Introduction générale
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interannuelle dans la position du littoral sableux et plus précisément des baies de la mer
généralement avec la variation du niveau de la mer. A des échelles de temps intermédiaires
(années-décennies), ce forçage hydrodynamique interagit directement avec la morphologie du
trait de côte (orientation de la côte, variation de la bathymétrie), l'apport de sédiments et la
géologie pour contrôler le comportement du trait de côte (Houser et al., 2008; M. J. F. Stive et
al., 2002).
Le développement urbain et l'évolution de la dynamique sédimentaire sont des facteurs
clés de l'évolution du littoral nord-africain (Amrouni, 2019). Les côtes du monde entier sont
touchées par l'érosion. Luijendijk et al. (2018) estime qu'entre 1984 et 2016, 24% des plages du
monde ont été érodées globalement avec un taux d'érosion estimé à plus de -0,5m/an. Le même
auteur (Luijendijk et al., 2018) précise qu'en Afrique, le taux d'érosion net est de -0,07m/an.
L'Algérie ne fait pas exception à cette tendance. L'érosion des côtes sableuses algériennes varie
de -0,3m/an à -10,4m/an (Larid, 2002). Cette érosion entraîne des impacts écologiques,
économiques et sociaux (Colas S, 2007; Rigoni m, 2003).
Dans les régions côtières urbanisées de l'algérie, les plages de sable présentent une
variété de taux observés de recul du trait de côte, provenant du déséquilibre de sédimentation
qui fluctue avec les variations des régimes de précipitations et de l'obstruction du flux et du
transport des sédiments vers le rivage par des obstacles artificiels.
Par conséquent, la compréhension des origines et de l'ampleur du recul du littoral le
long de la côte nord-africaine est d'une grande importance pour quantifier l'évolution
environnementale des zones urbaines très denses, en particulier dans les régions semi-arides où
de tels phénomènes sont peu observés, et encore moins compris (Amrouni, 2019). Les vastes
côtes sableuses de l'Algérie offrent une occasion unique de remédier à cette lacune car elles
présentent plusieurs impacts mesurables qui se manifestent tous par la régression anormale du
littoral avec un degré de vulnérabilité qui augmente considérablement.
Le littoral algérien, soit 1764 km de côtes, n'est pas à l'abri du phénomène d'érosion. Ce
phénomène a été étudié par plusieurs auteurs (Ayadi et al., 2015; Bouakline, 2009; Boutiba and
Bouakline, 2011; BOUTIBA et al., 2006; Kermani et al., 2016; Sallaye M, 2021). La côte
Algéroise est un site particulièrement intéressant et remarquable, plus par son contexte
géographique que par la pression anthropique qui s'y exerce, exprimée à travers un ensemble
de constructions diverses d’infrastructures touristiques et industrielles. Cette côte, qui s'étend
sur environ 200 km, est constituée en grande partie de plages de sable qui n'échappent pas à
cette évolution régressive.
Dans la zone côtière algéroise, les plages de sable et les dunes littorales occupent une
place importante, malgré une extension considérable des espaces urbains, des villages
touristiques et des stations balnéaires tels que Sidi Fredj, Moretti, Club des Pins, des ports et
des pêcheries, un tourisme de santé et de soins (Thalassothérapie) ont été installés le long de la
bande côtière. Le développement de ces infrastructures portuaires et touristiques a perturbé la
dynamique sédimentaire naturelle, provoquant ou accentuant l'érosion du trait de côte.
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