Etude de Séismicité
CHAPITRE II
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II.6.1. Valeur exposée au risque sismique
Correspond à la valeur des biens et des personnes exposés à l'aléa sismique. Cette valeur dépend
de l'importance de la construction. Elle est de nature socioéconomique. Dans le cas du danger
naturel sismique, la « valeur exposée au risque » est avant tout celle des bâtiments, de leurs
occupants et de leur contenu ainsi que des activités économiques qu'ils abritent (CHEBANCE,
M. 2001).
II.6.2. Méthodologie d’évaluation de la vulnérabilité
Etant donné la complexité de la problématique, des méthodes d'évaluation diverses ont été
élaborées. Les méthodes présentées visent chacune un objectif, donc également un besoin
différent. Le but de cette présentation est d'illustrer la grande diversité des approches.
Deux familles de méthodes sont généralement utilisées :
 D’une part, les méthodes empiriques, fondées sur le retour d’expérience et sur les
caractéristiques structurales sommaires des bâtiments, sont utilisées à grande échelle (ville,
région). Dans la plupart de ces méthodes, les bâtiments sont préalablement classés selon
une typologie. Ces méthodes se fondent sur l’observation des caractéristiques structurales
des bâtiments pour leur attribuer un indice de vulnérabilité (IV).
Différents niveaux de précision d’analyse sont généralement prévus, selon les informations
disponibles, qui conduisent à une qualité variable de l’estimation de la vulnérabilité. Ces
méthodes proposent une relation reliant l’indice de vulnérabilité à une échelle de dommage
pour un mouvement sismique donné, un scénario probable ou un séisme historique (AFPS.
2005). Les paramètres pertinents, les coefficients qui leurs sont attribués dans le calcul de
l’indice de vulnérabilité (IV) et le lien entre IV et dommage sont déterminés à partir du retour
d’expérience réalisé par des experts lors de missions post-sismique.
Malheureusement, le mouvement du sol qui a généré les dégâts observés n’est généralement
pas connu car il n’a pas été enregistré. Il est donc généralement représenté par l’intensité
macrosismique estimée elle-même à partir des dégâts. Cette incohérence est une des limitations
de ces méthodes. Par ailleurs, les relations entre paramètres structuraux et dommages sont
estimées de manière statistique. Ces méthodes permettent donc d’avoir une vision statistique,
à l’échelle d’une ville par exemple, et n’ont pas d’intérêt pour un bâtiment isolé.
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