CHAPITRE III
Résultats & Discussion
un élément clé. Francis et al. (2000) ont noté que la majorité des bactéries capables de réduire le
Cr(VI) sont des espèces à Gram négatif, bien que cette capacité ne soit pas exclusive à ce groupe.
La réduction du chrome peut se produire par deux voies principales : directe et indirecte. La voie
directe implique des processus enzymatiques qui transforment le Cr(VI) en Cr(III), tandis que la
voie indirecte fait intervenir des métabolites bactériens, comme l’ont démontré Wang et al. (1989).
Un mécanisme alternatif de résistance au chrome a été identifié chez certaines bactéries, notamment Pseudomonas aeruginosa et Cupriavidus metallidurans. Il s’agit d’un système d’efflux du
chromate, médié par le transporteur chrA. Ce processus, qui dépend de l’énergie cellulaire, est
gouverné par le potentiel de la membrane bactérienne.
Parmi les enzymes impliquées dans la réduction du chrome, Ramirez-Diaz et al. (2008) ont mis en
lumière l’importance des flavoprotéines réductases dépendantes du NADPH. Ces enzymes constituent une famille bien caractérisée et jouent un rôle crucial dans la transformation du Cr(VI) en
Cr(III).
Il est important de noter que ces mécanismes ne sont pas mutuellement exclusifs. Les bactéries
peuvent employer une combinaison de ces stratégies pour faire face à la toxicité du chrome, en
fonction des conditions environnementales et de leur background génétique.
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Evaluation de la résistance aux métaux lourds et du potentiel d’élimination du chrome hexavalent chez des bactéries d’origines marines Projet de mise en place d’un procédé de traitement des effluents riches en chrome. - 104/153

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