CHAPITRE I
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3.7. Biofloc et biosécurité
L’élevage en système BFT, avec de très faibles taux de renouvellement d’eau facilite
l’application des mesures de biosécurité et limite l’introduction d’agents pathogènes
(Avnimelech, 2012). L’efficacité des antibiotiques dans le traitement des pathologies en
aquaculture est remise en cause par le développement de résistance chez les bactéries
pathogènes à cause de la mauvaise utilisation des antibiotiques (Defoirdt et al., 2011).
La technologie biofloc peut constitues une mesure alternative dans la prévention contre les
bactéries pathogènes en aquaculture (Crab et al., 2012). L’élevage en milieu biofloc permet
d’améliorer la gestion sanitaire au niveau des fermes aquacoles par la réduction des échanges
d’eau avec le milieu extérieure, la stimulation du système immunitaire des poissons et des
crevettes, le contrôle des agents pathogènes à travers le développement d’une communauté
microbienne stable, la réduction de stress par l’amélioration des paramètres du milieu et par
l’existence d’agents biologiques qui peuvent prévenir les maladies (Avnimelech, 2012).
De plus, le milieu biofloc peut avoir un effet probiotique dans le milieu d’élevage. Des bactéries
bénéfiques peuvent se développer naturellement dans le biofloc et avoir des effets positives sur
le système immunitaire et le stress des espèces d’élevage (El-Sayed, 2021; Mugwanya et al.,
2021).
3.8. Biofloc en Aquaculture Multitrophique Intégrée
L’Aquaculture Multitrophique Intégrée (IMTA) est une forme d’aquaculture durable basée sur
l’association d’un certain nombre d’organismes complémentaires dans un site d’élevage pour
optimiser l’utilisation des nutriments et réduire les rejets dans l’environnement (Granada et al.,
2016). L'intégration de l’approche IMTA permet d’améliorer le rendement dans les systèmes
BFT, notamment par le contrôle des niveaux de MES dans le milieu (Khanjani et al., 2022).
Des études récentes ont évaluée l’utilisation de l’approche IMTA en système BFT, en intégrant
plusieurs espèces à différents niveaux trophiques, avec des résultats encourageantes, tels
que l’intégration de la crevette (Litopenaeus vannamei), le tilapia et des plantes (Poli et al.,
2019), de la crevette, du mulet et du tilapia rouge (Nguyen et al., 2023), ainsi que la culture des
algues marines et des coquillages dans les effluents du biofloc (Brito et al., 2018; Pires et al.,
2021).
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