CHAPITRE II
MATÉRIELS ET MÉTHODES
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guides (Briand et al., 2022) . Ces signes de contamination sont similaires à ceux mis en évidence
en 2016 par Bouchoucha et al. (2018).
Figure II.10 : Flux de pollution de l’agglomération marseillaise (Sauzade et al., 2009).
II.1.5.2 Intrusion du Rhône dans la baie de Marseille
Marseille est la deuxième plus grande ville de France avec une population de plus d'un million
d'habitants. Les activités humaines impactent fortement le milieu marin de la baie de Marseille,
notamment lors des inondations (Oursel et al., 2014a), lorsque de fortes concentrations de
nutriments et de produits chimiques sont rejetées dans la mer par la station d'épuration.
Cependant, même pendant ces inondations extrêmes, le débit d'eau associé est bien inférieur à
l'apport moyen des produits chimiques et des nutriments du Rhône dans le golfe de Lion. Le
Rhône ne se jette pas directement dans la baie de Marseille mais se situe à environ 35 km à
l'ouest. Il représente le plus grand apport d'eau douce dans la mer Méditerranée avec un apport
moyen d'environ 1700 m
3 /s (Pont et al., 2002). Le Rhône reçoit de nombreux apports
anthropiques le long de son parcours vers la Méditerranée, y compris divers rejets industriels,
les sorties des stations d'épuration et les ruissellements des régions agricoles entraînant de
grandes quantités de produits chimiques stockés et transportés sous forme de matière organique
et inorganique (Pujo-Pay et al., 2006). Selon les travaux de Fraysse et al. (2014) sur les
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Apports et accumulation des métaux traces dans les sédiments des baies d’Alger et de Marseille - 50/174

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