Partie II. Etude Expérimentale
Chapitre 5. Résultats et discussion
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feuilles globales et différenciées entre les 2 sites, les résultats ont montré que Bou Ismaïl
présente des valeurs élevées par rapport à l’anse de Kouali. Ces variations pourraient être
liées à des facteurs tels que la disponibilité en nutriment et/ou la force hydrodynamique de
l’eau. Une forte présence de macroalgues en association avec l’herbier pourrait également
constituer une réponse aux différences relevées, en particulier pour les feuilles
différenciées. En effet, il est connu que les macroalgues sont constamment en concurrence
avec l’herbier pour la lumière, l'espace et les nutriments. Les feuilles de Cymodocea
nodosa vont dans ce cas mettre en place leur stratégie en s’élevant plus à la recherche de
la lumière, d’où les valeurs importantes relevées dans cette étude.
Pour les deux stations, les paramètres phénologiques de Cymodocea nodosa étaient plus
importants au début du mois de juin 2023, comparé au mois de mars et avril 2023
(observation des mesures prises). Par rapport à toute la période d’échantillonnage, ces
paramètres pourraient représenter des valeurs maximales. En effet, Caye (1989) signale
que les deux paramètres atteignent leur maximum en mai-juin. Cet auteur explique que
c’est durant le mois de juin que le développement foliaire de Cymodocea nodosa est
maximum, ce qui apparaît dans le nombre de faisceaux, le nombre de feuilles, leur
longueur et leur surface foliaire développée par m² (LAI). Plus globalement, le printemps
constitue la période la plus favorable au développement végétatif de Cymodocea nodosa
(Caye, 1989).
En revanche l’été semble nettement défavorable à la croissance de cette espèce. En effet,
cette saison correspond au ralentissement des axes de C. nodosa. De plus, en
Méditerranée, au printemps, les conditions sont favorables à la fois à la photosynthèse et à
l’absorption minérale, la croissance des Magnoliophytes est alors particulièrement intense.
En été au contraire, l’efficacité de la photosynthèse diminue ainsi que les substances
dissoutes, la croissance est alors minimum ou ralentie (Caye, 1989).
En automne, l’augmentation du taux des substances dissoutes peut permettre un nouveau
départ du développement de certaines Magnoliophytes (telle Posidonia oceanica) et en
hiver c’est la température trop basse qui est le facteur limitant l’activité des méristèmes
caulinaires apicaux (Caye, 1989). En revanche, Sghaier (2013) aboutit dans son travail au
fait que l’herbier de Cymodocea nodosa affiche une croissance maximale en juillet. Cet
auteur conclut que les paramètres environnementaux (ensoleillement, température de l'eau
Chapitre 5. Résultats et discussion
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feuilles globales et différenciées entre les 2 sites, les résultats ont montré que Bou Ismaïl
présente des valeurs élevées par rapport à l’anse de Kouali. Ces variations pourraient être
liées à des facteurs tels que la disponibilité en nutriment et/ou la force hydrodynamique de
l’eau. Une forte présence de macroalgues en association avec l’herbier pourrait également
constituer une réponse aux différences relevées, en particulier pour les feuilles
différenciées. En effet, il est connu que les macroalgues sont constamment en concurrence
avec l’herbier pour la lumière, l'espace et les nutriments. Les feuilles de Cymodocea
nodosa vont dans ce cas mettre en place leur stratégie en s’élevant plus à la recherche de
la lumière, d’où les valeurs importantes relevées dans cette étude.
Pour les deux stations, les paramètres phénologiques de Cymodocea nodosa étaient plus
importants au début du mois de juin 2023, comparé au mois de mars et avril 2023
(observation des mesures prises). Par rapport à toute la période d’échantillonnage, ces
paramètres pourraient représenter des valeurs maximales. En effet, Caye (1989) signale
que les deux paramètres atteignent leur maximum en mai-juin. Cet auteur explique que
c’est durant le mois de juin que le développement foliaire de Cymodocea nodosa est
maximum, ce qui apparaît dans le nombre de faisceaux, le nombre de feuilles, leur
longueur et leur surface foliaire développée par m² (LAI). Plus globalement, le printemps
constitue la période la plus favorable au développement végétatif de Cymodocea nodosa
(Caye, 1989).
En revanche l’été semble nettement défavorable à la croissance de cette espèce. En effet,
cette saison correspond au ralentissement des axes de C. nodosa. De plus, en
Méditerranée, au printemps, les conditions sont favorables à la fois à la photosynthèse et à
l’absorption minérale, la croissance des Magnoliophytes est alors particulièrement intense.
En été au contraire, l’efficacité de la photosynthèse diminue ainsi que les substances
dissoutes, la croissance est alors minimum ou ralentie (Caye, 1989).
En automne, l’augmentation du taux des substances dissoutes peut permettre un nouveau
départ du développement de certaines Magnoliophytes (telle Posidonia oceanica) et en
hiver c’est la température trop basse qui est le facteur limitant l’activité des méristèmes
caulinaires apicaux (Caye, 1989). En revanche, Sghaier (2013) aboutit dans son travail au
fait que l’herbier de Cymodocea nodosa affiche une croissance maximale en juillet. Cet
auteur conclut que les paramètres environnementaux (ensoleillement, température de l'eau
