CHAPITRE I
Synthèse Bibliographique
I.5.3 Les sources du Chrome
Le chrome est un métal largement utilisé dans tous les domaines industriels, de sorte que sa présence dans les effluents provenant des différentes activités représente une pollution importante des
sédiments, du sol, de l’eau et de l’air (Bhateria et Dhaka, 2017).
I.5.3.1 Les sources naturelles
Dans l’environnement, le chrome se trouve naturellement sous sa forme minérale (Mishra et Bharagava, 2016), il est largement distribué dans les roches, les schistes et les argiles, ainsi que dans
l’eau potable et l’eau de mer, ceux-ci peuvent servir de source naturelle de la distribution de chrome
dans l’environnement (Mohanty et Patra, 2011 ; Polti et al., 2011).
I.5.3.2 Les sources anthropiques
Le chrome présent dans l’environnement est lié pour l’essentiel à des émissions d’origine industrielle. L’estimation mondiale totale de la consommation de chrome est de 12.5 millions tons, dont
85% sont consommés par des industries métallurgiques, 8% par les industries chimiques et 7% par
les industries réfractaires (Al-Battashi et al., 2016 ; Mishra et Bharagava, 2016).
Les industries métallurgiques : Les activités métallurgiques industrielles constituent la principale
source de pollution environnementale par le chrome toxique, en raison de l’emploi de ce métal dans
la production d’aciers inoxydables, d’aciers alliés et d’alliages non ferreux (Mohanty et Patra,
2011).
Les industries chimiques : Le chrome pénètre dans l’environnement via diverses industries utilisant le chromate ou le dichromate comme matière première, notamment le tannage, le textile, la
peinture, les arts graphiques, les inhibiteurs de corrosion et la combustion de combustibles fossiles
tels que le charbon et le pétrole (Das et Mathew, 2011 ; Mohanty et Patra, 2011).
Autres sources : Il existe d’autres sources qui contribuent à la pollution par le chrome, parmi
lesquelles, existent l’incinération des déchets, les zones de décharge et le transport (automobiles,
véhicules à moteurdiesel), en plus des engrais organiques et inorganiques, des pesticides, des fongicides ainsi que des boues d’épuration (Mishra et Bharagava, 2016).
I.5.4 Toxicité du Chrome
Lorsque le chrome et ses composés sont rejetés dans la nature, ils contaminent les sols, les ressources en eau et les sédiments. Cette pollution engendre des problèmes environnementaux et des
risques pour la santé humaine du fait de la toxicité et du potentiel mutagène de ces substances
(Cheung et Gu, 2007 ; Thatoi et al., 2014). Parmi les différentes formes du chrome, c’est le chrome
hexavalent qui représente la menace la plus sérieuse pour les écosystèmes. En effet, sa forte solubilité dans l’eau et sa grande mobilité le rendent biodisponible pour une large gamme d’organismes
12
Synthèse Bibliographique
I.5.3 Les sources du Chrome
Le chrome est un métal largement utilisé dans tous les domaines industriels, de sorte que sa présence dans les effluents provenant des différentes activités représente une pollution importante des
sédiments, du sol, de l’eau et de l’air (Bhateria et Dhaka, 2017).
I.5.3.1 Les sources naturelles
Dans l’environnement, le chrome se trouve naturellement sous sa forme minérale (Mishra et Bharagava, 2016), il est largement distribué dans les roches, les schistes et les argiles, ainsi que dans
l’eau potable et l’eau de mer, ceux-ci peuvent servir de source naturelle de la distribution de chrome
dans l’environnement (Mohanty et Patra, 2011 ; Polti et al., 2011).
I.5.3.2 Les sources anthropiques
Le chrome présent dans l’environnement est lié pour l’essentiel à des émissions d’origine industrielle. L’estimation mondiale totale de la consommation de chrome est de 12.5 millions tons, dont
85% sont consommés par des industries métallurgiques, 8% par les industries chimiques et 7% par
les industries réfractaires (Al-Battashi et al., 2016 ; Mishra et Bharagava, 2016).
Les industries métallurgiques : Les activités métallurgiques industrielles constituent la principale
source de pollution environnementale par le chrome toxique, en raison de l’emploi de ce métal dans
la production d’aciers inoxydables, d’aciers alliés et d’alliages non ferreux (Mohanty et Patra,
2011).
Les industries chimiques : Le chrome pénètre dans l’environnement via diverses industries utilisant le chromate ou le dichromate comme matière première, notamment le tannage, le textile, la
peinture, les arts graphiques, les inhibiteurs de corrosion et la combustion de combustibles fossiles
tels que le charbon et le pétrole (Das et Mathew, 2011 ; Mohanty et Patra, 2011).
Autres sources : Il existe d’autres sources qui contribuent à la pollution par le chrome, parmi
lesquelles, existent l’incinération des déchets, les zones de décharge et le transport (automobiles,
véhicules à moteurdiesel), en plus des engrais organiques et inorganiques, des pesticides, des fongicides ainsi que des boues d’épuration (Mishra et Bharagava, 2016).
I.5.4 Toxicité du Chrome
Lorsque le chrome et ses composés sont rejetés dans la nature, ils contaminent les sols, les ressources en eau et les sédiments. Cette pollution engendre des problèmes environnementaux et des
risques pour la santé humaine du fait de la toxicité et du potentiel mutagène de ces substances
(Cheung et Gu, 2007 ; Thatoi et al., 2014). Parmi les différentes formes du chrome, c’est le chrome
hexavalent qui représente la menace la plus sérieuse pour les écosystèmes. En effet, sa forte solubilité dans l’eau et sa grande mobilité le rendent biodisponible pour une large gamme d’organismes
12
