ZONE D’ETUDE
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du phytoplancton au-delà de la capacité de consommation des poissons. Les espèces ne pouvant
quitter la zone, comme les mollusques, meurent alors d’asphyxie. Leur décomposition nourrit
les bactéries qui consomment le peu d’oxygène encore présent, accélérant le phénomène. Alors,
la zone marine devient une zone morte. Ces phénomènes rares deviennent de plus en plus
fréquents du fait du réchauffement climatique mais aussi des pollutions terrestres par le
déversement des eaux usées. Ainsi de 1956 à 2006, les eaux ont connu une baisse de leur
quantité en oxygène et une augmentation du phytoplancton. Ce phénomène ponctuel ne
concerne jusqu’à présent que quelques millions de km² de zone en minimum d’oxygène, dont
60% dans l’océan Indien, 30% dans l’est du Pacifique et 10% dans l’Atlantique, mais c’est un
phénomène en expansion spatiale (les surfaces étant de plus en plus vastes) et temporelle (les
périodes étant de plus en plus longues). Or, les espaces menacés d’anoxie sont aussi
actuellement les plus riches en poisson : les zones d’upwelling concentrent 20% des pêcheries
mondiales. (Goeury, 2014). Elles sont massivement situées au large des côtes industrielles mais
elles ne sont pas fixes. Elles apparaissent et se déplacent au gré des courants et des saisons.
Plusieurs zones marines sont menacées par de réguliers épisodes d’hypoxie ou d’anoxie, soit la
diminution de la concentration en oxygène qui passe alors sous le seuil de survie des espèces
animales (Maamar A et al., 2020).
Ce phénomène concerne tout particulièrement les zones côtières d’upwellings, soit l’arrivée de
courants riches en nutriments apportés par les eaux qui remontent des profondeurs océaniques,
mais pauvres en oxygène (Bachouche S, 2017). Ces nutriments favorisent la croissance du
phytoplancton au-delà de la capacité de consommation des poissons. Les espèces ne pouvant
quitter la zone, comme les mollusques, meurent alors d’asphyxie. Leur décomposition nourrit
les bactéries qui consomment le peu d’oxygène encore présent, accélérant le phénomène. Alors,
la zone marine devient une zone morte. Ces phénomènes rares deviennent de plus en plus
fréquents du fait du réchauffement climatique mais aussi des pollutions terrestres par le
déversement des eaux usées (Bendadeche F et al., 2019 ; Belhabib, L 2023 ; Afaf, M. A. 2021 ;
ALI, L., & BACHARI, N. E. I. 2021).
Or, selon le PNUE, les pollutions marines par déversement d’hydrocarbures ne se limitent pas
aux spectaculaires marées noires, liées à un accident technologique. Ces dernières ne
représentent que 8% de la pollution et l’extraction offshore seulement 3%. L’essentiel de la
pollution est le produit des fuites naturelles (47%), du dégazage des navires (21,6%), des
sources terrestres (11%). Or, ces sources sont beaucoup plus diffuses et ne se voient pas
brutalement sur les côtes comme les accidents de navigation ou de plate-forme (Bendadeche,
F.2019) De fait, l’importance donnée à ces catastrophes vient avant tout de la complexité
juridique des dossiers. La prise en charge des frais de nettoyage et des dommages et intérêts
versés aux autres exploitants du milieu marin ont donné lieu à de longs débats amenant à une
modification des législations nationales et internationales (Belhabib, L 2023).
I.5.2.6 Principales sources de pollution dans le golfe d'Arzew
En Algérie, la majorité de la pollution est installée sur le littoral. La quasi-totalité des activités
socioéconomiques sont concentrée également sur la frange côtière. On trouve des grandes
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du phytoplancton au-delà de la capacité de consommation des poissons. Les espèces ne pouvant
quitter la zone, comme les mollusques, meurent alors d’asphyxie. Leur décomposition nourrit
les bactéries qui consomment le peu d’oxygène encore présent, accélérant le phénomène. Alors,
la zone marine devient une zone morte. Ces phénomènes rares deviennent de plus en plus
fréquents du fait du réchauffement climatique mais aussi des pollutions terrestres par le
déversement des eaux usées. Ainsi de 1956 à 2006, les eaux ont connu une baisse de leur
quantité en oxygène et une augmentation du phytoplancton. Ce phénomène ponctuel ne
concerne jusqu’à présent que quelques millions de km² de zone en minimum d’oxygène, dont
60% dans l’océan Indien, 30% dans l’est du Pacifique et 10% dans l’Atlantique, mais c’est un
phénomène en expansion spatiale (les surfaces étant de plus en plus vastes) et temporelle (les
périodes étant de plus en plus longues). Or, les espaces menacés d’anoxie sont aussi
actuellement les plus riches en poisson : les zones d’upwelling concentrent 20% des pêcheries
mondiales. (Goeury, 2014). Elles sont massivement situées au large des côtes industrielles mais
elles ne sont pas fixes. Elles apparaissent et se déplacent au gré des courants et des saisons.
Plusieurs zones marines sont menacées par de réguliers épisodes d’hypoxie ou d’anoxie, soit la
diminution de la concentration en oxygène qui passe alors sous le seuil de survie des espèces
animales (Maamar A et al., 2020).
Ce phénomène concerne tout particulièrement les zones côtières d’upwellings, soit l’arrivée de
courants riches en nutriments apportés par les eaux qui remontent des profondeurs océaniques,
mais pauvres en oxygène (Bachouche S, 2017). Ces nutriments favorisent la croissance du
phytoplancton au-delà de la capacité de consommation des poissons. Les espèces ne pouvant
quitter la zone, comme les mollusques, meurent alors d’asphyxie. Leur décomposition nourrit
les bactéries qui consomment le peu d’oxygène encore présent, accélérant le phénomène. Alors,
la zone marine devient une zone morte. Ces phénomènes rares deviennent de plus en plus
fréquents du fait du réchauffement climatique mais aussi des pollutions terrestres par le
déversement des eaux usées (Bendadeche F et al., 2019 ; Belhabib, L 2023 ; Afaf, M. A. 2021 ;
ALI, L., & BACHARI, N. E. I. 2021).
Or, selon le PNUE, les pollutions marines par déversement d’hydrocarbures ne se limitent pas
aux spectaculaires marées noires, liées à un accident technologique. Ces dernières ne
représentent que 8% de la pollution et l’extraction offshore seulement 3%. L’essentiel de la
pollution est le produit des fuites naturelles (47%), du dégazage des navires (21,6%), des
sources terrestres (11%). Or, ces sources sont beaucoup plus diffuses et ne se voient pas
brutalement sur les côtes comme les accidents de navigation ou de plate-forme (Bendadeche,
F.2019) De fait, l’importance donnée à ces catastrophes vient avant tout de la complexité
juridique des dossiers. La prise en charge des frais de nettoyage et des dommages et intérêts
versés aux autres exploitants du milieu marin ont donné lieu à de longs débats amenant à une
modification des législations nationales et internationales (Belhabib, L 2023).
I.5.2.6 Principales sources de pollution dans le golfe d'Arzew
En Algérie, la majorité de la pollution est installée sur le littoral. La quasi-totalité des activités
socioéconomiques sont concentrée également sur la frange côtière. On trouve des grandes
