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sources de carbone dans le milieu sont le dioxyde de carbone (CO2) dissous et le bicarbonate
(HCO3
-
). L’herbier utilise soit le CO2 soit le HCO3
- ou un mélange des deux (Fry., 2006). La
quantité de carbone fixé dépend directement de l’activité photosynthétique (r=0,63). En été,
l’intensité lumineuse maximale et la température élevée induisent une activité photosynthétique
importante qui résulte en une fixation plus importante de carbone alors qu'en hiver l'activité
photosynthétique est réduite (Figure 5). La diminution de la quantité de carbone à partir de la fin
d’août correspond à la chute des feuilles sénescentes et au renouvellement des faisceaux. Les
jeunes feuilles présentent des valeurs faibles de teneurs en carbone. Le recyclage de carbone des
feuilles adultes vers les rhizomes et les racines mais est reste insuffisant pour compenser cette
perte. Cependant, grâce à la mobilisation des stocks et de réserves de carbone (carbone stocké à la
fin d’été sous forme de carbohydrates), P. oceanica est capable de pousser en hiver malgré un
bilan négatif en carbone qu’elle utilise pour ses besoins internes. D’autres études montrent que
les réserves accumulées pendant l’été permettent à P. oceanica d’hiverner (Pirc., 1985 ; Vizzini et
al., 2001). La quantité de carbone suit la même variation saisonnière que la biomasse des feuilles,
ce qui se traduit par une forte corrélation entre les deux variables (r=0,76). Ainsi, le bilan de
carbone positif en été résulte de la fixation de ce dernier durant la photosynthèse, tandis que le
bilan négatif en hiver traduit son utilisation pour maintenir le métabolisme de la plante non
compensé par l’activité photosynthétique (Alcoverro et al., 2001).
Le rapport C/N présente aussi un cycle saisonnier. Les valeurs du rapport C/N sont comprises entre
15 et 27; avec des maxima en été qui reflètent l’augmentation du carbone et la diminution de
l’azote. Inversement, les valeurs minimales sont mesurées en hiver suite à l’augmentation de
l’azote et la diminution du carbone. Ce résultat est en accord avec celui de Fourqurean et al (2007)
mais avec un décalage entre les valeurs de C/N (les valeurs sont comprises entre 17,6 et 31,2).
La variation du δ
13 C est comprise entre -16,24 et -13,29. Ces valeurs correspondent à celles de la
littérature (Lepoint et al., 2003 ; Vizzini et al., 2003)( tableau 2). L’augmentation des valeurs de
δ
13
C du printemps à l’été est induite par l’activité photosynthétique importante due à
l’augmentation de la lumière et de la température. Ces conditions conduisent à une faible
discrimination du
13 C donc une augmentation de ses valeurs. En fin de période estivale, la
diminution de l’activité photosynthétique entraine une forte discrimination du
13 C. Les valeurs de
δ
13
C sont alors très négatives par rapport à celles des sources de carbone inorganique. Souvent, la
plante fixe le
12 C au détriment du
13 C durant la photosynthèse. La sélectivité du carbone est
produite par l’activité enzymatique de la RUBISCO lors de la carboxylation (Raven et al., 2002).
Les valeurs de δ
15
N ne montrent pas de grandes variations au cours de l’année si ce n’est une
augmentation marquée à la fin de l’hiver, début du printemps 2016. Cette augmentation peut être
sources de carbone dans le milieu sont le dioxyde de carbone (CO2) dissous et le bicarbonate
(HCO3
-
). L’herbier utilise soit le CO2 soit le HCO3
- ou un mélange des deux (Fry., 2006). La
quantité de carbone fixé dépend directement de l’activité photosynthétique (r=0,63). En été,
l’intensité lumineuse maximale et la température élevée induisent une activité photosynthétique
importante qui résulte en une fixation plus importante de carbone alors qu'en hiver l'activité
photosynthétique est réduite (Figure 5). La diminution de la quantité de carbone à partir de la fin
d’août correspond à la chute des feuilles sénescentes et au renouvellement des faisceaux. Les
jeunes feuilles présentent des valeurs faibles de teneurs en carbone. Le recyclage de carbone des
feuilles adultes vers les rhizomes et les racines mais est reste insuffisant pour compenser cette
perte. Cependant, grâce à la mobilisation des stocks et de réserves de carbone (carbone stocké à la
fin d’été sous forme de carbohydrates), P. oceanica est capable de pousser en hiver malgré un
bilan négatif en carbone qu’elle utilise pour ses besoins internes. D’autres études montrent que
les réserves accumulées pendant l’été permettent à P. oceanica d’hiverner (Pirc., 1985 ; Vizzini et
al., 2001). La quantité de carbone suit la même variation saisonnière que la biomasse des feuilles,
ce qui se traduit par une forte corrélation entre les deux variables (r=0,76). Ainsi, le bilan de
carbone positif en été résulte de la fixation de ce dernier durant la photosynthèse, tandis que le
bilan négatif en hiver traduit son utilisation pour maintenir le métabolisme de la plante non
compensé par l’activité photosynthétique (Alcoverro et al., 2001).
Le rapport C/N présente aussi un cycle saisonnier. Les valeurs du rapport C/N sont comprises entre
15 et 27; avec des maxima en été qui reflètent l’augmentation du carbone et la diminution de
l’azote. Inversement, les valeurs minimales sont mesurées en hiver suite à l’augmentation de
l’azote et la diminution du carbone. Ce résultat est en accord avec celui de Fourqurean et al (2007)
mais avec un décalage entre les valeurs de C/N (les valeurs sont comprises entre 17,6 et 31,2).
La variation du δ
13 C est comprise entre -16,24 et -13,29. Ces valeurs correspondent à celles de la
littérature (Lepoint et al., 2003 ; Vizzini et al., 2003)( tableau 2). L’augmentation des valeurs de
δ
13
C du printemps à l’été est induite par l’activité photosynthétique importante due à
l’augmentation de la lumière et de la température. Ces conditions conduisent à une faible
discrimination du
13 C donc une augmentation de ses valeurs. En fin de période estivale, la
diminution de l’activité photosynthétique entraine une forte discrimination du
13 C. Les valeurs de
δ
13
C sont alors très négatives par rapport à celles des sources de carbone inorganique. Souvent, la
plante fixe le
12 C au détriment du
13 C durant la photosynthèse. La sélectivité du carbone est
produite par l’activité enzymatique de la RUBISCO lors de la carboxylation (Raven et al., 2002).
Les valeurs de δ
15
N ne montrent pas de grandes variations au cours de l’année si ce n’est une
augmentation marquée à la fin de l’hiver, début du printemps 2016. Cette augmentation peut être
