Chapitre III
Aléas et risques côtiers
64
Il est constaté une occupation du sol par l'urbain dans la zone des 300m qui est
inconstructible, pour les deux zones, et des 800m pour Ikhlifaine.
3.1.3.3 Discussion
La croissance démographique a conduit à l'extension des villes et à l'émergence du
phénomène d'étalement urbain au détriment des terres agricoles fertiles limitrophes des villes.
Cette pression démographique a entraîné la mise en œuvre de projets d'habitat divers, qui ont
consommé des centaines de milliers d'hectares de terres agricoles du nord algérien (Takouachet
& Kalache, 2022). Ce qui est le cas dans cette étude, que ce soit pour les terres agricoles d'El
Beldj ou d'Ikhlifaine qui ont subi un étalement urbains alarmant. En 2003, la superficie des
terres agricoles en exploitation d'El Beldj était de 41,8 ha représentant ainsi 93% de la zone
étudiée tandis qu'en 2023 elle est passée à 75.44%, accompagnée par une croissance incontrôlée
de l’urbanisation. En 2003, cette dernière occupait une surface de 3,14 ha qui a augmenté à
10,97 ha (24.56%). Cela ne diffère pas du deuxième site où les terres agricoles représentaient
92,5% en 2004 (65.9 ha) et 66,74% (47,55 ha) en 2023, tandis que l’urbanisation occupait une
surface de 5,34 ha en 2004 (7,5%) suivi d'une croissance exponentielle en 2023 avec un
pourcentage de 33,24%.
De même pour les forêts qui selon Hallé, (2019), sont considérées comme étant un
patrimoine naturel qui met des siècles à se reconstituer après une perturbation, et qui assure
ensuite sa propre pérennité de manière autonome, sans intervention humaine, il est constaté que
pour la zone d'El Beldj que de même pour Ikhlifaine, la forêt a dégradé d'une manière
significative pendant les 20ans derniers, la superficie de la forêt d'Ikhlifaine a diminué de 7,49
ha et celle d'El Beldj de 1,09 ha, en remettant en cause l'étalement urbain.
Cette évolution de l’urbanisation peut revenir aussi à d'autres raisons dont ; le manque
de gestion et d'exploitation des terres agricoles expliquée par l'affaiblissement de leurs capacités
productives et existentielles, contribuant à leur vulnérabilité face à l'expansion urbaine ce qui a
favorisé la conversion, la pression foncière et l’urbanisation anarchique. L'expansion urbaine
rapide et anarchique a entraîné la consommation d'importantes surfaces de terrains urbanisables
et agricoles. Cette urbanisation non maîtrisée s'est souvent faite sur des terres agricoles,
menaçant ainsi la superficie des terres arables disponibles pour l'agriculture (Rahim, 2009).
Selon les résultats obtenus dans les Figure 41 et Figure 42, il est à remarquer que cette
expansion est située dans les bandes des 300 et 800m. Pour la zone d'El Beldj, toutes les
constructions sont dans la bande des 300m. Pour Ikhlifaine, 63,95% des constructions sont
Aléas et risques côtiers
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Il est constaté une occupation du sol par l'urbain dans la zone des 300m qui est
inconstructible, pour les deux zones, et des 800m pour Ikhlifaine.
3.1.3.3 Discussion
La croissance démographique a conduit à l'extension des villes et à l'émergence du
phénomène d'étalement urbain au détriment des terres agricoles fertiles limitrophes des villes.
Cette pression démographique a entraîné la mise en œuvre de projets d'habitat divers, qui ont
consommé des centaines de milliers d'hectares de terres agricoles du nord algérien (Takouachet
& Kalache, 2022). Ce qui est le cas dans cette étude, que ce soit pour les terres agricoles d'El
Beldj ou d'Ikhlifaine qui ont subi un étalement urbains alarmant. En 2003, la superficie des
terres agricoles en exploitation d'El Beldj était de 41,8 ha représentant ainsi 93% de la zone
étudiée tandis qu'en 2023 elle est passée à 75.44%, accompagnée par une croissance incontrôlée
de l’urbanisation. En 2003, cette dernière occupait une surface de 3,14 ha qui a augmenté à
10,97 ha (24.56%). Cela ne diffère pas du deuxième site où les terres agricoles représentaient
92,5% en 2004 (65.9 ha) et 66,74% (47,55 ha) en 2023, tandis que l’urbanisation occupait une
surface de 5,34 ha en 2004 (7,5%) suivi d'une croissance exponentielle en 2023 avec un
pourcentage de 33,24%.
De même pour les forêts qui selon Hallé, (2019), sont considérées comme étant un
patrimoine naturel qui met des siècles à se reconstituer après une perturbation, et qui assure
ensuite sa propre pérennité de manière autonome, sans intervention humaine, il est constaté que
pour la zone d'El Beldj que de même pour Ikhlifaine, la forêt a dégradé d'une manière
significative pendant les 20ans derniers, la superficie de la forêt d'Ikhlifaine a diminué de 7,49
ha et celle d'El Beldj de 1,09 ha, en remettant en cause l'étalement urbain.
Cette évolution de l’urbanisation peut revenir aussi à d'autres raisons dont ; le manque
de gestion et d'exploitation des terres agricoles expliquée par l'affaiblissement de leurs capacités
productives et existentielles, contribuant à leur vulnérabilité face à l'expansion urbaine ce qui a
favorisé la conversion, la pression foncière et l’urbanisation anarchique. L'expansion urbaine
rapide et anarchique a entraîné la consommation d'importantes surfaces de terrains urbanisables
et agricoles. Cette urbanisation non maîtrisée s'est souvent faite sur des terres agricoles,
menaçant ainsi la superficie des terres arables disponibles pour l'agriculture (Rahim, 2009).
Selon les résultats obtenus dans les Figure 41 et Figure 42, il est à remarquer que cette
expansion est située dans les bandes des 300 et 800m. Pour la zone d'El Beldj, toutes les
constructions sont dans la bande des 300m. Pour Ikhlifaine, 63,95% des constructions sont
