Conclusion générale
146
0,5 et 0,5 m) et 33.28% des plages sont en accrétion (> +0,5 m/an). Un modèle cyclique
d'érosion (au cours des périodes 1984-1989, 1994-1999 et 2007-2013) et d'accrétion (au cours
des périodes 1989-1994, 1999-2007 et 2013-2021) a été observé lors de l'évaluation des
changements à court terme du trait de côte Algéroise.
Dans l’ensemble, les processus naturels, en particulier la tempête de 2007 et les activités
anthropiques telles que l’extraction de sable, les constructions des barrages, l’installation des
ouvrages de protection juste après la tempête de 2007 (03 brise-lames et un épi au niveau de
Plam Beach et 04 brise-lames au niveau de plage Sirène) et le rechargement artificiel, sont les
principaux facteurs des modifications de littoral Algérois.
Lors de l'étude du phénomène de submersion marine, deux scénarios ont été adoptés
pour évaluer les zones à risque à l'horizon 2030, 2050 et 2100, le premier ne considérant que
l'élévation du niveau de la mer et le second incluant les événements extrêmes.
Il a été montré qu'une élévation comprise entre 0 m et 1 m aura un impact minime sur
la zone côtière d'Algéroise (Environ 290 ha inondés), les zones les plus touchées sont les plages,
les ouvrages de protection et quelques habitats au niveau de Bateau Cassé. Cependant, l'impact
le plus important sera dû à la conjonction avec des conditions météorologiques extrêmes au
large des cotes de la zone d’étude qui pourraient générer un niveau d'inondation de 2 m à 4 m
en 2030, de 4 m à 6 m en 2050 et de 6 m à 8 m à l’horizon 2100.
Cette étude a permis aussi de cartographier les risques d’érosion et d’inondation et de
déterminer les terres menacées par l'élévation du niveau de la mer, en tenant compte des
évènements extrêmes, d'identifier les infrastructures, les zones urbanisées et les terres agricoles
les plus menacées, ainsi que les pourcentages de chaque zone exposée au risque d'inondation.
Les résultats révèlent qu'environ 700 ha de terres agricoles et 1 095 ha de zones urbanisées
seront submergés à l’horizon 2100.
Il ressort de cette étude que l'utilisation des SIG et de la télédétection ainsi que
l'extraction de données statistiques permettent de créer une base de données géographique qui
peut ensuite être utilisée pour suivre l'évolution du littoral.
Cette étude a apporté de nouveaux résultats couvrant au total un linéaire de 185 km sur
les 1764 km de côtes Algérienne ; il reste donc plusieurs centaines de kilomètres à étudier.
L'utilisation de données topographiques LiDAR (Light Detection and Ranging) à haute
résolution dans les études futures est nécessaire pour évaluer les variations du volume de
sédiments sur les plages et les cordons dunaires de la côte Algéroise.
Il est important de combler le manque de données provenant de mesures in situ des
vagues et des courants à court et à moyen terme. Pour de futurs travaux complémentaires, nous
recommandons des mesures in situ des vagues et des courants, ainsi que du transport de
sédiments, combinées à des modèles numériques ou empiriques à court et moyen terme pour
valider le modèle numérique MIKE 21/3.
Lors de cette étude du littoral des trois baies de Bou Ismail, Alger et Zemmouri a
certainement apporté de nouveaux résultats importants sur le fonctionnement hydrodynamique
et l'évolution morpho-sédimentaire, ainsi que sur l'évolution spatio-temporelle de ce littoral face
146
0,5 et 0,5 m) et 33.28% des plages sont en accrétion (> +0,5 m/an). Un modèle cyclique
d'érosion (au cours des périodes 1984-1989, 1994-1999 et 2007-2013) et d'accrétion (au cours
des périodes 1989-1994, 1999-2007 et 2013-2021) a été observé lors de l'évaluation des
changements à court terme du trait de côte Algéroise.
Dans l’ensemble, les processus naturels, en particulier la tempête de 2007 et les activités
anthropiques telles que l’extraction de sable, les constructions des barrages, l’installation des
ouvrages de protection juste après la tempête de 2007 (03 brise-lames et un épi au niveau de
Plam Beach et 04 brise-lames au niveau de plage Sirène) et le rechargement artificiel, sont les
principaux facteurs des modifications de littoral Algérois.
Lors de l'étude du phénomène de submersion marine, deux scénarios ont été adoptés
pour évaluer les zones à risque à l'horizon 2030, 2050 et 2100, le premier ne considérant que
l'élévation du niveau de la mer et le second incluant les événements extrêmes.
Il a été montré qu'une élévation comprise entre 0 m et 1 m aura un impact minime sur
la zone côtière d'Algéroise (Environ 290 ha inondés), les zones les plus touchées sont les plages,
les ouvrages de protection et quelques habitats au niveau de Bateau Cassé. Cependant, l'impact
le plus important sera dû à la conjonction avec des conditions météorologiques extrêmes au
large des cotes de la zone d’étude qui pourraient générer un niveau d'inondation de 2 m à 4 m
en 2030, de 4 m à 6 m en 2050 et de 6 m à 8 m à l’horizon 2100.
Cette étude a permis aussi de cartographier les risques d’érosion et d’inondation et de
déterminer les terres menacées par l'élévation du niveau de la mer, en tenant compte des
évènements extrêmes, d'identifier les infrastructures, les zones urbanisées et les terres agricoles
les plus menacées, ainsi que les pourcentages de chaque zone exposée au risque d'inondation.
Les résultats révèlent qu'environ 700 ha de terres agricoles et 1 095 ha de zones urbanisées
seront submergés à l’horizon 2100.
Il ressort de cette étude que l'utilisation des SIG et de la télédétection ainsi que
l'extraction de données statistiques permettent de créer une base de données géographique qui
peut ensuite être utilisée pour suivre l'évolution du littoral.
Cette étude a apporté de nouveaux résultats couvrant au total un linéaire de 185 km sur
les 1764 km de côtes Algérienne ; il reste donc plusieurs centaines de kilomètres à étudier.
L'utilisation de données topographiques LiDAR (Light Detection and Ranging) à haute
résolution dans les études futures est nécessaire pour évaluer les variations du volume de
sédiments sur les plages et les cordons dunaires de la côte Algéroise.
Il est important de combler le manque de données provenant de mesures in situ des
vagues et des courants à court et à moyen terme. Pour de futurs travaux complémentaires, nous
recommandons des mesures in situ des vagues et des courants, ainsi que du transport de
sédiments, combinées à des modèles numériques ou empiriques à court et moyen terme pour
valider le modèle numérique MIKE 21/3.
Lors de cette étude du littoral des trois baies de Bou Ismail, Alger et Zemmouri a
certainement apporté de nouveaux résultats importants sur le fonctionnement hydrodynamique
et l'évolution morpho-sédimentaire, ainsi que sur l'évolution spatio-temporelle de ce littoral face
