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Introduction
En Méditerrannée, en raison de leur répartition étendue, de leur mode de vie sédentaire et de
leur sensibilité aux changements des conditions environnementales, les herbiers Posidonia
oceanica et Cymodocea nodosa sont couramment utilisés comme indicateurs biologiques de
la qualité du milieu marin, (Pergent-Martini et al., 2005 ; Adamakis et al., 2018 ; Boumaza
et al.,2022).
Posidonia oceanica et Cymodocea nodosa, à l’instar d’autres Magnoliophytes marines,
produisent des métabolites secondaires leur permettant de s'adapter et de s'acclimater aux
agressions que subit le milieu marin et de se défendre contre les pressions biologiques telles
que la concurrence, les pathogènes et les brouteurs (Zapata et al., 1979 ; Mekini´cet al.,
2019).
Ces métabolites secondaires connus pour varier en fonction des conditions
environnementales, biotiques et abiotiques, sont considérés comme des biomarqueurs de la
qualité environnementale (Amsler et Fairhead, 2006 ; Celis-Plá et al., 2014).
Parmi ces métabolites secondaires figurent les composés phénoliques, allant des molécules
simples telles que les acides phénoliques libres et estérifiés, aux polymères plus complexes
tels que les tanins (Micheli et al., 2012 ; Stiger-Pouvreau et al., 2014 ; Zidorn, 2016 ). Ils
constituent l'un des groupes les plus importants de métabolites secondaires impliqués dans
la défense des plantes (Clausen et al., 1992) contre les herbivores (Barbehenn et Constable,
2011) et les infections (Furlan et al., 2010).
Cependant, le rôle de ces composés phénoliques dans les mécanismes de défense de
Posidonia oceanica et Cymodocea nodosa contre les stress abiotiques et biotiques est encore
peu documenté. Les quelques études réalisées à ce jour, concernent l’espèce Posidonia
oceanica ; elles ont permis de mieux comprendre leur implication dans les interactions
biotiques, notamment dans le cas de la compétition interspécifique avec les espèces
envahissantes Caulerpa taxifolia et Caulerpa cylindracea (Ferrat et al., 2003 ; Dumay et al.,
2004 ; Pergent et al., 2008 ), la compétition intraspécifique (Rotini et al., 2013), le broutage
par les méso-herbivores (Boumaza et al.,2014). Les stress abiotiques, tels que l'augmentation
de l'enrichissement en azote causée par l'aquaculture (Leoni et al., 2007), les rejets urbains
et industriels (Boumaza et al., 2022) et la contamination par le mercure (Ferrat et al., 2003
; Ferrat, 2012).
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