CHAPITRE I. GENERALITES
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D'autres sources importantes sont liées aux activités industrielles, agricoles ou urbaines
en expansion dans les zones côtières depuis le début des années 60 (PNUE/PAM/Plan Bleu, 2009).
Les ETs ne subissent pas de dégradation biologique ou chimique en arrivant en mer où
ils s’accumulent (Turkmen et al., 2005). Au-delà d’un certain seuil, ces éléments deviennent
toxiques pour les organismes aquatiques et sont susceptibles d'entraîner des dommages multiples
à différents niveaux d’organisation : individu, population, communauté et écosystème (Nordberg
et al., 2007).
En raison de leur toxicité, leur persistance, leur difficulté à être biodégradé et leur tendance
à se concentrer dans les organismes aquatiques, ces éléments sont considérés comme de sérieux
contaminants de l'environnement aquatique. D’où la nécessité de les étudier et de surveiller leurs
niveaux environnementaux.
I.1.2. Suivi des éléments trace en milieu marin
Jusqu’au début des années 1970, la surveillance de la contamination chimique du milieu marin
reposait uniquement sur l’analyse chimique de l’eau. Cette technique analytique ne fournit pas
d’informations sur la biodisponibilité des éléments en traces, et ne permet pas de prévoir l’impact
de ces substances sur les organismes (Rainbow., 1995). C’est dans ce contexte que Goldberg
(1975) proposa l’utilisation d’organismes vivants pour évaluer la qualité du milieu marin, donnant
ainsi naissance au concept d’indicateur biologique ou bio-indicateur.
Pour être considérées comme un bon bio-indicateur de pollution, les espèces choisies doivent
satisfaire un certain nombre de critères, comme listé par Cossa (1989) et Rainbow (1993).
Il a été démontré qu'une grande variété d'espèces représente des indicateurs pertinents pour évaluer
les niveaux de contamination par les ETs dans les écosystèmes marins (Burger., 2006).
En Méditerranée, la magnoliophyte marine Posidonia oceanica (L.) Delile est une espèce qui
répond sensiblement et quantitativement à la contamination par des ETs (Luy et al., 2012 ; Richir
et al., 2013 ; Richir et Gobert., 2014).
I.2. Posidonia oceanica (L.) Delile
I.2.1. Description
Posidonia oceanica (L.) Delile est une magnoliophyte marine endémique de la Méditerranée qui
forme des vastes prairies mono-spécifiques de la surface à 40m de profondeur (Boudouresque
et Meinesz., 1982). Elle est présente sur presque toutes les côtes méditerranéennes. Chaque
faisceau de Posidonia oceanica (L.) Delile est composé de 4 à 8 feuilles, d’une tige appelé
‘rhizome’ et de racines. Les faisceaux rampants colonisateurs sont appelés plagiotropes tandis que
les faisceaux dressés sont appelés orthotropes (Giraud., 1979 ; Boudouresque et Meinesz., 1982).
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