22
expliquée par la demande métabolique élevée en azote à cette période qui conduit à une faible
discrimination vis-à-vis du
15 N (et donc une augmentation des valeurs du δ
15
N) (Fourqurean et al.,
2007). De plus, la disponibilité importante des nutriments (en particulier les nitrates) au printemps
2016 (Gobert, communication personnelle) a pu influer les valeurs de δ
15 N en été et selon
Michener et Schell (1994), les nitrates sont plus riche en
15
N. L’impact de l’activité anthropique
joue un rôle important sur l’enrichissement de milieu en nutriments par le port de STARESO (mais
avec un effet très localisé) (Vemeulen et al., 2011).
Tableau 3: tableau de comparaison entre les valeurs de δ
13
C et δ
15 N
Espèce
δ
13
C (‰)
δ
15
N (‰)
Le site
Lepoint et al (2003)
P. oceanica Maximum
Minimum
-10,8
-19,7
3,9
0,3
Baie de revellata
Fourqurean et al (2007)
P.oceanica Maximum -9,6
7,1
Ile de Baléare
Minimum -15.9
1,6
Cymodocea Maximum -5,3
6,2
nodosa
minimum -9,9
0,4
La corrélation entre le rapport C/N et le δ
13 C est forte (r=0,65). Donc, on peut estimer que la
variation de δ
13 C est influencée par la quantité interne de carbone. Le rapport C/N est faiblement
corrélé au δ
15
N et dépend donc peu de la quantité d’azote assimilé par plante (r=0,02).
4-2-Le long du profil bathymétrique
La quantité du carbone diminue avec la profondeur. Les variations observées ne sont pas
significatives (p>0,05) (les profondeurs 3 et 36 m diffèrent de 10, 20 et 29 m). Cette diminution
est liée à la photosynthèse (qui elle-même dépend des paramètres environnementaux lumière et
température). De plus, la physiologie des plantes et le métabolisme lent de l’herbier réduisent la
demande en carbone dans les eaux profondes.
De même que pour le carbone, les teneurs maximales et minimales en azote sont mesurées aux
profondeurs extrêmes (3 et 36 m). La valeur élevée à 3 m peut être expliqué par le besoin interne
élevé de la plante. Tandis que, la valeur minimale à 36 m est induite aussi par la diminution des
besoins internes de l’herbier. Aux autres profondeurs, la concentration en azote reste constante.
La variation de la quantité de carbone est en forte corrélation avec celle de l'azote (r=0.98). En
surface, la fixation importante de carbone coïncide avec une quantité élevée d'azote accumulé par
expliquée par la demande métabolique élevée en azote à cette période qui conduit à une faible
discrimination vis-à-vis du
15 N (et donc une augmentation des valeurs du δ
15
N) (Fourqurean et al.,
2007). De plus, la disponibilité importante des nutriments (en particulier les nitrates) au printemps
2016 (Gobert, communication personnelle) a pu influer les valeurs de δ
15 N en été et selon
Michener et Schell (1994), les nitrates sont plus riche en
15
N. L’impact de l’activité anthropique
joue un rôle important sur l’enrichissement de milieu en nutriments par le port de STARESO (mais
avec un effet très localisé) (Vemeulen et al., 2011).
Tableau 3: tableau de comparaison entre les valeurs de δ
13
C et δ
15 N
Espèce
δ
13
C (‰)
δ
15
N (‰)
Le site
Lepoint et al (2003)
P. oceanica Maximum
Minimum
-10,8
-19,7
3,9
0,3
Baie de revellata
Fourqurean et al (2007)
P.oceanica Maximum -9,6
7,1
Ile de Baléare
Minimum -15.9
1,6
Cymodocea Maximum -5,3
6,2
nodosa
minimum -9,9
0,4
La corrélation entre le rapport C/N et le δ
13 C est forte (r=0,65). Donc, on peut estimer que la
variation de δ
13 C est influencée par la quantité interne de carbone. Le rapport C/N est faiblement
corrélé au δ
15
N et dépend donc peu de la quantité d’azote assimilé par plante (r=0,02).
4-2-Le long du profil bathymétrique
La quantité du carbone diminue avec la profondeur. Les variations observées ne sont pas
significatives (p>0,05) (les profondeurs 3 et 36 m diffèrent de 10, 20 et 29 m). Cette diminution
est liée à la photosynthèse (qui elle-même dépend des paramètres environnementaux lumière et
température). De plus, la physiologie des plantes et le métabolisme lent de l’herbier réduisent la
demande en carbone dans les eaux profondes.
De même que pour le carbone, les teneurs maximales et minimales en azote sont mesurées aux
profondeurs extrêmes (3 et 36 m). La valeur élevée à 3 m peut être expliqué par le besoin interne
élevé de la plante. Tandis que, la valeur minimale à 36 m est induite aussi par la diminution des
besoins internes de l’herbier. Aux autres profondeurs, la concentration en azote reste constante.
La variation de la quantité de carbone est en forte corrélation avec celle de l'azote (r=0.98). En
surface, la fixation importante de carbone coïncide avec une quantité élevée d'azote accumulé par
