ZONE D’ETUDE
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de larves étant ainsi compensées, des déclins des populations adultes à la suite de déversements
n’ont pas été observés.
I.6.6.6.3 Poissons
En dépit de la sensibilité des poissons aux stades juvéniles à des concentrations relative me nt
faibles d’hydrocarbures dans la colonne d’eau, les poissons adultes sont plus résilients. Des
effets sur les stocks pélagiques n’ont que rarement été détectés. Il semble que les poissons
pélagiques évitent activement les hydrocarbures (Kiss, A. C. 1994). Si un appauvrissement de
la cohorte de l’année d’une espèce particulière a été enregistré dans des circonstances
exceptionnelles, les mortalités en masse sont rares. Les mortalités constatées ont été associées à
de très fortes concentrations localisées d’hydrocarbure dispersé dans la colonne d’eau par
conditions de tempête, au rejet de quantités importantes d’hydrocarbures légers dans la zone de
déferlement le long d’un littoral, ou à des déversements survenus sur des fleuves (Cusson, M,
Archambault P, Lemarchand K, Verreault, J, Pelletie, É, 2017).
I.6.6.6.4 Oiseaux marins
Les oiseaux marins sont les animaux les plus vulnérables en pleine mer, pouvant périr en grands
nombres lors d’accidents majeurs. Les canards marins (macreuses, eiders), alcidés (guillemots,
pingouins) et autres espèces qui évoluent en bandes à la surface de la mer sont particulière me nt
menacés. Cependant, une forte mortalité parmi des populations d’oiseaux marins peut
également être due à des causes indépendantes, telles que des tempêtes ou la perte de ressources
alimentaires ou d’habitat. Des autopsies peuvent éventuellement être nécessaires pour établir
la cause de la mort et déterminer si elle peut être attribuée à un accident particulier.
La souillure du plumage est l’effet le plus évident de la pollution par les hydrocarbures sur les
oiseaux. Le plumage sert à retenir l’air chaud contre la peau, assurant à la fois flottaison et
isolation. Lorsqu’elle est enduite d’hydrocarbure, la couche protectrice de plumes et de duvet
isolant est déstructurée, laissant entrer l’eau de mer en contact direct avec la peau. La perte de
chaleur qui en résulte peut entraîner la mort de l’oiseau par hypothermie. Dans les climats froids,
une petite tache d’hydrocarbure sur le plumage d’un oiseau peut suffire à causer sa mort. De
nombreuses espèces possèdent une couche de graisse sous la peau, qui sert à la fois de couche
isolante supplémentaire et de réserve d’énergie. Cette réserve peut être rapidement consommée
par les efforts de l’oiseau pour se protéger du froid. Un oiseau qui souffre de froid, d’épuisement
et d’une perte de flottaison peut se noyer. Par ailleurs, le plumage mazouté réduit la capacité de
l’oiseau à s’envoler en quête de nourriture ou pour échapper à ses prédateurs (Kamal, T. F,
2019).
Un oiseau mazouté se lisse instinctivement les plumes, risquant ainsi d’étaler le polluant sur des
parties de son corps non souillées. L’ingestion du polluant est fort probable et peut avoir des
effets graves, comme la congestion pulmonaire, l’hémorragie intestinale ou pulmonaire, la
pneumonie et des lésions du foie et des reins. De retour au nid, l’hydrocarbure peut être
transféré du plumage de l’oiseau à celui de ses poussins ou aux œufs qu’il couve. La
contamination des œufs par un hydrocarbure peut réduire l’épaisseur de la coquille, empêcher
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Simulation de la qualité de l’eau de la zone côtière oranaise par modélisation numérique et combinaison de données multi-sources satellitales - 76/445

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