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2012 ; Rigaud et al., 2013 ; Shaw et al., 1990). Les transferts entre ces compartiments
définissent en partie leur cycle biogéochimique.
Dans le milieu côtier, les ETM peuvent être adsorbés sur de fines particules et ensuite se
déposer dans les sédiments (Buccolieri et al., 2006). Cette présence transforme les sédiments
en un puits ultime, mais aussi en une source secondaire de contaminants pour l'écosystème,
via des processus de diffusion et des perturbations physiques naturelles ou anthropiques (Pan
et Wang, 2012 ; Rigaud et al., 2013 ; Shaw et al., 1990 ; Singh et al., 2005). La répartition, la
mobilité et les formes chimiques des ETMM sont contrôlées par des processus physiques
(diffusion, remise en suspension, advection), chimiques (dissolution/précipitation,
complexation, sorption) et biologiques (bioirrigation, bioturbation, respiration) (ElbazPoulichet, 2005 ; Rigaud et al., 2013 ; Scholz et Neumann, 2007 ; Tankere-Muller et al., 2007).
I.1.5 Les ETM dans les sédiments
Les sédiments marins forment un ensemble varié et complexe. Un dépôt sédimentaire,
composé de matériaux détritiques minéraux et organiques, peut être classé en deux types
selon son origine : allochtone et autochtone. Les dépôts allochtones proviennent de l'érosion
des roches et des sols dans l'ensemble du bassin versant adjacent, représentant ainsi un
apport horizontal. En revanche, les dépôts autochtones résultent de la précipitation de
composés minéraux comme les carbonates ou de composés organiques tels que les algues
planctoniques mortes, constituant un apport vertical (Bonnet, 2000).
Le transport et le dépôt d'éléments traces métalliques (ETM) issus des rivières, associés à des
matières particulaires, conduisent à leur accumulation dans les sédiments marins. Ce
processus peut entraîner des concentrations élevées d'ETM dans les écosystèmes côtiers
pollués. Dans le milieu marin, les sédiments jouent un double rôle, à la fois comme puits et
comme source secondaire de contamination, influencés par les conditions physico-chimiques
(Kalnejais et al., 2010 ; Vdović et al., 2006).
Les sédiments se composent de deux phases distinctes : une phase solide, qui correspond au
sédiment proprement dit, et une phase liquide, appelée eau interstitielle. Ces deux phases
échangent continuellement de la matière, atteignant ainsi un état d'équilibre. Les éléments
traces métalliques (ETM) sont présents dans les sédiments sous différentes formes, associées
à diverses fractions sédimentaires. Ces formes incluent la liaison avec des carbonates, des
oxydes et hydroxydes de fer ou de manganèse, des silicates, la complexation avec des
matières organiques telles que les acides humiques, ou sous forme d'ions libres. Dans les
sédiments anoxiques, les ETM sont partiellement liés aux sulfures (Eggleton et Thomas, 2004
; Leleyter et al., 2012 ; Li et al., 2001 ; Peng et al., 2009).
Les différents composants présents dans les dépôts sédimentaires sont couramment appelés
phases porteuses.
2012 ; Rigaud et al., 2013 ; Shaw et al., 1990). Les transferts entre ces compartiments
définissent en partie leur cycle biogéochimique.
Dans le milieu côtier, les ETM peuvent être adsorbés sur de fines particules et ensuite se
déposer dans les sédiments (Buccolieri et al., 2006). Cette présence transforme les sédiments
en un puits ultime, mais aussi en une source secondaire de contaminants pour l'écosystème,
via des processus de diffusion et des perturbations physiques naturelles ou anthropiques (Pan
et Wang, 2012 ; Rigaud et al., 2013 ; Shaw et al., 1990 ; Singh et al., 2005). La répartition, la
mobilité et les formes chimiques des ETMM sont contrôlées par des processus physiques
(diffusion, remise en suspension, advection), chimiques (dissolution/précipitation,
complexation, sorption) et biologiques (bioirrigation, bioturbation, respiration) (ElbazPoulichet, 2005 ; Rigaud et al., 2013 ; Scholz et Neumann, 2007 ; Tankere-Muller et al., 2007).
I.1.5 Les ETM dans les sédiments
Les sédiments marins forment un ensemble varié et complexe. Un dépôt sédimentaire,
composé de matériaux détritiques minéraux et organiques, peut être classé en deux types
selon son origine : allochtone et autochtone. Les dépôts allochtones proviennent de l'érosion
des roches et des sols dans l'ensemble du bassin versant adjacent, représentant ainsi un
apport horizontal. En revanche, les dépôts autochtones résultent de la précipitation de
composés minéraux comme les carbonates ou de composés organiques tels que les algues
planctoniques mortes, constituant un apport vertical (Bonnet, 2000).
Le transport et le dépôt d'éléments traces métalliques (ETM) issus des rivières, associés à des
matières particulaires, conduisent à leur accumulation dans les sédiments marins. Ce
processus peut entraîner des concentrations élevées d'ETM dans les écosystèmes côtiers
pollués. Dans le milieu marin, les sédiments jouent un double rôle, à la fois comme puits et
comme source secondaire de contamination, influencés par les conditions physico-chimiques
(Kalnejais et al., 2010 ; Vdović et al., 2006).
Les sédiments se composent de deux phases distinctes : une phase solide, qui correspond au
sédiment proprement dit, et une phase liquide, appelée eau interstitielle. Ces deux phases
échangent continuellement de la matière, atteignant ainsi un état d'équilibre. Les éléments
traces métalliques (ETM) sont présents dans les sédiments sous différentes formes, associées
à diverses fractions sédimentaires. Ces formes incluent la liaison avec des carbonates, des
oxydes et hydroxydes de fer ou de manganèse, des silicates, la complexation avec des
matières organiques telles que les acides humiques, ou sous forme d'ions libres. Dans les
sédiments anoxiques, les ETM sont partiellement liés aux sulfures (Eggleton et Thomas, 2004
; Leleyter et al., 2012 ; Li et al., 2001 ; Peng et al., 2009).
Les différents composants présents dans les dépôts sédimentaires sont couramment appelés
phases porteuses.
