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chlorures et hydroxydes) ainsi que des composés organiques (comme ceux présents dans la
matière organique dissoute), qui agissent en tant que ligands capables de former des complexes
avec les ions métalliques. Ce processus est appelé complexation inorganique dans le premier
cas et complexation organique dans le second.
Pour que les métaux présents dans les différents compartiments de l'environnement aquatique
aient un effet sur les organismes, ils doivent être dans une forme chimique qui leur permette
d'atteindre leurs cibles biologiques, c'est-à-dire qu'ils doivent être biodisponibles. La
biodisponibilité des métaux peut être définie de différentes manières :
Selon Newman et Jagoe (1994), la biodisponibilité désigne la capacité d'un contaminant à être
assimilé et/ou adsorbé par un organisme vivant.
Selon Campbell (2004), un métal est considéré comme biodisponible s'il est assimilé par un
organisme et peut avoir un effet sur celui-ci. Les effets biologiques des métaux sont souvent
liés à la concentration des ions métalliques libres (Mn+), ainsi qu'à celle de certaines formes
complexées avec des ligands inorganiques et organiques. Des modèles tels que les Biotic
Ligand Models sont développés pour évaluer la toxicité des métaux dans des conditions
physico-chimiques spécifiques.Les espèces aquatiques peuvent être plus ou moins tolérantes
aux variations de leur environnement. Les espèces sténoèces sont sensibles à de faibles
variations des conditions environnementales, tandis que les espèces euryèces tolèrent des
variations importantes. Toutes les modifications des concentrations de métaux dans le milieu
peuvent affecter la biodiversité. Les bio indicateurs écologiques, tels que les organismes
aquatiques indicateurs de pollution, sont utilisés pour diagnostiquer le niveau de contamination
d'un milieu.
Les activités humaines entraînent des pollutions métalliques en concentrant certaines espèces
métalliques dans des zones précises. Les métaux ne sont pas assimilables par les organismes
vivants sous toutes leurs formes, donc la concentration totale en métal dans un environnement
ne permet pas de prédire l'impact toxique et la bioaccumulation. Pour estimer la biodisponibilité
d'un polluant, trois méthodes complémentaires sont utilisées :
Méthode chimique : elle décrit les différentes formes chimiques du contaminant dans le milieu
(spéciation des métaux).
Méthode chimique et biologique : elle mesure la concentration du polluant accumulé dans un
organisme exposé.
Méthode biologique : elle mesure la réponse toxique, enzymatique ou physiologique d'un
organisme à une exposition.
La détermination de la fraction de métal présente dans le système permet d'évaluer
l'accumulation potentielle de métaux chez les organismes
I.2.3 L’interaction des organismes marins :
Jusqu'au début des années 1970, la surveillance de la contamination métallique se limitait
principalement à l'analyse chimique de l'eau. Cette approche analytique, bien que précise pour
chlorures et hydroxydes) ainsi que des composés organiques (comme ceux présents dans la
matière organique dissoute), qui agissent en tant que ligands capables de former des complexes
avec les ions métalliques. Ce processus est appelé complexation inorganique dans le premier
cas et complexation organique dans le second.
Pour que les métaux présents dans les différents compartiments de l'environnement aquatique
aient un effet sur les organismes, ils doivent être dans une forme chimique qui leur permette
d'atteindre leurs cibles biologiques, c'est-à-dire qu'ils doivent être biodisponibles. La
biodisponibilité des métaux peut être définie de différentes manières :
Selon Newman et Jagoe (1994), la biodisponibilité désigne la capacité d'un contaminant à être
assimilé et/ou adsorbé par un organisme vivant.
Selon Campbell (2004), un métal est considéré comme biodisponible s'il est assimilé par un
organisme et peut avoir un effet sur celui-ci. Les effets biologiques des métaux sont souvent
liés à la concentration des ions métalliques libres (Mn+), ainsi qu'à celle de certaines formes
complexées avec des ligands inorganiques et organiques. Des modèles tels que les Biotic
Ligand Models sont développés pour évaluer la toxicité des métaux dans des conditions
physico-chimiques spécifiques.Les espèces aquatiques peuvent être plus ou moins tolérantes
aux variations de leur environnement. Les espèces sténoèces sont sensibles à de faibles
variations des conditions environnementales, tandis que les espèces euryèces tolèrent des
variations importantes. Toutes les modifications des concentrations de métaux dans le milieu
peuvent affecter la biodiversité. Les bio indicateurs écologiques, tels que les organismes
aquatiques indicateurs de pollution, sont utilisés pour diagnostiquer le niveau de contamination
d'un milieu.
Les activités humaines entraînent des pollutions métalliques en concentrant certaines espèces
métalliques dans des zones précises. Les métaux ne sont pas assimilables par les organismes
vivants sous toutes leurs formes, donc la concentration totale en métal dans un environnement
ne permet pas de prédire l'impact toxique et la bioaccumulation. Pour estimer la biodisponibilité
d'un polluant, trois méthodes complémentaires sont utilisées :
Méthode chimique : elle décrit les différentes formes chimiques du contaminant dans le milieu
(spéciation des métaux).
Méthode chimique et biologique : elle mesure la concentration du polluant accumulé dans un
organisme exposé.
Méthode biologique : elle mesure la réponse toxique, enzymatique ou physiologique d'un
organisme à une exposition.
La détermination de la fraction de métal présente dans le système permet d'évaluer
l'accumulation potentielle de métaux chez les organismes
I.2.3 L’interaction des organismes marins :
Jusqu'au début des années 1970, la surveillance de la contamination métallique se limitait
principalement à l'analyse chimique de l'eau. Cette approche analytique, bien que précise pour
