Chapitre I
Généralités
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En eau côtière, les holothuries « suspensivores » capturent le phytoplancton, le zooplancton, les
protozoaires et la matière organique en suspension (Massin, 1982a et 1982bIn Mezali, 2008). Les
juvéniles des holothuries sont aussi des « suspension-feedres » (Billet, 1991In Mezali, 2008). Les
holothuries « déposivores » appartenant aux genres aspidochirotes, apodides, malpodides et
elasipodides, ingèrent le sédiment et le matériel détritique superficiel non vivant (Coulon et al,
1991 ; Coulon et Jangoux, 1993In Mezali, 2008). Pour les particules nutritives qu’il contient et les
microorganismes comme les bactéries (Yingst, 1976 ; Moriarty, 1982 ; Birkland, 1988In Mezali,
2008), les cyanobactéries (Sournia, 1976In Mezali, 2008), les organismes de le méiofaune
(Berthon, 1987In Mezali, 2008), les micro-algues et les fragments des phanérogames marines
(Massin et Jangoux, 1976 ; Traer, 1980 ; Verlaques, 1981In Mezali, 2008).
1.6 Moyens de défense
1.6.1 Toxines
Les holothuries ont la particularité de dégager en permanence des toxines appelées saponines. Ces
toxines sont cytotoxiques et hémolytiques, donc dangereuses pour la plupart des poissons, ce qui
fait que les holothuries adultes ont généralement peu de prédateurs. Suivant l’espèce et la
condition des individus, ces toxines sont présentes en plus ou moins grande quantité et plus ou
moins efficaces (Francour, 1997).
1.6.2 Tube de cuvier
Chez plusieurs espèces de l’ordre des Aspidochirotes, il y a, à la base de ces poumons, un nombre
variable de tubules gluants blanchâtres, roses ou rougeâtres, appelés organes de Cuvier (fig.10),
qui peuvent être détachés et éjectés par l’anus grâce aux contractions du corps ; ce sont des armes
défensives grâce auxquelles les Holothuries engluent les animaux ou objets qui les dérangent ; ces
organes sont facilement régénérés (Tortonese et Vadon, 1987).
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