CHAPITRE I : CADRE GENERAL
12
1.1.4. Les agents de la dynamique côtière :
1.1.4.1. Urbanisation :
Bien que des lois relatives à l’aménagement et à la protection de l’environnement, telles que la loi n°83-03
de la protection de l’environnement, la loi n°29-90 relative à l’aménagement et à l’urbanisme et la loi n°01-20
relative à l’aménagement et au développement durable aient été mises en place en Algérie. Les législateurs ont pris
conscience du caractère singulier de l’espace littoral méritant par conséquent une législation spécifique permettant
aussi bien sa protection que la mise en valeur de ses potentialités naturelles et culturelles.
C’est dans cette optique que se place la loi littorale n°02-02 fixant, principalement, les dispositions
générales et environnementales naturelles du littoral algérien particulières relatives au littoral, s’efforçant ainsi de
concilier espace de vie et environnement naturel du littoral algérien.
Le littoral algérien a toujours été un territoire propice à l’établissement humain. En l’espace de 45 années,
il a subi une urbanisation intense qui a développé une vulnérabilité multiple face aux phénomènes naturels
extrêmes. Les réglementations telles que les instruments d’urbanisme (PDAU, POS...), les textes législatifs relatifs
à l'aménagement et au développement durable du territoire, à la protection et à la valorisation du littoral, ou à la
prévention des risques majeurs et à la gestion des catastrophes ainsi que certaines études émergentes ne restent que
théoriques et non applicables sur le terrain faute d’élaboration de stratégies de planification à long terme exprimée
par des plans de protection (Aouissi et Madani, 2016).
La zone d’étude, Tipaza, est l’un des espaces les plus évolutifs de l’aire métropolitaine d’Alger (Nouri &
Ozer, 2015) avec 1.8% de la population algérienne établie dans le site et un taux d’accroissement entre 1998 et
2008 de 2.1% (CNERU, 2010) Tipaza est le chef-lieu de commune et de wilaya qui occupe la partie centrale de
cette dernière, occupant une superficie de 6600 ha, avec une façade littorale de 33,83 km, dont 11,30 km sont déjà
urbanisés. Le domaine littoral de la commune de Tipaza est d’environ 4636,40 ha, représentant près de 70,25 %
de la superficie totale de la commune (TAD, 2016).
Le paysage urbain de Tipaza est au centre d’enjeux conflictuels : conservation urbaine, gestion de la
dynamique urbaine, protection des aires naturelles, aménagement rural et gestion touristico-récréative. Auxquels
s’ajoute l’enjeu de durabilité physique, social et économique (Khettab, 2019). L’urbanisme est l’un des
secteurs les plus développés au niveau de la wilaya, notamment sur sa partie Est. Il est communément admis par
les diverses études portant sur le littoral à travers le monde que le seuil d’occupation humaine est de l’ordre de
30% du littoral par rapport au pays considéré comme niveau d’alerte du fait des valeurs patrimoniales
écologiquement sensibles que recèlent les espaces côtiers (TAD.b, 2016).
A l'instar des villes algériennes, la vile de Tipaza a connu un important déséquilibre et une extension qui
reste insuffisante par rapport à un site de plus en plus saturé qui ne répond pas à ses besoins. Après saturation de
cette ville, sa croissance est prise en charge par la naissance d'une série de dédoublements successifs de son
établissement élémentaire via ses parcours (Louadj et Berrouba, 2017).
12
1.1.4. Les agents de la dynamique côtière :
1.1.4.1. Urbanisation :
Bien que des lois relatives à l’aménagement et à la protection de l’environnement, telles que la loi n°83-03
de la protection de l’environnement, la loi n°29-90 relative à l’aménagement et à l’urbanisme et la loi n°01-20
relative à l’aménagement et au développement durable aient été mises en place en Algérie. Les législateurs ont pris
conscience du caractère singulier de l’espace littoral méritant par conséquent une législation spécifique permettant
aussi bien sa protection que la mise en valeur de ses potentialités naturelles et culturelles.
C’est dans cette optique que se place la loi littorale n°02-02 fixant, principalement, les dispositions
générales et environnementales naturelles du littoral algérien particulières relatives au littoral, s’efforçant ainsi de
concilier espace de vie et environnement naturel du littoral algérien.
Le littoral algérien a toujours été un territoire propice à l’établissement humain. En l’espace de 45 années,
il a subi une urbanisation intense qui a développé une vulnérabilité multiple face aux phénomènes naturels
extrêmes. Les réglementations telles que les instruments d’urbanisme (PDAU, POS...), les textes législatifs relatifs
à l'aménagement et au développement durable du territoire, à la protection et à la valorisation du littoral, ou à la
prévention des risques majeurs et à la gestion des catastrophes ainsi que certaines études émergentes ne restent que
théoriques et non applicables sur le terrain faute d’élaboration de stratégies de planification à long terme exprimée
par des plans de protection (Aouissi et Madani, 2016).
La zone d’étude, Tipaza, est l’un des espaces les plus évolutifs de l’aire métropolitaine d’Alger (Nouri &
Ozer, 2015) avec 1.8% de la population algérienne établie dans le site et un taux d’accroissement entre 1998 et
2008 de 2.1% (CNERU, 2010) Tipaza est le chef-lieu de commune et de wilaya qui occupe la partie centrale de
cette dernière, occupant une superficie de 6600 ha, avec une façade littorale de 33,83 km, dont 11,30 km sont déjà
urbanisés. Le domaine littoral de la commune de Tipaza est d’environ 4636,40 ha, représentant près de 70,25 %
de la superficie totale de la commune (TAD, 2016).
Le paysage urbain de Tipaza est au centre d’enjeux conflictuels : conservation urbaine, gestion de la
dynamique urbaine, protection des aires naturelles, aménagement rural et gestion touristico-récréative. Auxquels
s’ajoute l’enjeu de durabilité physique, social et économique (Khettab, 2019). L’urbanisme est l’un des
secteurs les plus développés au niveau de la wilaya, notamment sur sa partie Est. Il est communément admis par
les diverses études portant sur le littoral à travers le monde que le seuil d’occupation humaine est de l’ordre de
30% du littoral par rapport au pays considéré comme niveau d’alerte du fait des valeurs patrimoniales
écologiquement sensibles que recèlent les espaces côtiers (TAD.b, 2016).
A l'instar des villes algériennes, la vile de Tipaza a connu un important déséquilibre et une extension qui
reste insuffisante par rapport à un site de plus en plus saturé qui ne répond pas à ses besoins. Après saturation de
cette ville, sa croissance est prise en charge par la naissance d'une série de dédoublements successifs de son
établissement élémentaire via ses parcours (Louadj et Berrouba, 2017).
