Chapitre I
Généralités
9
2.5. Reproduction et cycle de vie
Le cycle de vie de C. linguatula commence par la ponte des œufs au printemps et en été. Les
femelles peuvent pondre entre 50 000 et 100 000 œufs. Les œufs sont pélagiques et dérivent avec
les courants jusqu'à leur éclosion, qui a lieu environ 10 jours après la ponte. Les larves mesurent
environ 5 mm de long et ont un corps ovale et transparent.
Les larves de C. linguatula se nourrissent de zooplancton et de petits poissons, et se développent
rapidement en juvéniles. Les juvéniles restent pélagiques pendant quelques semaines, puis migrent
vers les fonds marins pour vivre en association avec des algues et des rochers. Les juvéniles se
nourrissent principalement de petits crustacés et de vers.
Les jeunes adultes de C. linguatula vivent dans les eaux côtières peu profondes et se nourrissent de
poissons, de crustacés et de mollusques. Ils se reproduisent pour la première fois à l'âge de 2 ans,
lorsque leur taille atteint environ 15 cm. Les femelles produisent plus de gamète que les mâle et la
taille des œufs augmente avec la taille de la femelle. Le taux de fécondité chez l’espèce varie en
fonction de la taille de la femelle.
2.6. Régime alimentaire
Le régime alimentaire de C. linguatula se compose d'au moins 27 espèces de proies différentes
appartenant à cinq groupes principaux : foraminifères, mollusques, crustacés et poissons. Il diffère
selon les classes de tailles ; les mysidés sont les proies les plus nombreuses ingérées par toutes les
classes de taille, même la classe de grande taille, suivis par les décapodes et les poissons. Planas et
Vives (1956) ont trouvé que le régime de C. linguatula en Méditerranée occidentale était composé
principalement de crustacés et de téléostéens. Belghyti (1990) a rassemblé des données autour de
la côte atlantique du Maroc et a trouvé que les mysidés étaient les proies les plus courantes. Les
poissons (principalement des gobies) constituaient un groupe secondaire. Les décapodes,
céphalopodes et les euphausiacés étaient des proies complémentaires.
2.7. Capture et commercialisation
Dans le bassin méditerranéen, l'espèce apporte une contribution importante aux débarquements
commerciaux : on la trouve régulièrement dans les ports de pêche et elle constitue une importante
prise accessoire accompagnant les espèces de la flotte de chalutiers. Avec Lepidorhombus boscii
et Solea vulgaris, elle constitue la ressource la plus importante et la plus abondante de la mer
Méditerranée dans le groupe des poissons plats (Sartor et al., 2002).
Elle est Régulièrement présente sur les marchés de Méditerranée occidentale, d’Adriatique et de
Chypre, occasionnellement en France, Egypte, Turquie, Grèce et Tunisie, rejetée en Sicile, est
commercialisée fraîche ou réfrigérée. La pêche de l’espèce est semi-industrielle (Espagne, Sicile,
Généralités
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2.5. Reproduction et cycle de vie
Le cycle de vie de C. linguatula commence par la ponte des œufs au printemps et en été. Les
femelles peuvent pondre entre 50 000 et 100 000 œufs. Les œufs sont pélagiques et dérivent avec
les courants jusqu'à leur éclosion, qui a lieu environ 10 jours après la ponte. Les larves mesurent
environ 5 mm de long et ont un corps ovale et transparent.
Les larves de C. linguatula se nourrissent de zooplancton et de petits poissons, et se développent
rapidement en juvéniles. Les juvéniles restent pélagiques pendant quelques semaines, puis migrent
vers les fonds marins pour vivre en association avec des algues et des rochers. Les juvéniles se
nourrissent principalement de petits crustacés et de vers.
Les jeunes adultes de C. linguatula vivent dans les eaux côtières peu profondes et se nourrissent de
poissons, de crustacés et de mollusques. Ils se reproduisent pour la première fois à l'âge de 2 ans,
lorsque leur taille atteint environ 15 cm. Les femelles produisent plus de gamète que les mâle et la
taille des œufs augmente avec la taille de la femelle. Le taux de fécondité chez l’espèce varie en
fonction de la taille de la femelle.
2.6. Régime alimentaire
Le régime alimentaire de C. linguatula se compose d'au moins 27 espèces de proies différentes
appartenant à cinq groupes principaux : foraminifères, mollusques, crustacés et poissons. Il diffère
selon les classes de tailles ; les mysidés sont les proies les plus nombreuses ingérées par toutes les
classes de taille, même la classe de grande taille, suivis par les décapodes et les poissons. Planas et
Vives (1956) ont trouvé que le régime de C. linguatula en Méditerranée occidentale était composé
principalement de crustacés et de téléostéens. Belghyti (1990) a rassemblé des données autour de
la côte atlantique du Maroc et a trouvé que les mysidés étaient les proies les plus courantes. Les
poissons (principalement des gobies) constituaient un groupe secondaire. Les décapodes,
céphalopodes et les euphausiacés étaient des proies complémentaires.
2.7. Capture et commercialisation
Dans le bassin méditerranéen, l'espèce apporte une contribution importante aux débarquements
commerciaux : on la trouve régulièrement dans les ports de pêche et elle constitue une importante
prise accessoire accompagnant les espèces de la flotte de chalutiers. Avec Lepidorhombus boscii
et Solea vulgaris, elle constitue la ressource la plus importante et la plus abondante de la mer
Méditerranée dans le groupe des poissons plats (Sartor et al., 2002).
Elle est Régulièrement présente sur les marchés de Méditerranée occidentale, d’Adriatique et de
Chypre, occasionnellement en France, Egypte, Turquie, Grèce et Tunisie, rejetée en Sicile, est
commercialisée fraîche ou réfrigérée. La pêche de l’espèce est semi-industrielle (Espagne, Sicile,
