CHAPITRE I
RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE
28
nickel est un métal nécessaire, mais à des doses excessives, il peut être dangereux pour les êtres
vivants (Kozlova et al., 2009; Lock and Janssen, 2002; Rooney et al., 2007). L'empoisonnement
par le Ni affecte principalement les voies respiratoires chez l'homme, entraînant une
inflammation de la muqueuse nasale et des organes respiratoires, et pouvant conduire au
développement de tumeurs malignes des voies respiratoires (WHO, 1996).
Le mercure : Le mercure est le seul métal à l’état liquide dans les conditions normales de
température et de pression. On le rencontre sous trois états fondamentaux dans l’environnement
: vapeurs Hg0, inorganiques Hg
2+ et méthylés CH3-Hg et (CH3)2-Hg.
Dans le milieu aquatique et après oxydation, le mercure élémentaire gazeux se transforme en
mercure divalent Hg
2+ , ou deux réactions chimiques essentielles vont rentrer en compétition :
la réduction et la méthylation, cette dernière donne la forme toxique du mercure, le
méthylmercure qui se bio accumule facilement à travers la chaine trophique.
La combustion de produits fossiles, la déforestation, l’exploitation minière et l’implantation de
complexes hydroélectriques sont des activités anthropiques qui produisent et rejettent des
particules de mercure dans l’environnement (Kehrig and Malm, 1999; Mergler, 2002). Le
mercure est utilisé à plusieurs fins et comme constituant de plusieurs produits : batteries,
thermomètres, baromètres, amalgames dentaires, peintures, teintures, interrupteurs,
thermostats, fongicides, vaccins, et il est encore utilisé dans certains laboratoires de recherche.
Le mercure est aussi largement employé dans l’orpaillage artisanal pour s’amalgamer avec l’or
(Mergler, 2002).
I.2 Spéciation et distribution des éléments traces métalliques (ETM) dans les systèmes
aquatiques
Les éléments traces métalliques peuvent être dissous, colloïdaux ou particulaires dans les
milieux aquatiques. Ils peuvent s'accumuler dans les sédiments sous cette dernière forme. En
réalité, la limite entre la phase dissoute et la phase particulaire est arbitrairement fixée à 0,45
micromètre. Ainsi, la fraction particulaire désigne la partie qui est physiquement retenue par le
filtre, alors que la fraction dissoute est constituée des espèces aqueuses qui ne sont pas retenues
par un filtre dont les pores ont un diamètre de 0,45 µm. La fraction colloïdale est une
composante de la phase dissoute, composée de minuscules particules insensibles aux forces
gravitationnelles. Ces particules ont une taille comprise entre 1 nanomètre et 1 micromètre
(Buffle and Chalmers, 1988; Everett, 2007).
La distribution des métaux traces entre les phases dissoutes et particulaires peut généralement
être caractérisée par l'utilisation d'un coefficient de distribution (Kd) ou de partage. Ce
Précédent

Apports et accumulation des métaux traces dans les sédiments des baies d’Alger et de Marseille - 30/174

Suivant