Introduction
Introduction
La croissance démographique associée à l’évolution vers des modes de vie plus sophistiqués intensifie la demande de produits industriels de haute qualité de manière remarquable, par conséquent
un volume considérable d’eaux usées, émanant des secteurs industriels, est déversé dans les canaux, soit sans traitement, soit après un traitement insuffisant, induisant ainsi à une contamination
de l’eau. Parmi les polluants présents dans ces eaux usées rejetées, les métaux lourds.
Les éléments métalliques lourds, incluant le plomb, le mercure, le cuivre, le zinc et le chrome,
présentent une problématique environnementale persistante due à leur nature non biodégradable.
Leur présence dans les écosystèmes s’étend sur de longues périodes, exacerbée par l’apport continu
provenant de diverses sources anthropiques. L’accumulation progressive de ces métaux dans l’environnement pose des risques significatifs pour la santé humaine et animale. Au niveau microscopique, ces contaminants métalliques exercent également des impacts délétères sur les communautés
bactériennes.
Cette perturbation à l’échelle microbienne peut avoir des répercussions plus larges sur le fonctionnement global des écosystèmes, altérant potentiellement les cycles biogéochimiques et les services
écosystémiques essentiels (Nhari et al., 2014).
La présence de métaux lourds dans les écosystèmes aquatiques exerce une pression sélective significative sur les communautés microbiennes, favorisant l’émergence et la propagation de bactéries
résistantes (Seiler et Berendonk, 2012). Face à ces conditions environnementales stressantes, les
bactéries ont développé une variété de mécanismes de résistance sophistiqués pour assurer leur survie et leur prolifération.La dissémination de ces mécanismes de résistance au sein des populations
bactériennes est facilitée par le transfert horizontal de gènes, principalement via des éléments génétiques mobiles tels que les plasmides, les transposons et les intégrons (Baker-Austin et al., 2006).
Ce processus de transfert génétique accélère l’adaptation des communautés microbiennes aux environnements contaminés par les métaux lourds et peut également contribuer à la co-sélection de
résistances aux antibiotiques, représentant ainsi un défi majeur pour la santé publique (Di Cesare
et al., 2016).
Il est essentiel de souligner que la résistance bactérienne aux métaux lourds ne se limite pas à un
simple mécanisme de survie, mais ouvre également la voie à des applications biotechnologiques
innovantes. Traditionnellement, l’élimination des métaux lourds repose sur diverses techniques
physico-chimiques. Gupta & Diwan (2017) recensent une gamme de méthodes couramment utilisées, incluant la coagulation, la précipitation chimique, l’électrodialyse, la récupération par évaporation, la flottation, la floculation, l’échange d’ions, la nanofiltration, l’osmose inverse et l’ultrafiltration. D’autres approches, telles que l’extraction, la stabilisation, l’immobilisation et le lavage des
sols, complètent cet arsenal de traitement. Cependant, Selatnia et al. (2004) soulignent que malgré
leur efficacité, ces méthodes présentent des inconvénients significatifs. Elles sont généralement
onéreuses, nécessitant une consommation importante d’énergie et de réactifs chimiques. De plus,
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Introduction
La croissance démographique associée à l’évolution vers des modes de vie plus sophistiqués intensifie la demande de produits industriels de haute qualité de manière remarquable, par conséquent
un volume considérable d’eaux usées, émanant des secteurs industriels, est déversé dans les canaux, soit sans traitement, soit après un traitement insuffisant, induisant ainsi à une contamination
de l’eau. Parmi les polluants présents dans ces eaux usées rejetées, les métaux lourds.
Les éléments métalliques lourds, incluant le plomb, le mercure, le cuivre, le zinc et le chrome,
présentent une problématique environnementale persistante due à leur nature non biodégradable.
Leur présence dans les écosystèmes s’étend sur de longues périodes, exacerbée par l’apport continu
provenant de diverses sources anthropiques. L’accumulation progressive de ces métaux dans l’environnement pose des risques significatifs pour la santé humaine et animale. Au niveau microscopique, ces contaminants métalliques exercent également des impacts délétères sur les communautés
bactériennes.
Cette perturbation à l’échelle microbienne peut avoir des répercussions plus larges sur le fonctionnement global des écosystèmes, altérant potentiellement les cycles biogéochimiques et les services
écosystémiques essentiels (Nhari et al., 2014).
La présence de métaux lourds dans les écosystèmes aquatiques exerce une pression sélective significative sur les communautés microbiennes, favorisant l’émergence et la propagation de bactéries
résistantes (Seiler et Berendonk, 2012). Face à ces conditions environnementales stressantes, les
bactéries ont développé une variété de mécanismes de résistance sophistiqués pour assurer leur survie et leur prolifération.La dissémination de ces mécanismes de résistance au sein des populations
bactériennes est facilitée par le transfert horizontal de gènes, principalement via des éléments génétiques mobiles tels que les plasmides, les transposons et les intégrons (Baker-Austin et al., 2006).
Ce processus de transfert génétique accélère l’adaptation des communautés microbiennes aux environnements contaminés par les métaux lourds et peut également contribuer à la co-sélection de
résistances aux antibiotiques, représentant ainsi un défi majeur pour la santé publique (Di Cesare
et al., 2016).
Il est essentiel de souligner que la résistance bactérienne aux métaux lourds ne se limite pas à un
simple mécanisme de survie, mais ouvre également la voie à des applications biotechnologiques
innovantes. Traditionnellement, l’élimination des métaux lourds repose sur diverses techniques
physico-chimiques. Gupta & Diwan (2017) recensent une gamme de méthodes couramment utilisées, incluant la coagulation, la précipitation chimique, l’électrodialyse, la récupération par évaporation, la flottation, la floculation, l’échange d’ions, la nanofiltration, l’osmose inverse et l’ultrafiltration. D’autres approches, telles que l’extraction, la stabilisation, l’immobilisation et le lavage des
sols, complètent cet arsenal de traitement. Cependant, Selatnia et al. (2004) soulignent que malgré
leur efficacité, ces méthodes présentent des inconvénients significatifs. Elles sont généralement
onéreuses, nécessitant une consommation importante d’énergie et de réactifs chimiques. De plus,
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