classé le Gulf
de Saronikos en Grèce comme un « point chaud » de la bioinvasion en méditerranée avec 89
espèces non-indigènes dont 55 espèces établies et 8 espèces invasives.
Les deux biorégions L-27 et NES-25, “ Plateau de l'Atlantique sud européen ” et “la Mer du Nord”
sont classées parmi les zones à très haut risque d’invasion, sur la base des résultats de cette étude.
Leur probabilité d’invasion respective est de Pij(Inv) =0.021 et 0.028 pour un nombre de voyages
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La biosalissure « biofouling » de la coque des navires, une menace pour la biodiversité du milieu marin - 110/217

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