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Toutefois, la spéciation peut varier de manière importante en fonction des concentrations en
chlore et phosphore (Nriagu, 1974).
Équation 2: PbS + 2O² → PbSO₄ (s)
Les apports naturels de plomb dans l’environnement ne représentent qu’environ 4% des
émissions totales et se font essentiellement sous forme inorganique (Nriagu, 1978 ; 1979).
Les émissions de cet élément sont donc notamment liées à des activités anthropiques,
l’industrie minière, la métallurgie et la sidérurgie représentant environ 80% des émissions de
Pb dans l’environnement (Nriagu, 1979 ; Fergusson, 1990 ; Nriagu, 1991 ; Bouchereau, 1992
; Nriagu, 1996).
b. L’utilisation du Pb par l’homme dans les cycles biologiques et sa toxicité
L'homme utilise le plomb depuis plus de 7000 ans en raison de sa grande diffusion, sa facilité
d'extraction, sa grande malléabilité et son bas point de fusion. Il était utilisé lors de l'âge du
bronze avec l'antimoine et l'arsenic. Très facile à fondre et mettre en forme, il a notamment
été utilisé pour la plomberie dans l'Antiquité. Lors du Moyen Âge, les alchimistes croyaient
que le plomb était le métal le plus ancien et l'associaient à la planète Saturne.
A la différence de Zn, Pb n’est pas un oligo-élément et il possède un caractère toxique bien
connu (Nriagu, 1978). Les formes organiques et inorganiques du Pb ont des effets toxiques
chez l’homme. Cependant, la toxicité des espèces organiques est beaucoup plus grande que
celle des espèces inorganiques, son passage privilégié chez l’homme l’est par la chaîne
alimentaire (Grandjean, 1984). L’Organisation Mondiale de la Santé signale aussi le risque
grave produit par la forme de Pb inorganique introduite dans l’homme par la voie de la
consommation de l’eau (O.-P.-S., 1987).
I.1.3.3 Le Cuivre (Cu)
a. Généralités et sources
Le cuivre est un élément chimique de symbole Cu et de numéro atomique 29. Métal de couleur
rougeâtre, il possède une haute conductivité thermique et électrique à température
ambiante, le seul métal pur ayant une meilleure conductivité électrique est l'argent (Hurlbut
Jr. et Klein, 1982 ; Mahan, 1987). Sa couleur rougeâtre le diffère au même titre que l'or par la
couleur généralement grise des métaux. Le cuivre est un des rares métaux qui existe à l'état
natif. L'occurrence du cuivre natif est cependant assez faible (Hurlbut Jr. et Klein, 1982).
Cu est moyennement abondant dans la croûte terrestre pour être un métal lourd (Wedepohl,
1995) ; on le trouve le plus fréquemment sous forme de sulfure ou de sulfosel (Hurlbut Jr. et
Klein, 1982).
Toutefois, la spéciation peut varier de manière importante en fonction des concentrations en
chlore et phosphore (Nriagu, 1974).
Équation 2: PbS + 2O² → PbSO₄ (s)
Les apports naturels de plomb dans l’environnement ne représentent qu’environ 4% des
émissions totales et se font essentiellement sous forme inorganique (Nriagu, 1978 ; 1979).
Les émissions de cet élément sont donc notamment liées à des activités anthropiques,
l’industrie minière, la métallurgie et la sidérurgie représentant environ 80% des émissions de
Pb dans l’environnement (Nriagu, 1979 ; Fergusson, 1990 ; Nriagu, 1991 ; Bouchereau, 1992
; Nriagu, 1996).
b. L’utilisation du Pb par l’homme dans les cycles biologiques et sa toxicité
L'homme utilise le plomb depuis plus de 7000 ans en raison de sa grande diffusion, sa facilité
d'extraction, sa grande malléabilité et son bas point de fusion. Il était utilisé lors de l'âge du
bronze avec l'antimoine et l'arsenic. Très facile à fondre et mettre en forme, il a notamment
été utilisé pour la plomberie dans l'Antiquité. Lors du Moyen Âge, les alchimistes croyaient
que le plomb était le métal le plus ancien et l'associaient à la planète Saturne.
A la différence de Zn, Pb n’est pas un oligo-élément et il possède un caractère toxique bien
connu (Nriagu, 1978). Les formes organiques et inorganiques du Pb ont des effets toxiques
chez l’homme. Cependant, la toxicité des espèces organiques est beaucoup plus grande que
celle des espèces inorganiques, son passage privilégié chez l’homme l’est par la chaîne
alimentaire (Grandjean, 1984). L’Organisation Mondiale de la Santé signale aussi le risque
grave produit par la forme de Pb inorganique introduite dans l’homme par la voie de la
consommation de l’eau (O.-P.-S., 1987).
I.1.3.3 Le Cuivre (Cu)
a. Généralités et sources
Le cuivre est un élément chimique de symbole Cu et de numéro atomique 29. Métal de couleur
rougeâtre, il possède une haute conductivité thermique et électrique à température
ambiante, le seul métal pur ayant une meilleure conductivité électrique est l'argent (Hurlbut
Jr. et Klein, 1982 ; Mahan, 1987). Sa couleur rougeâtre le diffère au même titre que l'or par la
couleur généralement grise des métaux. Le cuivre est un des rares métaux qui existe à l'état
natif. L'occurrence du cuivre natif est cependant assez faible (Hurlbut Jr. et Klein, 1982).
Cu est moyennement abondant dans la croûte terrestre pour être un métal lourd (Wedepohl,
1995) ; on le trouve le plus fréquemment sous forme de sulfure ou de sulfosel (Hurlbut Jr. et
Klein, 1982).
