Conclusion générale
145
Conclusion :
Ce travail de thèse portant sur l’évolution morphodynamique des côtes sableuses du
littoral de la métropole Algéroise, a pour principal objectif de mettre en évidence les
phénomènes d’érosion de la ligne de côte et de dynamique sédimentaire et l’évaluation des
zones à risques aux changements à plusieurs échelles spatio-temporelle.
L’étude, réalisée le long de la côte Algéroise du Mont Chenoua à Cap Djenet, a permis
de mettre en évidence les principaux processus naturels et anthropiques qui contrôlent
l'évolution du littoral Algérois et de cartographier les zones à risque de submersion aux horizons
2030, 2050 et 2100, en tenant compte de l'élévation future du niveau de la mer et des
événements extrêmes.
L’étude a également mis en évidence les caractéristiques du littoral d'Algérois, composé
de 92 km de côtes sableuses, 15 km d'infrastructures portuaires et de 78 km de côtes rocheuses.
Une grande partie du littoral de la baie de Bou Ismail est rocheuse, tandis qu'une grande partie
du littoral de la baie d'Alger et de la baie de Zemmouri est sablonneuse. La côte Algéroise est
caractérisée par 120 plages de différentes formes (rectilignes, en poches, plages au pied des
falaises, plages en baies).
Lors de cette étude, nous avons constaté que l'occupation et l'utilisation des sols ont
considérablement changé dans la région d'Alger. L'analyse diachronique des images
satellitaires a révélé des changements importants dans l'utilisation des terres. Entre 1984 et
2021, les terres agricoles ont été réduites de 23.68%, soit une superficie de 50367.73 hectares,
et d'autre part, les zones urbanisées ont augmenté de 73700 ha, soit une multiplication par 6 en
espace de 37 ans.
La modélisation de la dynamique hydrosédimentaire à l'aide de MIKE 21/3 a permis de
déterminer les directions des houles dominantes, les courants côtiers et modéliser
numériquement le transport et les tendances sédimentaires dans les trois baies (la baie de Bou
Ismail, la baie d’Alger et la baie de Zemmouri). Les résultats de la modélisation montrent que
la baie de Bou Ismail est soumise à une propagation de houle de Nord-Est, arrivant à la côte à
des hauteurs comprises entre 1m et 2.5m. Ces houles génèrent de forts courants qui sont dirigés
vers l'Ouest avec une vitesse de 0.30 m/s ce qui peut affecter plusieurs plages de sable de cette
baie. Dans la baie d'Alger, les vagues venant du nord-ouest ont une hauteur moyenne variant
de 1,5 m à 2.53 m, générant un courant de 0.3 m/s vers l'Est. Pour la baie de Zemmouri, les
houles venant du Nord-Est génèrent une dérive littorale parallèle à la côte avec des vitesses
variant de 0.5 m/s à 1 m/s et dirigée d'Est en Ouest.
L'étude a également montré que l'orientation locale de la côte peut modifier la
dynamique sédimentaire, comme dans le cas des plages Moretti et Sahel, où les houles du
quadrant nord génèrent des courants de retour vers le large. Le sens de la dérive littorale change
donc d'une zone à l'autre. La dérive évolue en fonction de la direction de la houle et de
l'orientation de la côte.
Le suivi de l’évolution de la ligne de rivage à long terme révèle que 16.35 % des plages
sableuses montrent une tendance à l’érosion (> -0,5 m/an), 50.36 % sont en état stable (entre -
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Conclusion :
Ce travail de thèse portant sur l’évolution morphodynamique des côtes sableuses du
littoral de la métropole Algéroise, a pour principal objectif de mettre en évidence les
phénomènes d’érosion de la ligne de côte et de dynamique sédimentaire et l’évaluation des
zones à risques aux changements à plusieurs échelles spatio-temporelle.
L’étude, réalisée le long de la côte Algéroise du Mont Chenoua à Cap Djenet, a permis
de mettre en évidence les principaux processus naturels et anthropiques qui contrôlent
l'évolution du littoral Algérois et de cartographier les zones à risque de submersion aux horizons
2030, 2050 et 2100, en tenant compte de l'élévation future du niveau de la mer et des
événements extrêmes.
L’étude a également mis en évidence les caractéristiques du littoral d'Algérois, composé
de 92 km de côtes sableuses, 15 km d'infrastructures portuaires et de 78 km de côtes rocheuses.
Une grande partie du littoral de la baie de Bou Ismail est rocheuse, tandis qu'une grande partie
du littoral de la baie d'Alger et de la baie de Zemmouri est sablonneuse. La côte Algéroise est
caractérisée par 120 plages de différentes formes (rectilignes, en poches, plages au pied des
falaises, plages en baies).
Lors de cette étude, nous avons constaté que l'occupation et l'utilisation des sols ont
considérablement changé dans la région d'Alger. L'analyse diachronique des images
satellitaires a révélé des changements importants dans l'utilisation des terres. Entre 1984 et
2021, les terres agricoles ont été réduites de 23.68%, soit une superficie de 50367.73 hectares,
et d'autre part, les zones urbanisées ont augmenté de 73700 ha, soit une multiplication par 6 en
espace de 37 ans.
La modélisation de la dynamique hydrosédimentaire à l'aide de MIKE 21/3 a permis de
déterminer les directions des houles dominantes, les courants côtiers et modéliser
numériquement le transport et les tendances sédimentaires dans les trois baies (la baie de Bou
Ismail, la baie d’Alger et la baie de Zemmouri). Les résultats de la modélisation montrent que
la baie de Bou Ismail est soumise à une propagation de houle de Nord-Est, arrivant à la côte à
des hauteurs comprises entre 1m et 2.5m. Ces houles génèrent de forts courants qui sont dirigés
vers l'Ouest avec une vitesse de 0.30 m/s ce qui peut affecter plusieurs plages de sable de cette
baie. Dans la baie d'Alger, les vagues venant du nord-ouest ont une hauteur moyenne variant
de 1,5 m à 2.53 m, générant un courant de 0.3 m/s vers l'Est. Pour la baie de Zemmouri, les
houles venant du Nord-Est génèrent une dérive littorale parallèle à la côte avec des vitesses
variant de 0.5 m/s à 1 m/s et dirigée d'Est en Ouest.
L'étude a également montré que l'orientation locale de la côte peut modifier la
dynamique sédimentaire, comme dans le cas des plages Moretti et Sahel, où les houles du
quadrant nord génèrent des courants de retour vers le large. Le sens de la dérive littorale change
donc d'une zone à l'autre. La dérive évolue en fonction de la direction de la houle et de
l'orientation de la côte.
Le suivi de l’évolution de la ligne de rivage à long terme révèle que 16.35 % des plages
sableuses montrent une tendance à l’érosion (> -0,5 m/an), 50.36 % sont en état stable (entre -
