Etude de Séismicité
CHAPITRE II
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 D’autre part, pour un nombre plus restreint de bâtiments, les méthodes de vulnérabilité
calculée utilisent la modélisation plus ou moins sophistiquée du bâtiment considéré pour
obtenir sa courbe de capacité reliant les forces et les déplacements (méthode du Pushover).
La combinaison de la courbe de capacité avec un aléa (déterministe ou probabiliste) permet
d’estimer l’endommagement de la structure. Toutes ces méthodes doivent se contenter
d’une connaissance très partielle des bâtiments étudiés (AFPS. 2005).
II.7. Objectifs de réalisation des études de vulnérabilité :
Les objectifs de l’étude de la vulnérabilité sismique sont multiples et dépendent de l'échelle
d'analyse. On distingue ainsi plusieurs échelles d’investigation (GUEGUEN P. 2006).
II.7.1. Échelle d'analyses très globales :
Utilisant directement les répartitions statistiques de dommages des échelles d’intensité (échelles
MSK, EMS 98…) en fonction de typologies de structures. Ces dernières sont caractérisées par une
classe de vulnérabilité entre A (la plus vulnérable) et D (la moins vulnérable) qui pour une intensité
donnée de séisme seront plus ou moins endommagés. Le niveau d’endommagement respecte une
échelle de D1 (faibles dommages) à D5 (destruction totale). Ces méthodes s’appliquent bien à des
évaluations pour un nombre important de bâtiments sur une zone donnée. Elles sont sommaires
mais nous permettent néanmoins une première évaluation rapide.
II.7.2. Échelle d'analyses globales :
Où les bâtiments ne sont pas analysés individuellement mais de façon statistique. Néanmoins,
l’auscultation des bâtiments se fait individuellement. Le traitement des données recueillies sur le
parc immobilier vise généralement à classer les bâtiments dans des typologies prédéfinies dont on
a une estimation de la vulnérabilité sismique. Des paramètres modérateurs, définis en fonction des
caractéristiques géométriques et structurales, sont ensuite appliqués pour moduler leur
vulnérabilité. La sollicitation s’exprime en fonction de l’intensité ou parfois en fonction d’un
niveau d’accélération maximale du sol appelé PGA « Peak Ground Acceleration ». D’autres
évaluations représentent l’endommagement par une probabilité de dépassement d’un certain
niveau de dommage (par exemple, 60% d’endommagement), intégrant directement la typologie
de la construction et le niveau d’aléa.
II.7.3. Échelle d'analyses précises :
Où les bâtiments sont analysés individuellement mais avec des méthodes simplifiées. Des calculs
simplifiés sont parfois effectués à ce niveau.
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