ZONE D’ETUDE
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l’emploi d’agents nettoyants toxiques sur des littoraux rocheux a causé des dommages
considérables. Bien que la répartition précise d’espèces particulières présentes ait été altérée et
que les effets du sinistre aient été ressentis pendant plus de deux décennies, le fonctionne me nt
général, la biodiversité et la productivité de l’écosystème ont été rétablis en un à deux ans. Selon
la définition proposée ci-dessus, il est possible de sire que la communauté du littoral rocheux
se soit rétablie au cours de cette période de deux ans. Les limites de cette définition se sont
néanmoins clairement manifestées dans la répartition par classes d’âge des organismes. Au lieu
de l’éventail complet des âges antérieur à l’accident, des juvéniles aux organismes adultes, les
végétaux et les animaux nouvellement recrutés appartenaient à une tranche d’âge étroite,
résultant en une communauté initialement moins robuste.
Les mécanismes de rétablissement ont évolué en fonction des pressions exercées par la
prédation et les autres causes de mortalité par exemple, l’une des stratégies reproductives les
plus importantes chez les organismes marins est la ponte massive synchronisée : de très grands
nombres d’œufs et de larves sont libérés dans le plancton puis distribués par les courants. Dans
la plupart des cas, seuls quelques individus sur un million survivent usqu’à l’âge adulte. Cette
forte fécondité donne lieu à une surproduction de juvéniles, c’est-à-dire un réservoir
considérable non seulement pour la colonisation de nouvelle zones et le recrutement dans les
zones affectées par un déversement, mais aussi pour compenser la mortalité naturelle au sein
des populations. En revanche, les espaces longévives qui n’atteignent leur maturité sexuelle
qu’à un âge avancé, et qui ne se reproduisent que peu, sont susceptibles de mettre plus
longtemps à se rétablir après les effets d’une pollution (Cusson, M, Archambault P, Lemarchand
K, Verreault, J, Pelletie, É, 2017).
Dans la plupart des cas, le rétablissement se fait sur quelques cycles saisonniers ; une à trois
années suffit pour la grande majorité des habitats, à l’exception des mangroves.
I.6.6.6 Les environnements marins
Les sections suivantes s’intéressent aux différents types de dommages dus aux hydrocarbures
déversés par les navires dans divers environnements.
I.6.6.6.1 Pleine mer et eaux littorales
La plupart des hydrocarbures flottent à la surface de la mer et sont étalés sur de vastes surfaces
par les vagues, le vent et les courants. Certains hydrocarbures à fiable viscosité peuvent se
disperser naturellement dans les quelques mètres supérieurs de la colonne d’eau, notamment en
présence de vagues déferlantes. Ils sont alors rapidement dilués. Si le rejet est continu dans le
temps, des concentrations d’hydrocarbure dispersé dans les couches supérieures de la colonne
d’eau risquent d’etre observées à proximité du point de rejet. L’impact de hydrocarbure déversé
sur les espèces qui se trouvent plus profondément dans la colonne d’eau ou sur le fond marin
reste néanmoins faible, à moins que les dommages ne soient causés par des épaves coulées, des
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l’emploi d’agents nettoyants toxiques sur des littoraux rocheux a causé des dommages
considérables. Bien que la répartition précise d’espèces particulières présentes ait été altérée et
que les effets du sinistre aient été ressentis pendant plus de deux décennies, le fonctionne me nt
général, la biodiversité et la productivité de l’écosystème ont été rétablis en un à deux ans. Selon
la définition proposée ci-dessus, il est possible de sire que la communauté du littoral rocheux
se soit rétablie au cours de cette période de deux ans. Les limites de cette définition se sont
néanmoins clairement manifestées dans la répartition par classes d’âge des organismes. Au lieu
de l’éventail complet des âges antérieur à l’accident, des juvéniles aux organismes adultes, les
végétaux et les animaux nouvellement recrutés appartenaient à une tranche d’âge étroite,
résultant en une communauté initialement moins robuste.
Les mécanismes de rétablissement ont évolué en fonction des pressions exercées par la
prédation et les autres causes de mortalité par exemple, l’une des stratégies reproductives les
plus importantes chez les organismes marins est la ponte massive synchronisée : de très grands
nombres d’œufs et de larves sont libérés dans le plancton puis distribués par les courants. Dans
la plupart des cas, seuls quelques individus sur un million survivent usqu’à l’âge adulte. Cette
forte fécondité donne lieu à une surproduction de juvéniles, c’est-à-dire un réservoir
considérable non seulement pour la colonisation de nouvelle zones et le recrutement dans les
zones affectées par un déversement, mais aussi pour compenser la mortalité naturelle au sein
des populations. En revanche, les espaces longévives qui n’atteignent leur maturité sexuelle
qu’à un âge avancé, et qui ne se reproduisent que peu, sont susceptibles de mettre plus
longtemps à se rétablir après les effets d’une pollution (Cusson, M, Archambault P, Lemarchand
K, Verreault, J, Pelletie, É, 2017).
Dans la plupart des cas, le rétablissement se fait sur quelques cycles saisonniers ; une à trois
années suffit pour la grande majorité des habitats, à l’exception des mangroves.
I.6.6.6 Les environnements marins
Les sections suivantes s’intéressent aux différents types de dommages dus aux hydrocarbures
déversés par les navires dans divers environnements.
I.6.6.6.1 Pleine mer et eaux littorales
La plupart des hydrocarbures flottent à la surface de la mer et sont étalés sur de vastes surfaces
par les vagues, le vent et les courants. Certains hydrocarbures à fiable viscosité peuvent se
disperser naturellement dans les quelques mètres supérieurs de la colonne d’eau, notamment en
présence de vagues déferlantes. Ils sont alors rapidement dilués. Si le rejet est continu dans le
temps, des concentrations d’hydrocarbure dispersé dans les couches supérieures de la colonne
d’eau risquent d’etre observées à proximité du point de rejet. L’impact de hydrocarbure déversé
sur les espèces qui se trouvent plus profondément dans la colonne d’eau ou sur le fond marin
reste néanmoins faible, à moins que les dommages ne soient causés par des épaves coulées, des
