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mesurer les concentrations de métaux, ne permettait pas d'évaluer la biodisponibilité de ces
éléments en traces ni de prédire leur impact sur les organismes. C'est dans ce contexte que
Goldberg (1975) a proposé l'utilisation d'organismes vivants pour évaluer la qualité de
l'environnement, donnant ainsi naissance au concept d'indicateur biologique ou bioindicateur.
Les bio indicateurs sont précieux car ils révèlent les déséquilibres au sein des écosystèmes et
permettent de détecter rapidement les modifications, naturelles ou provoquées, de ces
écosystèmes. Leur sélection repose sur une connaissance approfondie de leur biologie, y
compris leur mode de vie, leur stratégie de nutrition, leur reproduction et leur croissance. Les
espèces choisies pour la surveillance environnementale doivent répondre à plusieurs critères :
- Elles doivent être sédentaires pour refléter fidèlement la région où elles se développent.
- Leur durée de vie doit être compatible avec les variations temporelles que l'on souhaite
mesurer.
- Elles doivent être largement répandues géographiquement, abondantes et présentes tout
au long de l'année.
- Elles doivent avoir une taille suffisamment grande pour fournir des échantillons de
tissus en quantité adéquate pour les analyses.
- Elles doivent avoir une capacité d'accumulation vis-à-vis des substances considérées.
- Leur prélèvement doit être facile à réaliser.
De nombreux organismes marins, tels que les bivalves, accumulent des contaminants à des
concentrations très élevées dans leurs tissus. Ce processus d'accumulation dépend des taux
d'assimilation, d'excrétion et de stockage de chaque élément.
Le concept d'organisme sentinelle, comme le "Mussel Watch", repose sur des recherches
portant sur les modèles de métabolisme des contaminants chez les bivalves. Cependant, les
limites de ce concept, notamment l'utilisation d'une seule espèce pour surveiller
l'environnement, ont été soulignées dans de nombreuses études. Ainsi, l'utilisation de plusieurs
espèces, représentant différents niveaux trophiques, est devenue progressivement nécessaire
pour une évaluation plus complète de l'impact des contaminants sur l'environnement.
I.3 Les impacts et les risques des
polluants métalliques
I.3.1 L’écotoxicité aquatique et terrestre des métaux :
L'écotoxicité, qui est la nocivité pour les écosystèmes, peut résulter de la présence de métaux
lourds, dont les effets sont particulièrement préoccupants. Ces métaux, bien que présents
naturellement dans l'environnement à des concentrations faibles, peuvent causer des dommages
considérables lorsqu'ils sont libérés en quantités excessives par les activités humaines.
Une fois dans l'eau, les métaux lourds peuvent avoir des effets néfastes sur les organismes
aquatiques en perturbant leur physiologie, leur reproduction, leur croissance et leur
comportement. De plus, ces métaux ont tendance à s'accumuler dans les tissus des organismes
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Analyse et géolocalisation des risques liés aux émissions industrielles et urbaines en zone littorale - 22/107

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