CHAPITRE II
MATÉRIELS ET MÉTHODES
49
intrusions d'eau diluée du Rhône dans la baie de Marseille au cours de la période d’étude de
2007 à 2011, ont montré que les intrusions du Rhône se sont produites en moyenne 7,6 fois par
an et ont touché plus fréquemment la partie nord de la baie. Une classification des événements
d'intrusion en trois catégories est proposée (courte durée, moyenne et longue) en fonction de
leur durée et de leur étendue spatiale. Les intrusions semblaient être déterminées par : (i) le
forçage du vent, (ii) la présence d'un tourbillon à méso-échelle, (iii) le volume du débit du fleuve
Rhône, et (iv) la variation de la profondeur de la thermocline (Fraysse et al., 2014). Une
intrusion a un impact important sur le fonctionnement biogéochimique de la baie de Marseille
en apportant de grandes quantités de produits chimiques dans la baie. Par conséquent, l'impact
écologique dépend fortement du type d'intrusion, les grandes intrusions ont l'impact le plus
élevé (Fraysse et al., 2014).
II.2 Echantillonnage
II.2.1 Stratégie d’échantillonnage
La zone d’étude comporte la zone algéroise (baie d’Alger et de Bou-Ismail), ainsi que les deux
oueds qui se déversent dans ces deux baies. La baie de Marseille a été retenue comme partie
de la zone d’étude, ce qui permettera de faire une étude comparative entre la rive nord et la rive
sud de la mer méditerranée.
Afin de déterminer les apports naturels et anthropiques des éléments traces métalliques dans la
zone algéroise, deux sites de prélèvement ont été retenus,
• Le site S1 (36°43’51,31’’N / 3°7’41,35’’E) (Fig. II.11) situé dans l’oued El Harrach, à
1,5 Km de l’exutoire de l’oued vers la baie d’Alger au niveau du pont El Harrach ;
• Le site S2 (36°39’34,20’’N / 2°48’36,57’’E) (Fig. II.11) situé dans l’oued Mazafran, à
12 Km de l’exutoire de l’oued vers la baie de Bou-Ismail au niveau du pont de Magtaâ
Kheira.
La sélection des deux stations repose sur deux points essentiels :
• La faisabilité de faire un prélèvement manuel sans risque pour le préleveur ;
• L’absence de toute influence maritime sur l’échantillon prélevé, afin de caractériser la
charge polluante en élément trace métallique entrant vers la mer Méditerranée.
MATÉRIELS ET MÉTHODES
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intrusions d'eau diluée du Rhône dans la baie de Marseille au cours de la période d’étude de
2007 à 2011, ont montré que les intrusions du Rhône se sont produites en moyenne 7,6 fois par
an et ont touché plus fréquemment la partie nord de la baie. Une classification des événements
d'intrusion en trois catégories est proposée (courte durée, moyenne et longue) en fonction de
leur durée et de leur étendue spatiale. Les intrusions semblaient être déterminées par : (i) le
forçage du vent, (ii) la présence d'un tourbillon à méso-échelle, (iii) le volume du débit du fleuve
Rhône, et (iv) la variation de la profondeur de la thermocline (Fraysse et al., 2014). Une
intrusion a un impact important sur le fonctionnement biogéochimique de la baie de Marseille
en apportant de grandes quantités de produits chimiques dans la baie. Par conséquent, l'impact
écologique dépend fortement du type d'intrusion, les grandes intrusions ont l'impact le plus
élevé (Fraysse et al., 2014).
II.2 Echantillonnage
II.2.1 Stratégie d’échantillonnage
La zone d’étude comporte la zone algéroise (baie d’Alger et de Bou-Ismail), ainsi que les deux
oueds qui se déversent dans ces deux baies. La baie de Marseille a été retenue comme partie
de la zone d’étude, ce qui permettera de faire une étude comparative entre la rive nord et la rive
sud de la mer méditerranée.
Afin de déterminer les apports naturels et anthropiques des éléments traces métalliques dans la
zone algéroise, deux sites de prélèvement ont été retenus,
• Le site S1 (36°43’51,31’’N / 3°7’41,35’’E) (Fig. II.11) situé dans l’oued El Harrach, à
1,5 Km de l’exutoire de l’oued vers la baie d’Alger au niveau du pont El Harrach ;
• Le site S2 (36°39’34,20’’N / 2°48’36,57’’E) (Fig. II.11) situé dans l’oued Mazafran, à
12 Km de l’exutoire de l’oued vers la baie de Bou-Ismail au niveau du pont de Magtaâ
Kheira.
La sélection des deux stations repose sur deux points essentiels :
• La faisabilité de faire un prélèvement manuel sans risque pour le préleveur ;
• L’absence de toute influence maritime sur l’échantillon prélevé, afin de caractériser la
charge polluante en élément trace métallique entrant vers la mer Méditerranée.
