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CHAPITRE I SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
I.1. Les métaux dans l’environnement
Les métaux lourds sont les éléments métalliques naturels dont la masse volumique
dépasse 5g/cm3 et qui possèdent un numéro atomique élevé. Ils sont omniprésents
dans tous les compartiments de l'environnement (Air, Eaux, Sols, Sédiments), mais en
général en quantités très faibles et ne sont pas biodégradables. Les géochimistes parlent
d’éléments traces métalliques ou ETM à cause de leur présence en faible quantité et qui
ne représente que 0,6 % (en masse) du total des constituants de la croûte terrestre
(Blum, 1990 ). Dans le milieu aquatique un métal est défini comme un élément chimique
qui peut former des liaisons ioniques et perdre des électrons pour former des cations.
(Belanger, David, 2007).
Les métaux les plus étudiés pris en compte dans la réglementation au niveau mondial
sont le Mercure, le Plomb, le Cadmium, le Cuivre, l’Arsenic, le Nickel, le Zinc, le Cobalt et
le Manganèse (Convention de Stockholm.2009). Les plus toxiques d'entre eux sont le
Plomb, le Cadmium et le Mercure. Il est important d'explorer les mécanismes de
résistance développés par certains microorganismes face à ces substances toxiques.
I.1.1 Origine naturelle et anthropique des métaux en milieu aquatique
L'origine des métaux présents en milieu marin est à la fois naturelle et anthropique.
Naturellement présents dans la biosphère, ils proviennent, d'une part, de l'érosion
mécanique et chimique des roches ainsi que le lessivage des sols et les activités
géologiques sous-marines. D'autre part, la contribution d'origine anthropique est liée à
plusieurs sources d’émissions métalliques dont les rejets industriels et domestiques,
l'activité minière et les eaux d'écoulement contaminées par les engrais et les pesticides
utilisés en agriculture. Ces différentes sources contribuent donc à l'augmentation des
concentrations de métaux dans tous les milieux naturels terrestres et aquatiques,
notamment en zone côtière méditerranéenne, où existe une forte pression urbaine et
industrielle (Lacoue-Labarthe. 2009 ; Belanger, David. 2009).
Le relarguage des métaux toxiques dans les milieux aquatiques entraîne une
accumulation de ces éléments dans les sédiments. A ce niveau, ils peuvent être
précipités et immobilisés, mais il y a aussi possibilité de remobilisation et de diffusion
vers les nappes phréatiques (Förstner et Salomon, 1991). Si l'eau des rivières enrichie
en métaux lourds est utilisée pour irriguer les sols d'agriculture, le retour des éléments
traces dans l'alimentation est également possible.
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