CHAPITRE III
Résultats & Discussion
surfaces bactériennes et la réduction intracellulaire et la précipitation. La réduction enzymatique
est le principal mécanisme de réduction de Cr(VI) à Cr(III).
Emadzadeh et al., (2016) ont examiné l’impact de divers volumes d’inoculum (5, 10, 15 et 20
ml) de la souche B. cereus sur la réduction du Cr(VI) à une concentration de 50 mg/l de Cr(VI).
Les résultats montrent que l’augmentation du volume de biomasse de 5 mL à 20 mL influence le
taux de réduction du Cr(VI), atteignant un taux de réduction maximal de 100 % après 24 heures
d’incubation avec un inoculum de 20 mL. En outre, Oves et al., (2013) ont découvert que Bacillus
thuringiensis OSM29 peut tolérer des concentrations élevées de Cr (jusqu’à 1500 mg/l) grâce à sa
grande tolérance aux métaux et à sa capacité à produire rapidement des quantités significatives de
biomasse. Ces résultats corroborent avec les notre qui suggèrent une meilleure élimination de Cr à
des pourcentages d’inoculum élevé.
Cependant, Puranik et Paknikar (1999) ont examiné l’influence de la concentration de biomasse
de la souche Citrobacter MCM B-181 sur l’adsorption du plomb, du cadmium et du zinc. Leurs
observations ont révélé que l’augmentation de la concentration de biomasse entraînait une diminution de l’adsorption spécifique de ces métaux, suggérant que cela pourrait résulter d’interférences
entre les sites de liaison à des concentrations plus élevées.
Zahoor et Rehman (2009) ont montré que Bacillus sp. JDM-2-1 et S. capitis ont une capacité
significative à réduire le Cr(VI), réduisant respectivement de 85% et 81% le Cr(VI) (100 μg/ml)
après 96 heures. De plus, ces bactéries ont été capables de réduire de 86% et 89% le Cr(VI) après
144 heures d’incubation directement à partir d’effluents industriels. Les conditions de stress nutritif n’ont pas affecté la capacité de Bacillus sp. JDM-2-1 et S. capitis à réduire le Cr(VI). Ainsi,
ces deux bactéries ont non seulement survécu dans les eaux usées contaminées, mais ont également
montré une amélioration marquée dans la dépollution du toxique Cr(VI) en leur présence. Plusieurs
chercheurs ont également rapporté la réduction directe du Cr(VI) dans les effluents contaminés de
l’industrie de finition des métaux (Hardoyo et Ohtake, 1991 ; Ganguli et Tripathi, 2002).
Une méthode potentielle est la réduction catalysée par les microbes du Cr(VI) en Cr(III), initialement rapportée avec les souches de Pseudomonas spp. (Romanenko et Koren’Ken, 1977). Depuis
lors, des progrès significatifs ont été réalisés pour comprendre les processus contrôlant la réduction
enzymatique du Cr(VI) chez les bactéries Gram-négatifs, notamment celles appartenant aux genres
Pseudomonas, Desulfo vibrio et Shewanella (Chardin et al., 2003 ; Ackerley et al., 2004). Plusieurs bactéries Gram-positives sont également connues pour réduire le Cr(VI), y compris plusieurs
membres du genre Bacillus (Campos et al., 1995 ; Camargo et al., 2003).
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